" Soyez Passants " - Evangile selon Saint Thomas

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11/19/2009

Faire face à mon expérience peu glorieuse

Extrait de la Pensées du Jour du 18 Novembre des Emotifs Anonymes - paru dans le "Aujourd'hui Seulement"


"
..Quand nous faisons face à nos expériences peu glorieuses, npous commençons à comprendre pourquoi nous avons agi de la sorte. Nous avons de plus en plus de compassion pour nous mêmes... Finalement, nous poouvons nous partager ces expériences avec bonté au au lieu d'être notre propre juge. Notre douceur attire les autres. Dans ces relations, nous prenons encore plus conscience du fait que peu importe les dommages causés par une expérience passé, quand nous la partageons, elle peut aider quelqu'un d'autre.
...
Aujourd'hui seulement

L'acceptation de mes expériences me donne de la compassion pour moi, et par suite, pour les autres.
"

Moi qui cherchait souvent un antidote à mes sensations de culpabilité ou de honte, j'ai été bien aidé par ce que cette pensée en dit.

Tout d'abord accepter cette sensation aussi désagréable soit elle et la vivre en sachant que rien de plus ne m'arrivera , la vivre jusqu'au bout. Jusqu'au détachement final car elle tombe en lambeaux cette sensation quand je suis dans mon programme : ici et maintenant , je dois m'éveiller à la réalité de ce que je vis là ici et maintenant. Le partage honnête de ces expériences est une méthode efficace de détachement comme nous l'expérimentons entre XAmis aussi.

Et puis, la culpabilité fait toujours référence à un acte passé auquel je ne peux plus rien. La honte est attachée à un état que je ne peux effacer. Il est important pour moi d'en comprendre les racines. Je fais alors ce que j'ai été incapable de faire pendant si longtemps : explorer qui je suis avec une immense inépuisable douceur sans limites. Souvenez-vous c'est celle-là qui nous a souvent manqué en grandissant non ?

Ni Dieu, ni taupe, je n'endosse pas plus de culpabilité que nécessaire et je ne porte pas la honte que l'autre m'inflige.

Je remplace ces 2 maux si bien connus des dépendants anonymes (H&C) par la compassion.

J'accepte mes erreurs et je reviens à ma vie. H&C sont des émotions inutiles

... aimez vous vous mêmes avant d'aimer les autres

uN passAnt anonYme

PS : ce post éclaire quelques unes de mes pensées après mon post précédent

11/09/2009

Dans ma vie aujourd'hui

Aventure du jour :


J'étais dans la rue, j'allai d'un pas pressé car en retard pour un rendez-vous. Je suis abordé par un monsieur, la 40aine, avec peut-être un air désorienté. Il engage la conversation et puis très vite me demande de l'argent.

Je ne sais pas pour vous mais moi, Cela m'arrive de plus en plus souvent, hélas. La réalité des défavorisés de la vie d'aujourd'hui, de la detresse, des fragilisés de la crise est bien là. Il m'est devenu difficile de l'éviter. Difficile dans le sens où je ne veux pas vivre ma vie en lévitation dans un nuage; fait partie de l'eveil l'exercice d'un regard lucide sur TOUT ce qui m'entoure.

Le détachement n'est pas synonyme de déni. Je ne cherche pas ces situations pénibles mais ne désire plus les fuir quand elles s'imposent à moi.

Alors j'écoute. Il me demande de l'aide pour acheter des médicaments à une pharmacie pour son bébé. Je cherche des pièces, il me fait des signes signifiant que cela ne suffira pas. Le dialogue est muet et comme en tension. Je tire un billet.

Il me demande de l'accompagner à la pharmacie pour payer les médicaments en direct car ce billet ne suffit pas... Je n'ai pas le temps. Je pose des questions sur sa vie, comment il en est arrivé là. Par bribes il me raconte une histoire douloureuse. L'histoire est plausible.... Mais il aurait pu l'inventer aussi.

Il s'agit d'une situation objectivement indécidable. Et puis vous l'ai-je dit ? je n'ai pas le temps d'en débattre ni de l'accompagner acheter le médicament.

Est-ce une escroquerie ? Que faire ?


Passer mon chemin car je ne sais pas quoi faire qu'en penser et en quoi cela me concerne ? Oui, je pouvais la faire avant, avant que le supplément d'âme ne m'est été donné grâce aux 12 étapes. Mais je ne peux plus plaider l'ignorance pour ne rien faire, passif.

Il m'a été donné la possibilité de choisir, d'exercer mon libre arbitre. Et puis d'assumer. Assumer le fait que dès le début j'aurai pu passer mon chemin... car dois-je le rappeler je n'avais pas le temps. J'avais d'autres priorités pour ce moment-là de ma vie.

Mon choix était là : passer mon chemin car ceci était une escroquerie ou alors payer, donner, plus que ce que j'aurai voulu.

Il avait besoin de quelques dizaines d'euros. il s'est mis à pleurer. Je ne sais pour vous, mais moi voir un homme SDF pleurer me plonge dans une profonde tristesse.

Je lui ai donné l'argent en lui disant que D... le garde. Il est entre les mains de sa PS et le mensonge est son affaire si mensonge il y a.

Pour ma part, j'ai fait confiance dans mon sixième sens. Ce Sixième sens dont parle le Big Book des AA en dixième étape. Et mon sixième sens me disait que cet homme était dans un sacré désarroi, lui et/ou ce bébé.

Par cette anecdote, je veux raconter une rencontre non programmée de celles qui font irruption sans que je le veuille et ouvre une faille dans une journée tout lisse. Je parle de ces failles qui font ressurgir une capacité d'empathie ,de soutien à l'autre quelqu'il soit , de l'exercice d'une certaine douceur qui n'est pas synonyme de faiblesse mais d'ouverture.

Je l'ai vu partir en m'interrogeant sur la possible connerie que j'ai faite.

J'avais choisi de vivre heureux plutôt que de chercher à avoir objectivement raison.

Et une bonne soirée à vous aussi,

uN pAsSant AnonYme

11/05/2009

Emotifs Anonymes est un phare...

...EA est un phare dans la vie parsemée de tempêtes,

d’orages et de vagues.

Grâce aux outils se trouvant à l’intérieur de ce phare et à sa lumière, il est possible de retrouver son chemin sur cette mer tumultueuse et

ainsi se rendre à bon port pour vivre des moments plus calmes, sereins et dans la paix.


Telle est l'invitation lancée pour le congrés des 25 ans des Emotifs Anonymes à Trois-Rivières(Québec) ce Samedi 7 Novembre qui vient.

Le programme se trouve ici

Avis à la population québécoise : un quart de siécle de fraternité se fête toujours (même si cela se passe dans le sous-sol d'une église , mais cela s'est une autre histoire, typiquement 12 étapes aussi) !

un PasSAnt ANONymE

11/04/2009

Paix et Bonheur



Je vous présente un emprunt à un blog ZEN que je découvre et qui porte un joli nom ici :


Le bonheur et la souffrance sont des états d'esprit,


leurs causes principales ne peuvent donc pas être trouvées en dehors de l'esprit.
La source réelle du bonheur c'est la paix intérieure.

signé : Guéshé Kelsang Gyatso
Mon expérience de vie me confirme ce qui est dit plus haut.
Avant ma mise en chemin spirituel, ces paroles là auraient pu sembler absconses, impossibles à comprendre. Elles étaient en dehors de la réalité que je vivais - hors de ma portée.
A quel moment ai-je réalisé que le bonheur ou le malheur peuvent se choisir ? La mémoire de cela me fait faux bond maintenant.
Et puis à un moment , l'idée de choisir d'être malheureux m'a semblé I N S E N S E. Insensé comme dans "cela n'a aucun sens" je souligne.
Rien ni personne ne peut justifier de choisir le malheur ou de souffrir longuement, bêtement. De fait aucune circonstance extérieure.
Je ne parle pas ici du fait d'avoir mal, comme dans on m'écrase le pied donc j'ai mal. Non je parle de souffrir comme dans on m'a écrasé le pied et donc j'explique en long en large et en travers à quel point cela peut me faire mal... Quand j'entretiens la souffrance. longtemps. Quel gâchis.
Alors voici une piste pour vous aider dans les choix - un truc que j'ai commencé à faire et qui m'a aidé à avancer vers cette nouvemme vie heureuse, libre et joyeuse : choisir la paix avec les autres . cela a renforcé ma paix intérieure.
Les maîtres tibétains le disent... les 12 étapes aussi : "les gens sont aussi heureux qu'ils choisissent de l'être" (citation Al-Anon)
Passez une soirée heureuse si telle est votre décision,
Un pAssAnt AnonYmE

10/29/2009

Pardon et rétablissement

Pour vous, voici une petite liste de mes pratiques pour m'aider à pardonner :

1. Savoir que le pardon est nécessaire pour se rétablir. S'accrocher emotionnellenement au passé va à l'encontre de tout progrès. Allez de l'avant !

2. Ma valeur et mon estime de moi-même en premier : la décision de ne pas pardonner n'aide pas à avancer. Ne pas pardonner c'est laisser le passé me définir. C'est accepter ma sous estime.

3. Être simple, ouvert et brutalement honnête. Quand je choisis de pardonner à quelqu'un qui m'a fait du mal, je lui dis comment je me sens. Je lui fait savoir EXACTEMENT la blessure infligée et ses conséquences dans ma vie. Je lui permet ainsi de prendre ses responsabilités. Et là seulement je pardonne.

4. Assumer mes actes et ma part. Si vous avez été blessé examiner votre part: avez-vous laissé faire ? Quand vous choisissez de pardonner vous prenez soin de vous même au lieu de laisser faire l'abus.

5. Pardonner selon mon planning et à ma façon : le faire uniquement lorsque JE me sens prêt. Peu importe le temps que cela prendra - un jour à la fois. Seulement si je choisis pleinement le moment pourrai-je pardonner une bonne fois pour toutes.

Quand un vieux ressentiment ressurgit, c'est parce que je n'ai pas suivi un de ces préceptes.

Inversement quand je demande le pardon en faisant une amende honorable, je demande EXACTEMENT ce que je peux faire pour que l'amende soit complètement acceptée. C'est l'autre qui mène la danse, pas moi.

Bien à vous dans le service

un PaSsant anonYme

10/25/2009

Comment vous dire ?

"

Nous avons ensuite décidé que dorénavant, Dieu serait le Metteur en scène de la pièce qu'est notre vie. il est le Directeur et nous sommes ses agents. il est le Père et nous sommes ses enfants. Ce concept, simple comme la plupart des bonnes idées, fût la clé de voûte de l'arche nouvelle et triomphante qui s'ouvrait sur notre liberté.
"
Extrait du livre Big Book des Alcooliques Anonymes - p.70

J'ai un collègue qui avance mieux que moi, en utilisant d'autres armes que moi. On me dit qu'il a le sens des affaires. Moi je vois bien qu'il me faudrait être plus coulant, moins regardant - non seulement laisser filer quelques irrégularités , mais les utiliser et en créer d'autres pour faire générer un peu plus de visibilité pour moi. Pour qu'on admire aussi mon habileté, ma connaissance du métier des affaires, mon entregent, mon côté malin, rusé.

Et puis, j'ouvre le Big Book et je tombe sur ces paragraphes qui disent que la pratique des principes spirituels du programme ouvre sur notre liberté. car ne pas s'y tromper la mention constante du Directeur et du Metteur en Scène inter galactique n'est pas là dans le Big Book pour l'expliquer plus que cela. Et d'ailleurs il n'y a aucune description de Lui... prenez la conception qui vous plaît.

Elle est là pour nous rappeler que la condition de l'abstinence de toute dépendance et le rétablissement apporté par notre Méthode prend sa source dans nos principes spirituels.

Qui elles mêmes prennent leur source dans D... ou pas si vous êtes agnostiques. Mais cela c'est secondaire

Bref, ces principes spirituels calment le jeu. Je m'explique : couper une file d'attente permet d'avancer plus vite. Et pourtant aujourd'hui une fois que j'ai pris ma place, puis que j'ai laissé passer la mamie avec sa brique de lait qui ronchonne sur le jeunes je sais que je n'avance pas bien vite. Et pourtant je n'ai plus l'impression de perdre du temps ... Mais d'en gagner, autrement et sur autre chose. Et cela n'a rien à voir avec une quelconque sympathie vis à vis de la mamie (qui peut se révéler assez revêche) mais avec ces principes spirituels qui me renforcent jour après jour. Mon guide m'avait bien dit : tu verras que les files d'attente s'allongeront avec la mise en pratique de notre Méthode.

Tout ceci pour en arriver à ceci : Une autre voie que celle de mon collègue s'ouvrira pour moi. Patience.

Comment vous parler de cette attente : C'est peut-être long mais ce sera bon.

un PassaNt Anonyme

10/18/2009

Parfois


... ma vie est un long fleuve silencieux. Ceci explique mon absence ici car le principe même du bloggueur est d'avoir des choses à dire. En ce moment tout ce que je peux dire c'est que je goûte à ce silence qui m'a éludé pendant tant d'années avant et pendant la descente dans l'addiction.


Etre occupé était important, faire des choses était important, avoir des choses et des gens autour . Et quand cela n'était pas la cas, je ne savais pas goûter à ma propre compagnie..

..ni à ce silence qui m'eludait.

Le comité qui siégeait en permanence dans ma tête m'empêchait d'installer le silence. Méditer ? Une occasion de plus pour que le comité siège et débatte de sujets importants. Ces sujets tellement importants qu'ils se sont envolés depuis pour la plupart.

Se poser la question : dans 10 ans, qu'est ce qui restera de ma vie d'aujourd'hui ? Et s'atteler aujourd'hui à cela qui aura de l'importance dans 10 ans : voir les enfants grandir, veiller aux anciens avant qu'ils ne me quittent, de solides relations amicales même à quelques miles d'écart, profiter de ma compagnie car celle là restera lorsque tous les autres seront partis ... sauf bien sûr ma relation à l'Eternel...

.. S'aimer soi même et les autres d'abord et voir en transparence dans ces relations là ma relation à l'Eternel.

Parfois cela justifie le silence.

Prenez vous aussi cette liberté là

un passant anonyme

La belle photo a été empruntée ici

10/10/2009

Paroles glanées ici et là

" Quand il est question de gratitude, mon esprit réagit comme du teflon(rien n'accroche). Quand il s'agit de ressentiment mon esprit reagit comme du papier attrape-mouches. Les réunions inversent ces dispositions".

"La méditation consiste à faire confiance au silence comme si ce silence était une réponse longtemps attendue."

Merci aux anonymes qui me les ont partagé. Si vous en avez aussi, lachez les comms.

un passant anonyme