" Soyez Passants " - Evangile selon Saint Thomas

Bienvenue ô Passant ! Ce site est né d'une initiative personnelle. Son fondateur n'endosse de responsabilité que de lui-même.


12/28/2009

Merci pour vos réponses

Je continue grace à mes 2 sondages annuels à explorer les particularités des x-anonymes - grace à vos réponses d'ailleurs.


Je publie à gauche les résultats du premier sondage 2009. Je voulai saisir comment les gens expriment leur spiritualité en termes de pratiques ou de rites réguliers. Sans l'ambition de cerner ce que dit le BogBook : "Notre spiritualité n'est pas une théorie, nous devons la vivre". Car les effets d'une spiritualité vivante vont au delà de simples pratiques. Une spiritualité vraie doit être soustendue par des pratiques régulières qui agissent comme étayages, tuteurs - des lieux ou des moments sur lesquels s'adosser.

Vos réponses reflètent exactement mes constats : les pratiques les plus fréquentes sont la prière, la la méditiation et les réunions.

Les moins utilisées sont l'écriture d'un journal, le partage téléphonique et la relation parrain/filleul.

J'accepte ces choix sans toutefois encore aujourd'hui les comprendre pour les moins utilisées. Je les utilise pour ma part et pour mon plus grand bénéfice. J'avais remarqué la même tendance dans mon entourage.

Vos réponses me montrent que c'est bien une tendance générale chez les x-anonymes. Merci de m'avoir éclairé.

Peut-être avez-vous glané quelques idées à tester dans votre vie grace à ce sondage. Si oui, revenez-nous en parler ici.

Soyez heureux,

uN pAsSaNT anonYMe

P.S. A la droite de l'écran, le sondage du jour et qui sera clos dans 3 jours !
P.S.2 Comme toujours l'échantillion des réponses est faible .. donc le sondage ne reflète pas forcément la communauté des x-anonymes...

12/20/2009

Aller à l'encontre

"

Pour moi, vivre dans la solution suppose que je trouve le moyen de ne pas vivre dans le problème. Au début de mon abstinence, je me retrouvai souvent en train de vivre le même chaos et la même confusion dans lesquels je me trouvai alors que je buvais. Je ne comprenais pas pourquoi ma vie était encore si non maîtrisée.

Des AAmis m'ont alors dit que je continuai à faire les mêmes choses en attendant des résultats différents. Alors que je ne buvais plus, j'étais encore malhonnête envers moi-même et les autres, égocentrique et trop dépendant des autres (tout en nourrissant du ressentiment envers les personnes dont je dépendais), et je m'accrochais trop à l'idée que je pouvais maîtriser ma vie sans l'aide d'une puissance supérieure à moi-même. Une suggestion qui m'a réellement aidé - et sur laquelle je m'appuie encore aujourd'hui - fut d'aller à l'encontre. Lorsque je suis confronté à une situation qui demande une action de ma part, alors faire l'inverse de ce que j'aurai fait quand je buvais.

Ma première expérience avec cette idée se produisit quand ma première relation amoureuse sobre se désintégra. Mon ancien premier reflex aurait été de chercher immédiatement une nouvelle personne pour me soulager, sans penser aux conséquences et ensuite de me saouler pour noyer ma culpabilité. Aller à l'encontre m'amena à rechercher un ami sobre et à partager mes émotions avec lui. Et puis je restai tranquillement à l'écoute de ce que je ressentais et que j'avais toujours fui -j'ai ainsi appris que je pouvais vivre avec ces émotions et qu'elles passent. Avant cette expérience, je pensais que ce que je ressentais à un moment donné allait durer pour toujours.

Depuis cette expérience, je me suis rendu compte que cela marchait dans beaucoup de situations. Quand je me sens seul et "isolé", ma tendance naturelle est de rester à la maison, m'isoler et je m'apitoie beaucoup sur moi-même. Aller à l'encontre veut dire alors aller en réunion, parler à un nouveau-venu et me sortir de moi-même.

Quand je suis confronté à une différence d'opinion, ma première réponse est de défendre ma position coûte que coûte, en général en tordant la vérité. Dans la sobriété, j'ai appris à poser des questions, essayer de garder un esprit ouvert pour permettre de rester en communication et essayer de comprendre ainsi la position de l'autre personne.

...."

Extrait d'un article anonyme paru dans le Grapevine , le journal des Alcooliques Anonymes américains en Mars 1998

La Deuxième étape invite exactement à cela : aller à l'encontre de mes croyances si établies de dépendant - m'ouvrir à la possibilité qu'une Puissance Supérieure à moi-même peut me rendre la raison et la maitrise de ma vie.

Et puis, cesser de croire qu'une fois abstinent je peux continuer à agir comme je le faisais avant mon abstinence en toute impunité. J'ai compris que cela ne marche pas : pour que cela change il faut que je change.

"Va à l'encontre" est mon nouveau slogan !

Vivez dans la solution,

uN pAsSaNt AnOnYmE

12/14/2009

Une affaire de tiffs

"
La réunion démarre. Le modérateur donne la parole à l'orateur venu temoigner de son rétablissement. Le témoignage dure et dure et dure. En fait il n'en finit plus.

Un homme assis à la cinquième rangée se léve et sort de la salle. Au moment où l'orateur conclut son témoignage l'homme revient à sa place.

A la fin de la réunion, l'orateur va voir l'homme et lui demande où il est allé.

"Je suis parti me faire couper les cheveux" répond l'homme.

"Une coupe de cheveux ? Pourquoi ne pas l'avoir fait avant la réunion ? " demande l'autre.

"Je n'en avais pas besoin avant la réunion" répond l'homme.
"

... juste pour le fun.

Partagez le rire aussi,

uN passant anonyme

12/09/2009

Amour et Sagesse



"
La sagesse me dit
que je ne suis rien.
L'amour me dit
que je suis tout.
Entre les deux,
coule ma vie.

"


Sri Nisargadatta Maharaj


C'est dans ce juste milieu que j'ai pu apprendre à cesser de survivre ou de mal-vivre, mais de vivre simplement pleinement courageusement.

La belle photo vient d'ici

Un pasSAnt anonYme

12/08/2009

Déni me mine

Extrait du Pour aujourd'hui de Décembre 2009 des Narcotiques Anonymes
"
La non-acceptation de soi constitue un problème pour bon nombre de dépendants en rétablissement. Cette déficience insidieuse est difficile à reconnaître et passe même souvent inaperçue. Beaucoup d’entre nous estimions que la consommation de drogue était notre unique problème, niant le fait que nous avions perdu la maîtrise de notre vie. Ce déni peut continuer à nous
miner même après avoir cessé de consommer. Nombre de problèmes que nous rencontrons sur le chemin du rétablissement proviennent de notre incapacité à nous accepter tels que nous sommes....

Nous devenons irritables, insatisfaits, déprimés ou confus. Nous nous retrouvons
en train d’essayer de changer ce qui nous entoure dans l’espoir de calmer les sentiments qui nous rongent intérieurement. ...

....Nous voulions que les autres nous donnent l’amour et l’acceptation dont nous manquions envers nous-mêmes. ....

Parfois, nous recommençons nos « scénarios » où nous souhaitons être le personnage que nous pensons devoir être. Il se peut alors que l’apitoiement et l’orgueil nous submergent mais en renouvelant notre foi en une puissance supérieure, nous recevons l’espoir, le courage et la force de grandir.
....
"
Une amie, récemment abstinente, me disait qu'elle avait eu envie de recommencer un jour de contrariété.

Il m'est alors venu à en mémoire que pour moi aussi, la consommation de produits "psycho-actives"(quelle quelles soient) avait tellement anesthésié mes sens, mes émotions et mes humeurs à un point tel que je ne savais plus que faire de moi-même quand l'abstinence est arrivé. Car avec l'abstinence j'ai du me confronter à moi-même , nu, sans béquille
. Parfois divin, parfois affreux sale et méchant. Bref l'inconnu qui m' habite et qui change d'un instant à l'autre. Imprévu surtout quand j'ai perdu la camisole pour le contrôler.

Parfois insondable.

Hier je me suis retrouvé en rentrant le soir à la maison, affalé sur le canapé, fatigué, lourd d'un ressentiment qui ne voulait pas partir. et pourtant j'ai fait déjà plusieurs Dixième étapes sur ce sujet. J'en ai déjà parlé à quelqu'un d'autre, je me suis déjà occupé d'autre chose ou de quelqu'un d'autre que moi-même. J'ai l'impression que je ne veux pas voir quelque chose et que mon entourage ne peut/veut le voir aussi.

J'ai aussi essayé ce qui marche le plus souvent pour moi et que j'indique ici.

Ah que ce déni mine !

Attendre et améliorer mon contact conscient pour aujourd'hui.

Méditer, penser, méditer

un Passant anonyME

P.S. L'extrait ci-dessus est tiré d'un texte très juste et lucide Narcotiques Anonymes édité dans leur excellent mensuel.

11/30/2009

Gratitude de Novembre An 2009

Aujourd'hui est le dernier jour de Novembre , le mois de la gratitude pour les fraternités en 12 étapes.


Concrètement, en Novembre, nous donnons plus (en € £ $ ...) par exemple en faisant passer un chapeau spécial gratitude en fin de réunion, en donnant plus d'argent dans le chapeau ou en envoyant un don exceptionnel à son mouvement x-anonyme ou par exemple comme ici

Alors si comme moi, vous êtes heureux d'être en vie, si vous êtes abstinent comme je le suis depuis quelques années de façon inespérée; si vos relations avec vous -même et aussi votre entourage se sont améliorés ou tout simplement si aujourd'hui vous avez une relation avec vous-mêmes et avec les autres aussi ... et si comme moi, vous sentez que chaque jour est un cadeau gratuit ....

.... alors peut-être ferez vous comme moi : donnez !

Aujourd'hui ou demain ou après-demain, peu importe : donner comme signe de ma reconnaissance inscrit la sobriété en moi.

A vous de voir,

uN pAsSaNt AnOnyme

P.S. Gratitude aussi pour les amis rencontrés sur le net et que je salue ici Analanon et Bruno !

11/23/2009

Changer ses actions change ses pensées

« Nous examinons nos actions, nos réactions et nos motifs. Nous nous apercevons souvent que ce que nous avons fait a été mieux que ce que nous avons ressenti. »

Texte de base, p. 54 - Narcotiques Anonymes

*

Souvent, notre façon d'agir avec les autres révèle notre propre état d'âme.


Lorsque nous sommes en paix,
il est plus probable que nous traiterons les autres avec respect et compassion.
Par contre, lorsque nous ne sommes pas dans notre assiette,
il est possible que nous fassions preuve d'intolérance et d'impatience envers les autres.

En faisant notre inventaire régulier, nous remarquerons probablement une habitude : nous agissons mal envers les autres lorsque nous nous sentons mal.

Ce qu'un inventaire ne révélera pas, cependant, c'est l'envers de la médaille :

lorsque nous agissons bien envers les autres,
nous sommes satisfaits de nous-mêmes.
Lorsque nous ajoutons cet élément positif aux actes négatifs que nous a révélés notre inventaire, nous commençons à nous comporter différemment.

Quand nous nous sentons mal, nous pouvons nous arrêter pour prier Dieu afin qu'Il nous guide et nous donne de la force.

Puis, nous prenons la décision de traiter les gens qui nous entourent avec gentillesse, douceur et le même intérêt que nous voudrions qu'ils aient pour nous.

Cette décision d'être bons nourrira et soutiendra probablement le bonheur ainsi que la paix de l'esprit que nous désirons tous. Et la joie que nous inspirons égaiera peut être ceux qui nous entourent, favorisant en retour notre propre bien être spirituel.
"

Voici une belle recette pour vivre le bonheur, la liberté et la joie dont le programme en 12 étapes parle.

C'est simple.

J'en parle avec mon Autre tous les matins. Je lui dis que ce n'est pas facile. Il me répond que cela marche.

Je démarre ma journée avec ça !

u n p a s s a n t a n o n y m e

11/19/2009

Faire face à mon expérience peu glorieuse

Extrait de la Pensées du Jour du 18 Novembre des Emotifs Anonymes - paru dans le "Aujourd'hui Seulement"


"
..Quand nous faisons face à nos expériences peu glorieuses, npous commençons à comprendre pourquoi nous avons agi de la sorte. Nous avons de plus en plus de compassion pour nous mêmes... Finalement, nous poouvons nous partager ces expériences avec bonté au au lieu d'être notre propre juge. Notre douceur attire les autres. Dans ces relations, nous prenons encore plus conscience du fait que peu importe les dommages causés par une expérience passé, quand nous la partageons, elle peut aider quelqu'un d'autre.
...
Aujourd'hui seulement

L'acceptation de mes expériences me donne de la compassion pour moi, et par suite, pour les autres.
"

Moi qui cherchait souvent un antidote à mes sensations de culpabilité ou de honte, j'ai été bien aidé par ce que cette pensée en dit.

Tout d'abord accepter cette sensation aussi désagréable soit elle et la vivre en sachant que rien de plus ne m'arrivera , la vivre jusqu'au bout. Jusqu'au détachement final car elle tombe en lambeaux cette sensation quand je suis dans mon programme : ici et maintenant , je dois m'éveiller à la réalité de ce que je vis là ici et maintenant. Le partage honnête de ces expériences est une méthode efficace de détachement comme nous l'expérimentons entre XAmis aussi.

Et puis, la culpabilité fait toujours référence à un acte passé auquel je ne peux plus rien. La honte est attachée à un état que je ne peux effacer. Il est important pour moi d'en comprendre les racines. Je fais alors ce que j'ai été incapable de faire pendant si longtemps : explorer qui je suis avec une immense inépuisable douceur sans limites. Souvenez-vous c'est celle-là qui nous a souvent manqué en grandissant non ?

Ni Dieu, ni taupe, je n'endosse pas plus de culpabilité que nécessaire et je ne porte pas la honte que l'autre m'inflige.

Je remplace ces 2 maux si bien connus des dépendants anonymes (H&C) par la compassion.

J'accepte mes erreurs et je reviens à ma vie. H&C sont des émotions inutiles

... aimez vous vous mêmes avant d'aimer les autres

uN passAnt anonYme

PS : ce post éclaire quelques unes de mes pensées après mon post précédent

11/09/2009

Dans ma vie aujourd'hui

Aventure du jour :


J'étais dans la rue, j'allai d'un pas pressé car en retard pour un rendez-vous. Je suis abordé par un monsieur, la 40aine, avec peut-être un air désorienté. Il engage la conversation et puis très vite me demande de l'argent.

Je ne sais pas pour vous mais moi, Cela m'arrive de plus en plus souvent, hélas. La réalité des défavorisés de la vie d'aujourd'hui, de la detresse, des fragilisés de la crise est bien là. Il m'est devenu difficile de l'éviter. Difficile dans le sens où je ne veux pas vivre ma vie en lévitation dans un nuage; fait partie de l'eveil l'exercice d'un regard lucide sur TOUT ce qui m'entoure.

Le détachement n'est pas synonyme de déni. Je ne cherche pas ces situations pénibles mais ne désire plus les fuir quand elles s'imposent à moi.

Alors j'écoute. Il me demande de l'aide pour acheter des médicaments à une pharmacie pour son bébé. Je cherche des pièces, il me fait des signes signifiant que cela ne suffira pas. Le dialogue est muet et comme en tension. Je tire un billet.

Il me demande de l'accompagner à la pharmacie pour payer les médicaments en direct car ce billet ne suffit pas... Je n'ai pas le temps. Je pose des questions sur sa vie, comment il en est arrivé là. Par bribes il me raconte une histoire douloureuse. L'histoire est plausible.... Mais il aurait pu l'inventer aussi.

Il s'agit d'une situation objectivement indécidable. Et puis vous l'ai-je dit ? je n'ai pas le temps d'en débattre ni de l'accompagner acheter le médicament.

Est-ce une escroquerie ? Que faire ?


Passer mon chemin car je ne sais pas quoi faire qu'en penser et en quoi cela me concerne ? Oui, je pouvais la faire avant, avant que le supplément d'âme ne m'est été donné grâce aux 12 étapes. Mais je ne peux plus plaider l'ignorance pour ne rien faire, passif.

Il m'a été donné la possibilité de choisir, d'exercer mon libre arbitre. Et puis d'assumer. Assumer le fait que dès le début j'aurai pu passer mon chemin... car dois-je le rappeler je n'avais pas le temps. J'avais d'autres priorités pour ce moment-là de ma vie.

Mon choix était là : passer mon chemin car ceci était une escroquerie ou alors payer, donner, plus que ce que j'aurai voulu.

Il avait besoin de quelques dizaines d'euros. il s'est mis à pleurer. Je ne sais pour vous, mais moi voir un homme SDF pleurer me plonge dans une profonde tristesse.

Je lui ai donné l'argent en lui disant que D... le garde. Il est entre les mains de sa PS et le mensonge est son affaire si mensonge il y a.

Pour ma part, j'ai fait confiance dans mon sixième sens. Ce Sixième sens dont parle le Big Book des AA en dixième étape. Et mon sixième sens me disait que cet homme était dans un sacré désarroi, lui et/ou ce bébé.

Par cette anecdote, je veux raconter une rencontre non programmée de celles qui font irruption sans que je le veuille et ouvre une faille dans une journée tout lisse. Je parle de ces failles qui font ressurgir une capacité d'empathie ,de soutien à l'autre quelqu'il soit , de l'exercice d'une certaine douceur qui n'est pas synonyme de faiblesse mais d'ouverture.

Je l'ai vu partir en m'interrogeant sur la possible connerie que j'ai faite.

J'avais choisi de vivre heureux plutôt que de chercher à avoir objectivement raison.

Et une bonne soirée à vous aussi,

uN pAsSant AnonYme

11/05/2009

Emotifs Anonymes est un phare...

...EA est un phare dans la vie parsemée de tempêtes,

d’orages et de vagues.

Grâce aux outils se trouvant à l’intérieur de ce phare et à sa lumière, il est possible de retrouver son chemin sur cette mer tumultueuse et

ainsi se rendre à bon port pour vivre des moments plus calmes, sereins et dans la paix.


Telle est l'invitation lancée pour le congrés des 25 ans des Emotifs Anonymes à Trois-Rivières(Québec) ce Samedi 7 Novembre qui vient.

Le programme se trouve ici

Avis à la population québécoise : un quart de siécle de fraternité se fête toujours (même si cela se passe dans le sous-sol d'une église , mais cela s'est une autre histoire, typiquement 12 étapes aussi) !

un PasSAnt ANONymE

11/04/2009

Paix et Bonheur



Je vous présente un emprunt à un blog ZEN que je découvre et qui porte un joli nom ici :


Le bonheur et la souffrance sont des états d'esprit,


leurs causes principales ne peuvent donc pas être trouvées en dehors de l'esprit.
La source réelle du bonheur c'est la paix intérieure.

signé : Guéshé Kelsang Gyatso
Mon expérience de vie me confirme ce qui est dit plus haut.
Avant ma mise en chemin spirituel, ces paroles là auraient pu sembler absconses, impossibles à comprendre. Elles étaient en dehors de la réalité que je vivais - hors de ma portée.
A quel moment ai-je réalisé que le bonheur ou le malheur peuvent se choisir ? La mémoire de cela me fait faux bond maintenant.
Et puis à un moment , l'idée de choisir d'être malheureux m'a semblé I N S E N S E. Insensé comme dans "cela n'a aucun sens" je souligne.
Rien ni personne ne peut justifier de choisir le malheur ou de souffrir longuement, bêtement. De fait aucune circonstance extérieure.
Je ne parle pas ici du fait d'avoir mal, comme dans on m'écrase le pied donc j'ai mal. Non je parle de souffrir comme dans on m'a écrasé le pied et donc j'explique en long en large et en travers à quel point cela peut me faire mal... Quand j'entretiens la souffrance. longtemps. Quel gâchis.
Alors voici une piste pour vous aider dans les choix - un truc que j'ai commencé à faire et qui m'a aidé à avancer vers cette nouvemme vie heureuse, libre et joyeuse : choisir la paix avec les autres . cela a renforcé ma paix intérieure.
Les maîtres tibétains le disent... les 12 étapes aussi : "les gens sont aussi heureux qu'ils choisissent de l'être" (citation Al-Anon)
Passez une soirée heureuse si telle est votre décision,
Un pAssAnt AnonYmE

10/29/2009

Pardon et rétablissement

Pour vous, voici une petite liste de mes pratiques pour m'aider à pardonner :

1. Savoir que le pardon est nécessaire pour se rétablir. S'accrocher emotionnellenement au passé va à l'encontre de tout progrès. Allez de l'avant !

2. Ma valeur et mon estime de moi-même en premier : la décision de ne pas pardonner n'aide pas à avancer. Ne pas pardonner c'est laisser le passé me définir. C'est accepter ma sous estime.

3. Être simple, ouvert et brutalement honnête. Quand je choisis de pardonner à quelqu'un qui m'a fait du mal, je lui dis comment je me sens. Je lui fait savoir EXACTEMENT la blessure infligée et ses conséquences dans ma vie. Je lui permet ainsi de prendre ses responsabilités. Et là seulement je pardonne.

4. Assumer mes actes et ma part. Si vous avez été blessé examiner votre part: avez-vous laissé faire ? Quand vous choisissez de pardonner vous prenez soin de vous même au lieu de laisser faire l'abus.

5. Pardonner selon mon planning et à ma façon : le faire uniquement lorsque JE me sens prêt. Peu importe le temps que cela prendra - un jour à la fois. Seulement si je choisis pleinement le moment pourrai-je pardonner une bonne fois pour toutes.

Quand un vieux ressentiment ressurgit, c'est parce que je n'ai pas suivi un de ces préceptes.

Inversement quand je demande le pardon en faisant une amende honorable, je demande EXACTEMENT ce que je peux faire pour que l'amende soit complètement acceptée. C'est l'autre qui mène la danse, pas moi.

Bien à vous dans le service

un PaSsant anonYme

10/25/2009

Comment vous dire ?

"

Nous avons ensuite décidé que dorénavant, Dieu serait le Metteur en scène de la pièce qu'est notre vie. il est le Directeur et nous sommes ses agents. il est le Père et nous sommes ses enfants. Ce concept, simple comme la plupart des bonnes idées, fût la clé de voûte de l'arche nouvelle et triomphante qui s'ouvrait sur notre liberté.
"
Extrait du livre Big Book des Alcooliques Anonymes - p.70

J'ai un collègue qui avance mieux que moi, en utilisant d'autres armes que moi. On me dit qu'il a le sens des affaires. Moi je vois bien qu'il me faudrait être plus coulant, moins regardant - non seulement laisser filer quelques irrégularités , mais les utiliser et en créer d'autres pour faire générer un peu plus de visibilité pour moi. Pour qu'on admire aussi mon habileté, ma connaissance du métier des affaires, mon entregent, mon côté malin, rusé.

Et puis, j'ouvre le Big Book et je tombe sur ces paragraphes qui disent que la pratique des principes spirituels du programme ouvre sur notre liberté. car ne pas s'y tromper la mention constante du Directeur et du Metteur en Scène inter galactique n'est pas là dans le Big Book pour l'expliquer plus que cela. Et d'ailleurs il n'y a aucune description de Lui... prenez la conception qui vous plaît.

Elle est là pour nous rappeler que la condition de l'abstinence de toute dépendance et le rétablissement apporté par notre Méthode prend sa source dans nos principes spirituels.

Qui elles mêmes prennent leur source dans D... ou pas si vous êtes agnostiques. Mais cela c'est secondaire

Bref, ces principes spirituels calment le jeu. Je m'explique : couper une file d'attente permet d'avancer plus vite. Et pourtant aujourd'hui une fois que j'ai pris ma place, puis que j'ai laissé passer la mamie avec sa brique de lait qui ronchonne sur le jeunes je sais que je n'avance pas bien vite. Et pourtant je n'ai plus l'impression de perdre du temps ... Mais d'en gagner, autrement et sur autre chose. Et cela n'a rien à voir avec une quelconque sympathie vis à vis de la mamie (qui peut se révéler assez revêche) mais avec ces principes spirituels qui me renforcent jour après jour. Mon guide m'avait bien dit : tu verras que les files d'attente s'allongeront avec la mise en pratique de notre Méthode.

Tout ceci pour en arriver à ceci : Une autre voie que celle de mon collègue s'ouvrira pour moi. Patience.

Comment vous parler de cette attente : C'est peut-être long mais ce sera bon.

un PassaNt Anonyme

10/18/2009

Parfois


... ma vie est un long fleuve silencieux. Ceci explique mon absence ici car le principe même du bloggueur est d'avoir des choses à dire. En ce moment tout ce que je peux dire c'est que je goûte à ce silence qui m'a éludé pendant tant d'années avant et pendant la descente dans l'addiction.


Etre occupé était important, faire des choses était important, avoir des choses et des gens autour . Et quand cela n'était pas la cas, je ne savais pas goûter à ma propre compagnie..

..ni à ce silence qui m'eludait.

Le comité qui siégeait en permanence dans ma tête m'empêchait d'installer le silence. Méditer ? Une occasion de plus pour que le comité siège et débatte de sujets importants. Ces sujets tellement importants qu'ils se sont envolés depuis pour la plupart.

Se poser la question : dans 10 ans, qu'est ce qui restera de ma vie d'aujourd'hui ? Et s'atteler aujourd'hui à cela qui aura de l'importance dans 10 ans : voir les enfants grandir, veiller aux anciens avant qu'ils ne me quittent, de solides relations amicales même à quelques miles d'écart, profiter de ma compagnie car celle là restera lorsque tous les autres seront partis ... sauf bien sûr ma relation à l'Eternel...

.. S'aimer soi même et les autres d'abord et voir en transparence dans ces relations là ma relation à l'Eternel.

Parfois cela justifie le silence.

Prenez vous aussi cette liberté là

un passant anonyme

La belle photo a été empruntée ici

10/10/2009

Paroles glanées ici et là

" Quand il est question de gratitude, mon esprit réagit comme du teflon(rien n'accroche). Quand il s'agit de ressentiment mon esprit reagit comme du papier attrape-mouches. Les réunions inversent ces dispositions".

"La méditation consiste à faire confiance au silence comme si ce silence était une réponse longtemps attendue."

Merci aux anonymes qui me les ont partagé. Si vous en avez aussi, lachez les comms.

un passant anonyme

9/30/2009

Conscience de groupe éclairée

"

La Deuxième Tradition nous parle d'un Dieu d'amour comme Il peut se manifester dans la conscience de notre groupe. Cela suppose qu'il ne se manifeste pas nécessairement à tout coup; il est souhaitable que certaines conditions soient remplies... L'expérience(...) nous montre que cet état d'être spirituel sera plus facilement atteint si :
  • les membres du groupe sont clairement informés des principes et des faits concernant la question à débattre en se basant sur la documentation E, si applicable;
  • une décision sur cette question est prise par consensus au lieu d'être arrachée par un vote majoritaire qui ne pourra pas qu'être nuisible à l'unité du groupe;
  • la voix de la minorité est clairement exprimée et attentivement écoutée;
  • le temps nécessaire est pour délibérer de cette question;
  • les principes(exprimés par les Douze Traditions) priment sur les personnalités
"
Extrait du Manuel de Service des Emotifs Anonymes p21

Je vous l'avoue : je pense aux idées de ce paragraphe à chaque réunion de service dans mon groupe... J'adore les attitudes préconisées par celui-ci.

Reprenons les points principaux : veiller à ce que tous soient complètement informés sur la question à débattre ou à décider, prendre la décision par consensus et non par vote majoritaire,laisser la minorité s'exprimer et... l'écouter a t t e n t i v e m e n t, prendre le temps nécessaire....

Et oui, quand le sujet est d'importance , au milieu des empoignades, des débats échauffés , des coups de gueules et des remarques assassines, je rêve d'un monde où ce texte prend corps. Il m'arrive d'en discuter à l'intérieur dans mon monde à moi celui qui agite mon cerveau en loucédé.

Le rêve devient réalité parfois dans ces réunions justement quand moi et les autres nous souvenons que nous formons tous une même conscience de groupe que nous avons choisi de vivre ensemble unis..

Cela prend plus de temps, plus d'efforts, plus de travail sur soi mais cela en vaut la peine.

Car quand cette conscience de groupe s'exprime dans ces conditions c'est le paradis, i.e. l'aboutissement de mon rétablissement.

D'aucuns me disent qu'on n'a pas le temps d'aboutir à des décisions dans ces conditions là, qu'il nous faut trouver des solutions rapidement... et là je réplique souvent avec la question : "Est-ce si important ?" Avec ceci j'apprends à prioriser autrement.

Et si on imaginait un monde gouverné par une conscience de groupe éclairée - donnez votre avis.

Bonnes 24 heures,

uN pAssAnt anonyMe

P.S. Un ami m'a fait relire mon post du 6 Septembre ici. Je vous avoue que je l'ai (moi aussi) trouvé peu clair, je l'ai donc réecrit pour plus de lisibilité.

9/27/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? Fin

Fin du feuilleton commencé ici puis dans les posts suivants : ici ici et enfin ici .


Voici donc un extrait des derniers conseils :
"
Ce qu'il ne faut surtout pas faire

Ne pas aller en réunion [AA...]. Et si vous vous retrouvez dans une réunion fermée, surtout ne pas prendre la parole. N'essayez pas de résoudre vos problèmes. Ne riez pas de vous-même. Ne faites pas confiance à vos AAmis. Et surtout, ne vivez jamais au présent.

Supposons que j'ai amené votre dilemme : chat-ou-verrou à une réunion AA... Ces gens auraient ri de moi. Bientôt j'aurai ri de moi aussi. J'aurai peut-^tre même pu résoudre mon problème/ Souvenez-vous, rester accorché au problème est une caractéristiqué ede la pensée négative; résoudre les problèmes ne l'est pas.

Une des armes les plus efficaces que les AAs utilisent contre la pensée négative c'est l'humour. La pensée négative demande à ce que nous nous prenons au sérieux à chaque instant; elle ne laisse aucune place à la legereté.
...
...

Encore une arme utilisée par les AAs : faire face à la réalité, la seule réalité qui soit : l'ici et maintenant. Une personne négative ne peut pas vivre dans cet espace-temps - il doit en permanence conjurer le passé et se projeter dans le futur...
"

C'est dit mieux que je ne pourrai le dire. L'importance de l'ici et miantenant m'a été révélé dans la pratique des 12 étapes . Avant je n'avais pas le temps d'y être : j'étais occupé à ruminer un passé auquel je ne pouvais plus rien ou à avoir peu d'un futur inexistant.

Vivez dans l'ici et maintenant (voir aussi ce post en relation avec cela)

un Passant AnonYme

9/24/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 4ème Partie

Suite et presque fin du feuilleton ... Ce post suit la 3ème option postée ici - et c'est toujours extrait du même article dans le Grapevine.

"
L'immobilisme

Pour être totalement assuré de sa réussite, la pensée négative doit nous rendre immobile; elle doit tout à fait empêcher toute action.

Lorsque je buvais, il m'est arrivé de me laisser immobilisé par une situation particulière pendant 18 mois. J'avais emménagé dans un nouvel appartementdont la porte n'avait pas de verrou. J'ai pensé demandé au propriètaire d'en installer un. Mais avant d'appeler j'ai commencé à faire des plans sur la comète "Et si , lorsqu'ils arrivent pour yaller le verrou, ils laissent la porte ouverte de telle sorte que mon chat s'échappe ?"

L'alcool aidant, cette possibilité devint une certutude. Je me suis retrouvé devant un dilemme de taille : ma sécurité personnelle ou celle de mon chat. Pendant les 18 mois qui suivirent, j'ai passé de longs moments à spéculer sur le temps qu'il faudrait pour qu'un cambrioleur rentre dans l'appartement. J'étais incapable d'agir parce que cela entrainerait certainement la disparition de mon chat.

Je n'ai pas trouvé de solution. Je pense que j'en étais incapable. Un jour, en rentrant chez moi je me suis rendu compte que des verrous avaient été posés... Le chat ne s'était pas enfui.
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Cela est dit sur le ton de l'humour mais recouvre bien des réalités douloureuses. Pour ma part, c'etait des étts de paralysie pendant que tourne dans ma tête les scénarios les plus catastrophiques. Moi par exemple, je me suis revéillé régulièrement la nuit pensant que la maison était rongé par les termites. dans le pire des scénarios je decouvrai un jour que la maison s'éffondrait d'un côté.

Ai-je demandé un bilan de santé de la maison ? Non, je savais que cela existait mais tout ceci se passait dans un univers parallèle où ces décisions n'ont pas lieu d'être. J'netreteni l'univers parallèle car cela calmait mon angoisse je pense.

Maintenant j'apprends à agir : poser des actes, disent-ils.

un paSSant anonYmE

9/18/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 3ème Partie


Pour ceux qui suivent le feuilleton, voici la Troisième proposition. C'est bien sur la suite du dernier post ici :

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Planifier des alternatives (faire des plans sur la comète)

Il faut être prudent ici, car planifier des alternatives cela peut être positif. Pour être sur de rester dans la pensée négative, il faut savoir se préparer en même temps pour toutes les possibilités catastrophiques concevables.

Prenons par exemple l’argent. Mettre de l’argent de côté pour des urgences ou pour un but précis est de l’ordre de la pensée positive. La pensée négative, elle, améliore considérablement ce concept. Lorsqu’à la fin d’une réunion AA, les gens décident de prendre un sandwich ensemble, un adepte de la pensée négative doit s’abstenir de se joindre à eux en raison de sa situation financière. « Je serai certainement viré de mon emploi la semaine prochaine. Comment me sentirai-je à ce moment là sachant que j’ai dépensé aujourd’hui 2.25$ sur un BigMac et un café ? »

Cependant pour être tout à fait efficace dans le domaine de la négativité, il faut anticiper absolument tout ce qui peut se révéler une calamité. « Ai-je une bonne couverture de santé au cas où je tomberai malade ? « Ai-je un stock d’alimentation suffisant à la maison en cas de catastrophe naturelle (inondations…) qui m’empêcherait de faire mes courses pendant une semaine ? »

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Moi qui suis un inquiét je reconnais là les manoeuvres mentales que je me déclenche quand je reprends ma Vie et ma Volonté entre mes mains. Parfois cela va au delà de l'inquiétude - brin de paranoia ?

OK j'en ai déjà un peu parlé dans ce post ici

Alors ? Renoncer à toutes ces alternatives et en choisir une , celle de ma PS.

Suite au prochain post.

Profitez du moment,

Un passAnt anonymE

PS : le beau dessin vient de ce site ici

9/15/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 2ème Partie


Voici la suite de
mon dernier post - traduction de cet article anonyme si juste du Grapevine :


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Planifier les résultats

Cette capacité est vitale pour la pensée négative et cela peut se faire quelque soit le délai.

Récemment, par exemple, mes collègues de travail et moi voulions faire les soldes dans un magasin à côté. Nous avons décidé d’envoyer une personne faire les achats pour nous. Il est revenu avec les affaires qu’il avait achetées. Il nous les a distribués et nous l’avons payé. Quand je suis arrivé à la maison et que j’ai ouvert mes paquets je me suis rendu compte que certaines de mes affaires avaient un défaut.

La première pensée qui m’a effleuré a été de ramener la marchandise le lendemain , d’expliquer la situation et demander à ce que mon argent soit rendu…. J’avais Presque oublié de planifier les résultats. En m’appliquant bien, j’ai imaginé l’histoire suivante :

Je ramène ma merchandise et mon collègue refuse de me rendre mon argent. Il me soutient qu’il m’avait dit que les affaires étaient défectueuses avant que je ne les paie. Je lui demande mon argent. Nous nous disputons, je pars en clquant la porte (moi ou lui – ce n’était pas bien clair). Mon collègue et moi ne nous adressons plus la parole. Les autres empoyés choisissent leur camp. Le niveau de tension s’élève à un point tel que l’un d’entre nous doit démissionner. Mais lequel ?

En réalité, j’ai ramené les affaires au travail et j’ai demandé mon remboursement et mon collègue m’a immédiatement rendu l’argent sans aucun souci.

Tout planning ne doit pas forcément être aussi élaboré. Par exemple, il est deux heures du matin. Je rentre dans la cuisine et je vois un objet assez large sur le plancher. C’est un cafard géant. Probablement l’un des plus grands de l’histoire. Combien de membres de sa famille a t’il amené avec lui?

J’attrape l’insecticide et j’allume la lumière. L’objet n’est qu’un emballage de paquet de cigarettes. Malheureusement, la réalité ruine bien souvent la planification la plus ingénieuse.

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La scène qui se passe la nuit m'est arrivé souvent à l'époque où je dormais mal quasiment toutes les nuits. Parfois, sans me lever, imaginer ce qui pouvait se trainer sur le plancher de la cuisine suffisait.. :>

Aujourd'hui je m'efforce de vivre dans l'instant et dans lma réalité. Si je n'y arrive pas un coup de fil à un ami suffit souvent à me ramener les pieds sur terre.

Faites les efforts sans planifier les résultats...

... suite au prochain post

Un paSsAnt AnonYme

PS l'illustation a été trouvée ici

9/13/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 1ére Partie


Extrait d'un article publié dans le Grapevine (le journal des Alcoolique Anonymes américains) en May 1976 d'un merveilleux anonyme qui signe K.N. Ohio.

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Quand je buvais le monde m’apparaissait toujours légèrement dans le brouillard. Toute situation nouvelle me semblait encore plus effrayante, tout nouveau défi plus formidable qu’il ne l’était réellement. Bref, j’avais perfectionné l’art de la pensée négative et cette tendance quoiqu’amoindrie n’a pas disparu immédiatement dans la sobriété.


La pensée négative, (au cas où vous n’auriez pas maitrisé complètement cette compétence) comporte 4 éléments vitaux :

  • l’inquiétude,
  • la capacité à prévoir les résultats,
  • dresser des plannings alternatifs
  • l’immobilité.

Ce qui suit est une description détaillée de chaque compétence et un guide pour l’acquérir.

L’inquiétude

Comme tout ce qui vaut le coup d’être bien fait, l’inquiétude demande du temps, de l’aptitude, de l’effort et par-dessus tout, de l’organisation.

Je trouve que la pensée négative est plus facile lorsque je décompose l’inquiétude en 3 catégories mutuellement exclusives : l’inquiétude pour aujourd’hui, à court terme et à long-terme

L’inquiétude immédiate(d'aujourd’hui jusque dans une semaine) peut couvrir les situations de la vie courante comme : « Et si la voiture ne démarrait pas demain ? ». Elle inclut aussi des éventualités financières : « La facture de téléphone arrive dans 2 jours. A combien se montera t’elle ? Pourrai-je la payer? »

Les motifs d’inquiétude les plus efficaces sont cependant les situations de travail : “Et si, demain, mon patron me demandait de … ?” . Le revers de cette médaille est : « Et si le patron ne me fait pas confiance et demande plutôt à quelqu’un d’autre de le faire ? »

Les sujets d’inquiétude à court-terme (8 jours à 1 an) peuvent être assez larges pour couvrir tous les évènements terribles qui peuvent arriver en l’espace d’un an. Puisque l’horizon de temps est si proche du présent, les motifs de soucis doivent être liés à des évènements d’aujourd’hui ; cela doit être plausible.

Par exemple, si le patron a l’air bourru ce matin alors que je sais bien que je fais du bon boulot, je ne serai probablement pas viré aujourd’hui. Mais dans six mois, si ma boîte rencontre des problèmes financiers… .

Pour les relations sociales, ceci est certainement le meilleur choix parce que nous pouvons prévoir l’éventualité d’un rejet en anticipant sur certaines situations. Voici un scénario : Mon ami X et moi allons à une fête Vendredi prochain ; je ne connais pas la plupart des gens qui y seront ; je serai donc maladroit et je ferai pas mal de gaffes ; mon ami X sera embarrassé ; fin de notre amitié.

L’inquiétude pour le long terme(un an jusqu’à l’éternité) est facile lorsque l’on se sent dans une impasse. « Où serai-je dans 5 ans si je reste dans cet emploi ? » « Dans 20 ans je serai vieux et laid et donc Machin ne m’aimera plus. »

L’état du pays peut aussi facilement faire partie de cette classe. Le système de retraite se révèle particulièrement utile. « Avec les prévisions de retraite, quand je prendrai la mienne(dans trente six ans) je n’aurai pas de quoi vivre décemment. Alors je devrai vivre dans une chambre de service …, sans électricité et sans eau courante. Mon régime alimentaire consistera bien sur totalement de miettes de pain ».

Avec un peu d’imagination, il est aussi possible d’ouvrir un department à l’international. “ Et s’il y a avait une autre guerre dans vingt ans et que les armes nucléaires soient alors encore plus sophistiquées?”

L’avantage d’une approche systématique aux soucis c’est que cela permet d’éviter l’ennui. Si je restais concentré uniquement sur les soucis immédiats, je perdrais rapidement de l’intérêt. Mais la diversité garde mon esprit en éveil et exclut un des antidotes les plus formidables à la pensée négative – le sommeil profond.

Je peux par exemple choisir chaque nuit une combinaison différente. Deux soucis immédiats, un court-terme et un long terme ce soir. Un immédiat, un court-terme et un long terme pour demain . Les possibilités sont infinies.

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La pensée négative accompagne toujours si bien la dépendance. En fait, elle lui donne ses lettres de noblesse , sa raison d'être en quelque sorte aussi. Ici c'est un alcoolique qui parle mais je pense que les autres se reconnaitront aussi.

Je me suis tellement reconnu dans cet article que j'ai décidé de le traduire en entier. Par ailleurs, il a cet humour dont je vois que vous l'appréciez (merci pour les commentaires sur mon dernier post) autant que moi...

... donc...

La suite au prochain post.

Enjoy,

Un PaSSant anonYme