" Soyez Passants " - Evangile selon Saint Thomas

Bienvenue ô Passant ! Ce site est né d'une initiative personnelle. Son fondateur n'endosse de responsabilité que de lui-même.


12/30/2008

Vivre et donner inconditionnellement

C'est le titre de l'article dont je vous livre un long extrait - article du Grapevine, magazine des Alcooliques Anonymes des USA - Mai 2007

"J'ai fait beaucoup d'erreurs pendant que j'apprenais à avoir des relations: avec moi-même, avec mon chat, vec mes amis, mes employeurs, ma famille et .. mes copines! Et avec Dieu, mais là il s'agit d'un autre chapitre et j'y reviendrai une autre fois. 

J'ai commencé à pratiquer les Principes et la fraternité des AA m'a fourni un bel endroit pour pratiquer ces principes. Je pouvais enchainer les erreurs, et même de très sérieuses erreurs, les gens me disaient seulement : "Reviens !"

Ce que j'appris de plus important est ceci : quand je me sens émotionnellement au plus mal, c'est en général ma faute. Dans presque tous les cas, j'ai fait les choix qui m'ont amené là. Au début, j'étais "là" souvent. Mais AA n'a jamais dit :"Peut-être que ceci n'est pas pour toi. Peut-être te faut il aller ailleurs. " Ils ont toujours dit :"Accroche toi. Cela ira mieux."

Alors, doucement, j'ai arrêté de faire les choses qui me mettaient en crise emotionnellement. Les crises devinrent de moins en moins nombreuses. 

Les étapes ne répondent pas à des problèmes d'alcool. Il s'agit d'apprendre à vivre et elles parlent de la chose la plus difficile que tous les alcooliques que j'ai connus aient à apprendre : comment donner, inconditionnellement. 
"

OK - j'ai eu l'impression de lire un frère jumeau en découvrant cet article. Dérrière un ton peut-être bourru et volontiers polémique, il y a une description très fine des avantages à suivre les étapes dans sa vie. Même si parfois j'en bave... 

Je crois qu'on aspire tous à pouvoir vivre inconditionnellement - l'autre petit nom de cela c'est la résilience je crois. 

Donner inconditionnellement porte un autre nom secret aussi pour moi. ... Mais j'aimerai bien vous entendre là dessus.

A bientôt,

Un PasSant anonYme

12/27/2008

Des pissenlits d'amour


"Un homme s'enorgueillissait de la tenue impéccable de sa pelouse, jusqu'au jour où celle-ci fut envhaie par des pissenlits. L'homme eu beau s'escrimer, utiliser une foultitude de mèthodes pour se débarasser de ces pissenlits, elles re-fleurissaient sans arrêt.

En désespoir de cause, il ecrivit au Departement National de l'Agriculture en énumérant l'ensemble des méthodes qu'il avaient tentées et des échecs subis. Elle finit sa lettre avec cette question lancinante : "Mais que puis-je bien faire maintenant !".

Après quelques longs mois, la réponse vint : "Nous suggérons que vous appreniez à aimer les pissenlits".

Extrait du livre d'E. Kunz "The spirituality of imperfection" p.200

L'histoire illustre la phrase suivante d'Ernest Kunz, grand historien des A.A. :
"Nos sommes devenus sobres grace à l'honnêteté; nous restons sobres grace à la tolérance".

Je poste ce billet en signe de gratitude pour tous les bienfaits que j'ai en cette période de fêtes de fin d'année. Je peux les vivre dans la joie de la sobriété, débarassé de la culpabilité ou de la honte le lendemain.

A vous aussi, Paix, Amour et Sobriété
Un PasSant AnonYme

12/20/2008

Comment avez-vous connu les fraternités anonymes ?



Ca y est ! Le deuxième sondage de 2008 est clos. Est venu le temps des commentaires sur ces résultats.
Mon commentaire tient en un mot : surprenant !
En effet rien ne marche mieux que le bouche à oreille puisque 42% des personnes ont été informées par leur entourage. Comme "Un alcoolique vers un autre", pour paraphraser Bill W. qui disait aussi que c'était la meilleure méthode d'information.
Et rien ne marche moins que les actions collectives et ordonnées. Et là je me souviens de quelques réunions passées avec mes amis à se demander quelles actions collectives entreprendre pour se faire connaître : tracts et affichettes(9% de l'audience de ce site), annonces et contacts médias(6%), rencontres avec médecins (6%)... Combien de discussions enflammées sur le choix de l'action qui fera mouche tout en restant dans nos traditions d'anonymat et d'attraction plutôt que la promotion. En d'autres termes comment parler de nous en restant dans l'honnêteté et la discretion et avec les moyens dont nous disposons. Comme si ces actions n'étaient rien d'autre qu' une goutte dans un océan. Car les résultats sont bien maigres !
Et puis Internet pèse son poids dans l'information des gens puisque 39% des personnes y ont puisé leurs infos. Dépendant anonyme mais pas dinosaure has-been en somme. Même si je me demande si ces résultats ne sont pas surestimés par le fait que le sondage se déroule sur un blog, donc avec un auditoire qui utilise déjà pas mal Internet.
L'autre surprise : aucune personne n'est venue d'un autre mouvement spirituel(ou religieux)!
Par exemple : Aucun alcoolique n'a été repêché par le curé/pasteur/pope de sa paroisse qui lui ait dit que pour son bien il devrait aller faire un tour chez le AA. Surprenant, non ? Surotut vu le nombre de réunions des anonymes qui se passent dans salles mises à disposition par des établissements religieux !
Enfin dernière surprise : seules 33 personnes ont répondu au sondage, un peu moins qu'avant : est-ce du à une audience en baisse, un sondage qui n'interesse pas , ... Décidément on ne peut pas plaire à tout le monde. Pour ma part, si je peux par ce blog faire connaître les fraternités anonymes à ne serait-ce qu'une personne qui en a besoin, j'en suis content !
Et puis, si vous connaissez quelques uns des 15% qui ont fait connaissance à travers la lecture de livre - pouvez-vous nous donner des titres de ces livres ?
Et un Grand merci à tous ceux qui ont bien voulu se prêter au jeu du sondage. Au vu du nombre de personnes qui y ont répondu, n'oubliez pas qu'il a une représentativité limitée.
Alors, vous aussi ces résultats vous surprennent-ils ? Commentez !
Un PassAnt AnonyMe

12/14/2008

Avez-vous un sujet de réunion ?

Extrait du Gros Livre(Big Book) des Alcooliques Anonymes - chapitre 4 - p59 - mise en page est mienne
"

Nous avions des difficultés dans nos relations personnelles,

nous ne pouvions pas contrôler notre émotivité,

nous étions en proie à la tristesse morbide et à la dépression,

nous étions incapables de gagner notre vie,

nous ne trouvions aucun but à l’existence,

nous étions habités par la crainte,

nous étions malheureux,

nous ne croyions pas pouvoir faire quoi que ce soit pour les autres.

"
Ce paragraphe qui fait partie des pages sur la 10é étape décrit assez bien l'état de quelqu'un qui aurait bien besoin de démarrer un programme en 12 étapes. ou bien qui vient juste d'arriver. ou qui est en rechute.

Le paragraphe me décrit assez bien à l'arrivée dans les salles ainsi que certains partages dans les réunions que j'affectionnai alors. Il me semblait important pour mon rétablissement émotionnel de partager sur mes difficultés. J'avais besoin d'être écouté pour changer -croyance assez populaire d'ailleurs.

Avec le recul, je considère qujourd'hui que c'est par l'écoute des autres de leur expérience que j'ai le plus bénéficié des réunions. L'identification avec un autre qui possède les mêmes problèmes que moi. Celui-là même qui m'apparait aujourd'hui serein, debout face au vent décrivant ses galères et ses erreurs d'antant. Cette personne a su à trouver des solutions, a su comprendre que son bonheur est sa responsabilité, que sa part consiste à ne pas rajouter aux situations extérieures parfois pénibles une dose supplémentaire de tristesse de colère ou d'anxiété.

La liste ci-dessus c'est exactement l'antithèse du programme; la description précise de la maladie spirituelle - ce dont je cherche à m'éloigner.

Je n'y suis plus,

un jour à la fois,

Un PasAant AnonYme

12/10/2008

Vite vite

...... dites nous comment vous avez connu les fraternités anonymes
...... en répondant au sondage sur le coté gauche du blog
...... il ne vous reste plus que 5 jours.

Et comme dirait l'ami :

"Nous sommes tous venus sur des navires différents, mais nous sommes maintenant tous dans le meme bateau".

L'ami c'est Martin Luther King dans un autre contexte que je vous laisse imaginer. Mais je trouve que ces mots s'appliquent si bien à tous ces chercheurs et autres dépendants.

En ésperant que cela vous parle aussi,

A bientot,

uN pAssAnT aNoNyMe

12/08/2008

Sobriété émotionnelle I

Extrait d'un article de Bill W. dans le Grapevine (journal américain des Alcooliques Anonymes) - Janvier 1958
"
Plusieurs anciens membres, qui ont soumis la "cure de sevrage" des A.A. à des tests rigoureux mais positifs, se rendent compte qu'ils manquent souvent de sobriété émotionnelle. Pour l'acquérir, nous devons développer une maturité et un équilibre(c'est à dire : une humilité) plus réels dans nos relations avec nous-mêmes, avec nos semblables et avec Dieu.
"
Si j'avais lu ceci en arrivant dans les fraternités, je pense que j'aurai choisi plutôt d'aller m'inscrire à un cours de chinois ! (:>)

Etant resté, je garantis que c'est ben vrai et ben agréable aussi.

Alors si cela ne vous dit rien aujourd'hui, ne cherchez pas à comprendre. Cette leçon se découvre souvent après coup, c'est à dire que ceci ne fait sens que quand on a acquis un peu de sobritété émotionnelle. C'est un des paradoxes de l'enseignement spirituel.

P.S. choisissez votre concept de Dieu - une liberté à prendre par rapport à l'enfance et l'héritage culturel aussi.

Un PasSant AnonYme

12/05/2008

Un geste de respect et d'amour

Extrait du Manuel de Service des Emotifs Anonymes - p8.
"
L'anonymat est un geste de respect et d'amour pour toute personne qui dit ou fait quelque chose et ce geste prend son origine dans le renoncement à ces tendances personnelles que nous appellons "défauts de caractère". Et l'anonymat ne consiste pas seulement à ne pas dire ce que d'autres ont dit ou fait; cela s'applique tout aussi bien à soi, particulièrement aux situations où nous sommes convaincus d'avoir posé de bonnes actions. C'est en ce sens que l'anonymat est de nature spirituelle.
"

Aujourd'hui j'ai cédé au désir d'aller à l'encontre de ce principe par pur égoïsme en y trouvant un réel plaisir. J'attendai que mes compagons et compagnes de tablée me renvoient en echo et par leur régard une si belle image de moi-même (qu'essayai je donc de compenser ?). Je me suis vite retrouvé dans une bataille d'egos car les autres eux aussi ont envie d'être regardés, entourés, admirés, .... Cela a donné naissance à une belle cacophonie. Ce fut drôle au début, puis lassant et enfin bien lourd. La fin ressemblait à un combat de coqs.

Un déjeuner sacrifié.

J'ai besoin de faire silence en moi ce soir. Et de me rappeler que la voie du silence est aussi celle de l'anonymat, ce geste de respect et d'amour.

A vous aussi Respect et Amour,

Un PasSant ANonyMe

11/29/2008

Vues de l'extérieur...

"
Les Douze Etapes des EA(ou d'un autre groupe semblable) offrent une autre manière de se débarrasser de la honte. La honte est ce sentiment envahissant d'être mauvais, inadéquat; on dirait qu'il n'existe aucune porte de sortie. La culpabilité, une autre émotion apprise, nous offre un moyen de nous en sortir, puisqu'elle concerne la manière spécifique par laquelle une valeur ou une croyance est violée. Le moyen le plus souvent utilisé pour éliminir la culpabilité est de demander pardon et de prendre ses responsabilités. De la Quatrième à la Onzième Etape, le programme nous apprend comment transformer la honte en culpabilité puis comment utiliser les amendes honorables pour nous en sortir.
"
Extrait de l'opinion professionnelle d'une travailleuse sociale dans le Gros Livre des Emotifs Anonymes - p23

Ce témoignage me semble très vrai. Le travail des étapes aide à desserrer l'emprise de la honte dans ma vie. Mais les réunions et les partages entre amis sont essentiels aussi.

J'ai ressenti cette honte "à distance" cette semaine. Je dinais avec des amis qui se sont mis à discuter de leurs opinions sur les groupes en 12 étapes en général, eux qui sont plus de visiteurs que des gens qui se sentent concernés par ces sujets. L'un s'est mis à évoquer le contenu de certains partages dans une réunion à laquelle il assistait. Et d'expliquer comment certaines personnes ont des pensées/problèmes "disproportionnés" par rapport à la réalité. L'autre s'ébahit. Ils ressemblaient à des chercheurs parlant d'un sujet d'étude psycho-social. Je me sentai rougir et re- sentai encore une fois le genre de honte que je ressentai quand je me racontai aux autres avant de rencontrer les fraternités anonymes. Là où je cherchais aide, je ne recevais souvent que jugement voire mépris. Je suis resté silencieux ne voulant ni justifier, ni défendre. Et puis légèrement honteux de ma honte aussi.

De savoir que l'espace-temps de ces réunions est un lieu de sécurité pour moi est capital dans ma vie. Peu importe ce que des étrangers pensent de ces réunions - l'erreur est la leur pas la nôtre.

A tous mes amis qui ont le courage d'affronter leur honte,

un PasSant Anonyme

11/24/2008

Paillasson ou Herisson


Il m'arrive de devoir prendre une décision sans connaître les tenants et les aboutissants. Alors, je fais quelques calculs dans ma tête, j'essaie d'évaluer le risque, j'interroge mine de rien autour de moi, je sonde les coeurs et les esprits.

Aujourd'hui je ne pouvai plus reculer la décision et je ne pouvais plus ne pas la mettre en avant, debout, en assumant les risques.

Avant, je choisissai entre 2 attitudes : celle de la défensive, front bombé, torse en avant, fier à bras, essayez de vous y frotter ! Ou alors, en douce, mine de rien, marchant sur des oeufs, air légèrement suppliant. Autre option : se défendre en se roulant en boule et en montrant ses épinse. Un peu comme la bête en haut à gauche - ce n'est pas un hasard si elle est au mileu des cactées. Ou alors, se mettre à plat ventre devant l'adversité. C'était le choix entre hérisson et paillason.

Le reflexe est encore là.

Et puis, je m'appaise. Je me relève. J'ai peur, je risque oui mais j'essaie quand même. Et c'est une sensation de bien être extra que de faire les choses quand même tout en ayant peur, dans l'attitude juste de fermeté et de vulnérabilité que je ressens. Ce maelstrom de sensations me fait sentir la vie plus belle. Et puis je ne sais jamais quelle sera la réaction , la conclusion - mais je fonce quand même et je me sens : VIVANT !

Souvent je m'adresse à mon Ami toujours présent:

"Aide-moi à surmonter mes difficultés et que cette victoire apporte à ceux que je pourrai aider un témoignage de ton amour, de ta sagesse et de ta puissance..." - extrait de la Prière de 3e étape

Moi, cela m'a aidé à revenir à la VIE. Et pour cela je suis reconnaissant,

Et une bonne soirée à vous aussi,

Un PasSanT AnonYme

11/17/2008

Le clown


"
Il était une fois…

Un petit garçon se promène dans un parc public avec sa maman.

Il avise un clown monté sur un ballon.

Il pousse le clown, celui-ci bascule... et remonte.

Il le pousse plus fort, même chose.


Etonné, il le pousse de toutes ses forces, d'un grand coup, avec ses deux poings.


Le clown bascule, tombe à terre, et à l'ébahissement de l’enfant, remonte, se relève.(Le socle du ballon est en plomb.)

Sa maman voit sa stupeur.

Elle lui demande :"A ton avis, pourquoi se relève-t-il lorsque tu le frappes, même du plus fort que tu peux ?"

L’enfant réfléchit un moment, puis répond :"Je ne sais pas... c'est sans doute parce qu'il est toujours debout, à l'intérieur !".....

Extrait d'un texte de Roseline Mourtier - publié sur l'excellent blog Eveil impersonnel
Belle métaphore de force intérieure et de raison : quelque soient les coups de poings reçus dans la vie ... je me relève. Et des coups, la vie en donne toujours. C'est là le vrai signe du rétablissement.

Courez lire le reste du texte ...

Profitez en pour lire celui-ci aussi sur les "sans ego". Cela vaut le coup aussi.

Un Passant anonYme

11/13/2008

Se concentrer sur l'essentiel

Suite du post précédent - extrait de l'histoire de Carol dans le bigbook des Emotifs Anonymes
"
Grâce à un reportage du journal local, les nouveaux membres ont commencé à affluer. C'est à ce moment que nous avons pris conscience qu'une réunion où les membres se plaignaient et discutaient de diveses thérapies ne fonctionnait pas. Alors nous avons commencé à parler des étapes dans nos réunions. Un ami nous avait prêté une cassette des AA dans laquelle il était dit que sans les étapes, les membres n'étaient que des alcooliques qui ne buvaient plus mais dont la façon de penser n'avait pas changé. Comme nous n'étions pas dépendants d'une substance, nous étions chanceux de pouvoir nous concentrer immédiatement sur notre façon de penser.
"
Eh oui, se concentrer sur l'essentiel est le ticket gagnant de notre histoire. Et en réunion, cela veut bien dire se concentrer sur la solution. Celle que nos fraternités ont crée et qui s'appelle les 12 étapes. Ici il ne s'agit pas de sectarisme mais bien de délivrer un message clair sur qui nous sommes, ce qui nous différencie des autres et qui marche.

Cela n'empêche pas l'écoute et l'accueil mais une réelle clarté pour éviter de se noyer avec dans "le problème du jour". J'aime beaucoup ce Carol dit de notre façon de penser... C'est bien ce que nous partageons tous, en dehors ou en plus de la dépendance physique.

Heureux de voir que ce groupe avait déjà en ce temps-là trouvé la solution....

...car j'aime toujours les Happy End.

Un PASsant anonYme

11/10/2008

30 ans déjà


Extrait du témoignage de Carol dans le bigbook des Emotifs Anonymes
"
Nous étions tous des nouveaux qui ne connaissent pas grand chose à la façopn d'animer une réunion. C'était avant la publication du Gros Livre(Big Book) des Emotifs Anonymes et nous ne disposions que du dépliant jaune "Tu n'es pas seul comme outil de référence. Nous parlions de nos peurs, de notre colère et de notre dépression, mais jamais des étapes. Puisque nous étions un petit groupe, il ne nous a pas fallu longtemps pour réaliser que tout ce que nous faisions, c'était de nous mettre à jour sur nos problèmes du moment. Nous n'allions nulle part et, en plus, cela devenait ennuyant.

"
Et oui, cela se passait avant la publication du Big Book des EA qui eut lieu à l'automne 1978.

Cela fait maintenant 30 ans : bel anniversaire !

Ce livre emprunte son principe et sa structure au Big Book des Alcooliques Anonymes : opinions des médecins , explication de la nature de la maladie et de ses stades, explication de Notre Méthode : les 12 Etapes et ensuite témoignages. Lecontenu du message ? Identique à celui des Alcooliques Anonymes mais appliqué directement à ceux qui raisonnent de travers sans boire de travers....

Et avant comment faisaient-ils, me direz vous ? Et bien , du mieux qu'ils pouvaient avec LE dépliant de 4 pages qui constituait l'ensemble de la littérature et aussi les expériences des personnes qui avaient été aidées par d'autres fraternités existantes , telles que la AA et les Al-Anon, profitant de lma solidarité inter-fraternité.

Et maintenant comment font-ils, me demanderez vous ? Et bien, il y en a encore "de ces malheureux qui ne peuvent ou ne veulent suivre ce simple programme... (:>)" et qui s'evertuent à ne pas lire la littérature, à ne jamais s'en inspirer , à ne jamais parler de cette belle sagesse collective accumulée pendant toutes ces années... bref à utiliser leur dernières "peurs et colères" pour en faire le sujet de la réunion.

Perso, j'appelle cela le "Problème du Jour" :> Et pendant que j'entends les apports bien intentionnés des uns et des autres pour le décortiquage du fameux problème du jour, je me gratte la tête en me disant : le livre est là.. lisez le p... de livre !!!

Heureusement tous ne sont pas comme ça.

Et vous, quelle est votre expérience en la matière ?

un PaSSaNT anonyme

11/06/2008

Aspects de la Divinité


Conte attribué à Ramakrishna


"
Quatre aveugles s'assemblèrent un jour pour examiner un éléphant.

Le premier toucha la jambe de l'animal et dit : "L'éléphant est comme un pilier."

Le second palpa la trompe et dit : "L'éléphant est comme une massue."

Le troisième aveugle tâta le ventre et déclara : "L'éléphant est comme une grosse jarre."

Le quatrième enfin, fit bouger une oreille de l'animal et dit à son tour : "L'éléphant est comme un grand éventail."Puis ils se mirent à se disputer sur ce sujet. Un passant (anonyme :>) leur demanda la raison de leur querelle ; ils la lui exposèrent et le prirent comme arbitre.

L'homme déclara : "Aucun de vous n'a bien vu l'éléphant.Il n'a pas l'air d'un pilier mais ses jambes sont des piliers ;il n'a pas l'air d'un éventail, mais ses oreilles éventent ;il n'a pas l'aspect d'une jarre, c'est son ventre qui y ressemble ;il n'est pas une massue, c'est sa trompe qui est semblable à une massue.L'éléphant est une combinaison de tout cela : jambes, oreilles, trompe et ventre."


Ainsi se querellent ceux qui n'ont vu que l'un des aspects de la Divinité.
"


Les aveugles n'ont jamais vu d'éléphant, alors le sujet de reflexion ici : comment appréhénder l'inconnu ? Comment appliquer de vieux schémas de pensée à une situation nouvelle ? Nouvelle c'est à dire une situation que l'on ne peut imaginer car n'en ayant aucun idée. Le conte en dit assez long sur les aveugles aussi bien que sur la nature de l'éléphant, nature qui les dépasse.

Gus Van Sant a donné le titre 'Elephant' à son film sur une tuerie dans un lycée US en reference à ce conte. Pour lui, l'éléphant c'est la réalité : nous sommes des aveugles qui n'ont chacun qu'une vue parcellaire de la Realité.

Pour moi un dépendant est quelqu'un qui croit que cette Réalité est conforme à ses désirs et tourne autour de lui - illusion que son Ego entretient.

La Réalité est d'ailleurs pour certains un autre Nom de Dieu. La volonté de Dieu consiste alors à vivre dans la Réalité.

Bonnes 24 heures,
un PassAnt AnonYme

10/29/2008

Braise a part


Une histoire racontée par Barefoot Bob ici - traduction personnelle

"

Un membre d'un groupe AA qui se rendait régulièrement aux réunions, cessa d'y aller.

Après quelques semaines ainsi, son parrain décida de lui rendre visite. C'était une soirée fraîche. Le parrain trouva l'homme seul chez lui, assis devant un feu ardent.

L'homme avait deviné la raison de la visite du parrain. Il lui souhaita la bienvenue, le conduisit à une chaise près du feu et attendit. Le parrain s'installa confortablement mais ne dit rien. Dans le silence pesant, il contempla le jeu des flammes autour des bûches.

Après quelques instants, le parrain prit une pince, ramassa délicatement une braise ardente et la plaça à part dans l'âtre. Puis il se réinstalla dans sa chaise et resta silencieux. L'homme regardait ceci avec intensité.

La flamme de la braise diminua. Il se produisit un ultime rougeoiement et puis la braise s'éteignit. Bientôt, cette braise se refoidit - elle était morte.
Pas un mot ne s'était échangé après les premiers mots de bienvenue.

Juste avant qu'il ne quitte les lieux, le parrain reprit la braise froide et la replaça au milieu du feu. Elle se mit immédiatement à rougeoyer et produisit lumière et chaleur - autant que les charbons ardents qui l'entouraient.

Alors que le parrain se dirigeait vers la porte, son filleul lui dit :"Merci beaucoup pour ta visite et surtout pour ton fougeux sermon. Je reviendrai aux réunions très bientôt."
"

Cette belle histoire donne une idée de la tonalité des traditions des Alcooloques Anonymes - leur sagesse, leur efficacité discrète mais bien réelle, leur profonde honnêteté et leur générosité. C'est aussi une belle histoire des relations de parrainage, comme elles peuvent exister parfois, dans l'humilité aussi bien du filleul que du parrain.

Je la poste aussi sous forme de question pour vous : faites vous braise à part ?

Paix et Amour , comme le dit Barefoot Bill

Un passAnt anonymE

10/23/2008

Je suis aussi unique que tous les autres

Extrait de la Pensée du Jour 19/15h du Pocket Sponsor (le Parrain de Poche)
"
Quoique tu sois un être humain unique, tu n'es pas si unique que ton rétablissement soit si différent de celui de milliers personnes avant toi. Si tu crois que nous ne comprenons pas quelque chose à ta situation, alors ta maladie est en train de se jouer de toi.
"
Cette pensée joue avec un certain bonheur sur la notion d'être un unique à nul autre ressemblant alors que nous ne sommes pas uniques dans nos problèmes.

Il m'arrive de discuter avec des nouveaux-venus dans les fraternités anonymes, (futurs)(ex)dépendants qui m'expliquent en parlant d'eux-mêmes que "moi, c'est pas pareil"... Alors que ce qui me saute aux yeux c'est justement à quel point les dépendants se ressemblent entre eux : la même maladie progressive, les mêmes obsessions, la même façon de vivre la même honte..

Le croire c'est laisser l'Ego répandre des fausses rumeurs , sur moi et sur les autres. Afin de me séparer de mon semblable.

L'autre nom de l'Ego c'est la Zizanie.

Un PassAnt anonYME

10/20/2008

Un cadeau magnifique

Extrait du JUSTE POUR AUJOURD'HUI des Narcotiques Anonymes - Pensée du 20 octobre
"
.... La liberté de choisir est un cadeau magnifique, mais c'est aussi une grande responsabilité. Le choix nous permet de découvrir quel genre de personnes nous sommes et quelles sont nos convictions. En exerçant ce droit, nous devons cependant évaluer nos décisions et en accepter les conséquences. C'est pourquoi, à l'occasion, nous cherchons quelqu'un qui prendra les décisions pour nous ‹ notre parrain (marraine), notre groupe d'appartenance ou nos amis N.A. ‹ tout comme notre maladie prenait les décisions pour nous, du temps où nous consommions. Ce n'est pas ça, le rétablissement.
..
Juste pour aujourd'hui, je suis reconnaissant d'avoir la liberté de vivre comme je le choisis. Aujourd'hui, j'accepterai la responsabilité de mon rétablissement, je ferai mes propres choix et en accepterai les conséquences.
"
Le rétablissement est liberté autant que sérénité. Liberté d'accèder à une vie vécue pleinement avec mes choix. J'ai aimé ce slogan tout de suite : "J'ai le choix". Puis j'ai eu peur d'avoir à assumer mes échecs et mes peines. Enfin, j'ai compris qu'il n'y a jamais (JAMAIS) d'échec, il n'y a que des conséquences. Car je ne peux prévoir ce que demain sera. Etre libre, c'est donc assumer mes choix et leurs conséquences.

J'ai donc essayé timidement d'abord et puis comme un exercice que l'on pratique de mieux en mieux alors qu'on continue à le pratiquer. J'ai ouvert mon esprit à d'autres possibilités. J'ai pu les examiner comme on examine des objets extérieurs comme parfois j'examine une peur qui m'aveuglait auparavant : je m'arrache de mon corps , je la prends dans le creux de la main et je la regarde sous toutes les coutures et sous toutes les couleurs. (ma peur est bleue-violet et la vôtre ? ). Et j'ai commencé à vivre des aspects de moi-même plus créatifs, plus fantasques que je ne le pensai.

Est-ce que je me decouvre moi-même tel que je l'ai toujours été sous la couche de poussière des habitudes, devoirs, peurs qui encrassaient ma vie ou bien est-ce que j'ai changé ? Mystère.

Je me découvre libre à hauteur des responsabilités que j'endosse vis à vis de moi-même et des autres.

Et vous, où en êtes vous par rapport à votre liberté ?

un PAssant anonYme

10/15/2008

Qu'est ce que la raison ?

Extrait du Big Book des Emotifs Anonymes - page 43
"
Nous n'avons qu'à observer nos comportements passés - crises de colère excessives, comportements compulsifs, bouderie, excès dans le sommeil ou autre chose - pour nous rendre compte qu'ils n'étaient sûrement pas sains ou rationnels. Les propos que nous entendons ne définissent pas le mot "folie" par démence ou folie absolue, mais par le fait de répéter sans cesse les mêmes actions ou comportements en s'attendant à ce que les résultats soient différents cette fois. Une réflexion sur la question nous fait admettre que le mot raison est approprié.
"
Répéter les mêmes comportements inadéquats en s'attendant à des résultats différents par exemple en voulant attirer les abeilles avec du vinaigre, utiliser l'alcool ou autre dopant pour y rechercher le bonheur, manger compulsivement et s'étonner de gagner du poids même en croquant force vitamines...

Donnez-nous vos exemples !

A bientôt,

un passant anonyme

10/12/2008

Me redéfinir ?

Extrait du dépliant "Le chagrin" des Emotifs Anonymes
"
Lorsqu'une relation est modifiée ou lorsque nous ne sommes plus capables de définir notre "moi" selon notre lieu de travail ou de résidence ou selon ce que nous possédons, il nous seomble alors qu'une partie de notre "moi" nous a été arrachée. Notre identité et notre manière de nous percevoir et de nous connaître ont été dérangées. Le chagrin nous aide alors à nous redéfinir et à rechercher un sentiment d'unité. En fin de compte, le chagrin est une affaire de guérison, de force et d'unité retrouvées.
"

J'avais décidé de poster cet extrait pour un ami qui est en deuil d'un être cher aujourd'hui. Mes pensées de compassion lui sont acquis et je l'écris ici aussi. Il se reconnaitra.

Et puis lors d'une méditation, j'ai pris conscience que je vis une situation que je ressasse depuis longtemps me demandant que faire ? qu'ai-je fait ? partir ou rester ? me berçant de regrets. Des relations ont évolué dans un sens inattendu et elles me frustrent. Parfois je balance entre ressassements, colère. J'ai l'estomac qui "ulcère" -c'est là généralement que je mange compulsivement. Cela fait mal.

En sortie de méditation , je réalise que je renacle devant le chagrin : ce sentiment de perte si pénible, la perte d'une relation investie . Et qui ne peut perdurer en l'état. La retenir ? Impossible. C'est folie. C'est bien de cette déraison là que la 2e étape parle. C'est bien cette déraison qui est source de ces désarrois. Il va falloir revenir à la raison en acceptant de traverser le chagrin, la perte, le deuil. Accepter de survivre à cela : c'est parfois bien plus facile de rester victime que de tenir débout seul.

J'aime que ce texte parle de la guérison, la force et l'unité retrouvées vers lesquelles mène un chagrin assumé, vécu.

La relation sera différente, que je le veuille ou non. Pour ma part, il me reste à me repositionner, me redéfinir en quelque sorte.

Il a fallu que j'ai bien mal pour l'accepter.

Bonne journée,

un PASsant ANONYME

10/09/2008

Les fruits du moment

"
La honte par rapport à des actes du passé est assez répandue surtout chez les femmes. Ce n'est néanmoins pas un sentiment productif. La honte nous garde coincés et nous avons rejoint ce programme [les 12 étapes] pour évoluer. Lâchons prise sur le passé, en acceptant tout simplement qu'il nous a donné des experiences qui nous ont amené de nouvelles prises de conscience. En partageant les leçons de ces experiences, nous contribuons à l'éducation d'autres qui souffrent encore.
Notre seul souci aujourd'hui concerne nos 24 heures. Nous pourrons les rendre productives, pleinement satisfaisantes et paisibles si nous profitons pleinement de chaque moment : les hommes et les femmes qui sont venus à nous aujourd'hui, les événements déclenchés par leur présence et notre attitude determineront à quel point ces moments sont féconds ("les fruits du moment").
"
Citation de Melody Beattie (traduction personnelle)

Le travail des 12 étapes a peu à peu rendu mes actes acceptables à mes yeux - le meilleur antidote de la honte que je connaisse aujourd'hui est certainement une Première étape bien faite. Avant c'était mes dépendances qui m'aidaient à supporter ces actes / pensées honteux généralement en oubliant les instants passés. Mais quelle énergie j'ai dépensé pour les oublier ! Quels moments gachés !

Alors que la méthode est là : cueillir les fruits du moment.

C'est l'automne aujourd'hui , un bon moment pour la récolte,

Un Passant anonyme

10/06/2008

La colère est aussi ennemie du groupe

"

[Une fois] la colère déchainée, l'unité et le but [du groupe] sont perdues. Même l'indignation "justifiée" peut dèsintégrer le groupe. Il peut même en mourir. C'est pourquoi nous évitons la controverse. C'est pourquoi nous ne sanctionnons aucune conduite fautive, quelle que soit la gravité de la faute. En réalité aucun alcoolique ne peut être privé de son appartenance aux A.A. pour quelque raison que ce soit. 
La sanction ne guérit pas. Seul l'amour guérit
"
Extrait d'une lettre de Bill W., cofondateur des Alcooliques Anonymes,1966.

Je découvre cette lettre aujourd'hui au cours de ces lectures quotidiennes qui font partie de ma routine de vie spirituelle. 

Et je suis admiratif de la vision que l'auteur développe de ce mouvement qui ne connait ni sanctions, ni exclusions et ce quelque soit la gravité de la faute. 

Et si ce mouvement existe encore plus d'un demi-siècle plus tard, alors je puis moi aussi appliquer ces préceptes dans ma vie sans crainde pour moi : seul l'amour guérit.

Bonne soirée, 

un passant anonyme

10/01/2008

Renoncer à tout prestige personnel

"
... pourquoi le public a t'il une opinion si favorable de nous ? Est-ce simplement parce que nous avons amené le rétablissement à beaucoup d'alcooliques ? Non, ceci n'est qu'un petit bout de l'histoire. Autant le Quidam Moyen peut être intéressé par nos expériences de rétablissement, il est encore plus intéressé par notre mode de vie. Fatigué des méthode de ventes quasi forcées, des promotions spectaculaires et des voix de stentors - il est apaisé par notre calme, notre modestie et notre anonymat. Il se pourrait même qu'il sente la présence d'une grande puissance spirituelle - que quelque chose de nouveau soit venu dans sa vie.

Si l'anonymat a déjà fait ces choses-là pour chacun de nous, il serait surement bon d'adopter une démarche identique au niveau National. C'est déjà aujourd'hui une valeur importante pour nous; dans le futur elle peut nous apporter des bienfaits incalculables. D'un point de vue spirituel, l'Anonymat est en fait la renonciation à tout prestige personnel - aussi bien au niveau personnel qu'au niveau devant être une démarche nationale.
"

Extrait d'un article paru dans The Grapevine de Bill W. "Notre Anonymat est aussi bien une source d'Inspiration que de Sécurité" (Our Anonymity Is Both Inspiration and Safety)

Je suis bien content que nous continuions dans la voie que Bill W. et Dr Bob ont ouvert.

L'anonymat en tant que principe spirituel c'est m'effacer moi , devant le message : porter le message et non porter le messager ! D'où mon choix de rester dans l'anonymat.

Et de laisser les textes parler plus souvent que de raconter ma vie. C'est le paradoxe et le défi de ce blog : raconter sans se raconter.

Pour le reste, l'automne colore la nature dans des tons de feux - et j'aime ça.

Portez vous bien,

Un PasSant ANonYme

PS1 : Cet article a été écrit pour les Etats Unis - je ne suis pas sur de l'attitude du public en Europe via à vis das AA et autres mouvements anonymes. Qu'en pensez-vous ?

PS2 : The Grapevine = la vigne , c'est le mensuel des AA publié aux Etats Unis.

9/27/2008

Moi ou le chat


"
Un alcoolique ne supportait plus le chat de sa femme et décida de s'en débarasser en le larguant loin de la maison dans un parc. Alors qu'il rentrait chez lui ayant commis son méfait, il retrouva le chat dans l'allée qui menait à sa maison. Le lendemain, il décida d'emmener le chat un peu plus loin. Il le sortit de la voiture et retourna chez lui. Alors qu'il remontait l'allée, il retrouva le chat dans l'allée. Il essaya de l'emmener de plus en plus loin, mais le chat l'attendait toujours devant chez lui.
A la fin, il décida de conduire quelques kilomàtres plus loin, puis de tourner à gauche, puis à droite, de passer au-dessus du pont, puis encore 2 fois à droite jusqu'à se trouver à bonne distance de sa maison et laissa le chat à cet endroit.
Quelques heures plus tard, l'homme appela sa femme à la maison et lui demanda :"Chérie, le chat est-il rentré ?" . "Bien sur, pourquoi demandes-tu ?" lui répond sa femme. Irrité, l'homme lui dit : "Passe-moi le chat sur le téléphone. Je suis ivre, je suis perdu et j'ai besoin qu'on me donne la direction[pour rentrer]".
"

On vient de me la raconter aujourd'hui.
J'ai ri.... Mais ri !
De ce rire dit d'identification. Car moi aussi, j'ai fait confiance à qui/quoi ne pouvait m'aider pour m'indiquer la direction de ma vie.

Alcoolique ou autre dépendant, on est tous passé par là, non ?

Je profite de ce post pour inaugurer une categorie "Léger" sur ce blog. Est-ce le signe d'une avancée dans mon rétab'?

Une bonne soirée à vous,
uN passAnt anonyME

9/24/2008

Dissolvant

Il m'arrive d'aller dans certains cercles de spiritualité.

J'y vais à la recherche de lieux où l'on médite ensemble. Le terme important ici est ensemble. Car dans mon attente, la meditation et l'ensemble sont sur le même plan d'importance. L'alternative pour moi est : je reste chez moi et je m'assieds face à mon arbre à l'ombre de quelque papillon royal, dans ce silence perturbé seulement par la piaillement des moineaux . (Profitez en car ils disparaissent de nos villes : je parle des papillons et des moineaux bien sur).
J'écoute le silence.

Bref dans ces lieux de méditation organisés, je suis parfois frappé de me sentir si seul. De voir que c'est chacun pour soi. Le Maitre officie, son "assistant" officiel ou officieux porte le sourire de l'insider - tous les deux regardent avec compassion les disciples... pour qui c'est chacun pour soi.

Chacun pour soi, l'attention du maître, les réponses du maître, le sourire du maître. Chacun pour soi, le salut. Chacun pour soi, le chemin. Et puis il y a la comparaison entre ceux d'avant et les bleus, les anciens et les nouveaux, moi je fais ceci, moi j'ai lu ce bouquin, moi je pratique ceci, moi je...,moi je....

Sous pretexte d'échange, je jauge l'autre qui me jauge aussi.

Il semble que sur la route vers la grâce, la joie, le bonheur ceux-là soient seuls avec leur maitre exterieur et leur ego, le maitre interieur.

Et dans les groupes en 12 étapes, alors ? Souvent on retrouve les mêmes.

Nous ne sommes pas mieux. Mais nous nous soignons. Nos traditions sont là pour cela.

La première nous dit quel est le problème : nous mettons notre bien être devant tout le reste - mon bien-être devant celui de l'autre, toujours. Chacun pour soi. Petit homme, toujours à la recherche du Maitre extérieur ou interieur.

Les 11 traditions suivantes nous donnent des réponses à ce problème fondamental pour tout humain. C'est ensemble que l'on trouve ces réponses. Et les frictions, confilits et rabibochages font partie du chemin. En fait si je n'ai pas cela dans ma communauté d'esprit, alors je me sens arrêté, embourbé dans l'indifférence ou le non-dit. Le meilleur endroit pour sentir si tout va bien c'est dans les réunions d'affaires des freternités anonymes - pour tous les Alcooliques Narcotiques Emotifs Anonymes et autres Al-Anon de tous poils, aller en réunion d'affaires, y survivre et rester sur la voie - voilà une bonne prescription.

Car pour moi qui vit une vie ordinaire, dans une ville ordinaire même si j'ai la présence d'un arbre, quelques papillons et des moineaux - mon chemin à moi consiste à apprendre à la mettre en veilleuse, dégonfler mon torse bombé, mettre de l'aisance dans mes chevilles - arrêter le "chacun pour soi" d'une vie antérieure . Pas d'ermitage, de monastère ou de cellule monacale non plus car je n'en ai pas les moyens ou l'inclinaison.

Mon dissolvant d'ego à moi, c'est les autres.

J'aime être de retour,

Le paSsAnt ANonyme

9/14/2008

Nos mémoires

"
Comment c'était. Qu'est ce qui s'est passé. Comment c'est aujourd'hui. Mémoires. Si je dois rester sobre, il me faut me souvenir. ....

"
Extrait de la Pensée du Jour de Father Leo

Cette pensée résume les raisons de certains de mes partages ici et en réunion : entrenir la mémoire est très important pour rester dans le rétablissement. Ne pas oublier d'où je viens m'aide à rester sur le bon chemin et à ne pas prendre la grosse tête.

Incidemment, je pars en vacances pendant les quelques prochains jours. Donc, plus de billets quotidiens....

D'ici là, portez vous bien,

A bientôt,

Un PasSant AnonYme

9/13/2008

DISCIPLINE

"

Les enfants ont besoin de discipline; les adultes aussi.
Etre discipliné c'est :
  • assumer mon comportement et toutes ses conséquences. [Il n'ya pas d'echec ni de succès il n'y a que des conséquences].
  • savoir attendre pour ce dont nous avons besoin.
  • être prêt à travailler pour obtenir ce que l'on attend.
  • apprendre à développer et pratiquer des comportements nouveaux
  • être là où j'ai besoin d'être, quand il me faut y être, malgré mes émotions(peur, colère, regrets,...)
  • c'est poser des actes tous les jours, que cela soit de faire la vaisselle ou des actes de l'ordre du rétablissement spirituel
  • toujours tendre avec confiance vers mes objectifs même quand je ne vois pas le bout du tunnel
Nous pouvons être craintif, confus, incertain. La clarté ne nous apparait peut-être pas encore. Nous pouvons même penser que nous n'avançons pas d'un iota.
Il est essentiel pendant ces moments de tout simplement : Demander, Insister, Ecouter et Utiliser.[DIEU]
"
Adapté d'un partage d'un Emotif Anonyme Ami

J'avais réecrit ceci avec cet EAA au moment de la huitiéme étape car pour moi cette étape est met en lumière encore plus que les autres le besoin d'une discipline. Dresser la liste de mes amendes honorables, étudier comment les faire. Car une amende n'est pas une simple lettre ou un coup de fil difficile mais rapide. Non - pour moi chaque amende honorable est en rapport avec la personne lesée, ce qui s'est passé et ce qu'il faut faire pour remettre les choses d'équerre.

Et cela demande discipline, conscience et patience.

Portez-vous bien

un passant ANONYME

9/12/2008

Compter jusqu'à 100

"

Quand vous êtes en colère, compter jusqu'à 10 avant de parler. Si vous êtes très en colère, compter jusqu'à 100.

---Thomas Jefferson


Parfois nous avons juste envie de hurler. Un proche de votre entourage familial ou amicale a « foiré » et nous avons envie de le « remettre à sa place ». Peut-être que quelqu'un nous a engueulé au travail et nous nous avons envie de prendre notre revanche.

 

Commencez à compter.

 

La colère nous enivre. Nous nous sentons peut-être puissants lorsque nous "remettons les gens à leur place". Mais de la même façon que l'ébriété, une colère enivrante dure un instant mais peut faire du mal. Nous devons contrôler notre colère. C'est pour cela que nous comptons. Reprenez vos esprits.

 

Réfléchissez à ce que vous voulez ou ce que vous voulez dire. Usez des mots qui ne vous feront pas honte après. Apprendre à respecter l'autre en étant dans la colére est un signe de rétablissement. 

"

Extrait de la Pensée du Jour du Recueil "Keep it simple" (Garde le simple)


Je respire et je compte souvent pour ma part. 


Et si je n'y arrive pas, je fais mon inventaire et peut-être même je fais une amende honorable.


A demain,


un pasSANTAnonyme 

9/11/2008

Comme un voilier sans voile


"

La Pensée
Longtemps je ne pensai pas que je REagissais. Les choses se produisaient et je sentai que je devais y répondre - mais cette réponse était rarement pondérée. Je n'avais pas de plan pour ma vie. J'étais comme un voilier sans voile. 

Aujourd'hui je réfléchis avant de parler. Je discute avec mon parrain ou des amis avant de prendre une décision importante. J'écoute les opinions des autres avant de faire un choix.  Aujourd'hui je vis dans le monde de la pensée et il n'est pas seulement le mien....

Le monde ne fait sens que quand les gens partagent. C'est le fait de donner et de recevoir qui donne un sens à la vie.... Je sais ce que cela faisait d'être isolé. Aujourd'hui je désire une relation basée sur l'esprit, le corps et les sentiments. 

Puis-je TE trouver dans mon prochain et être soutenu par l'étranger.
"
Extrait de la Meditation du Jour de Père Leo(Father Leo), un A.A. pas comme les autres (:>)

Paroles de sage et d'un éveillé que celles-là. 

En les lisant je me suis rendu compte qu'il serait bon que moi aussi je ralentisse le rythme de mes actions et paroles pour cesser de REagir. 

Agir c'est effectivement avoir un plan, voir loin et Penser Penser Penser. 
C'est aussi se rappeler que seule la Patience infinie produit des résultats. immédiats. 

Bonne soirée,

Un PaSant AnonYme

9/10/2008

Dire le oui

Le dixième Aujourd'hui seulement des Emotifs Anonymes donne des pistes sur ce oui : 

"
AUJOURD'HUI SEULEMENT, je n'aurai pas peur. En particulier, je n'aurai pas peur d'être heureux, de savourer ce qui est beau, ce qui est bon et ce qui est merveilleux dans la vie.
"
Hier j'ai posté sur l'apprentissage du NON. Car il me semble que cet apprentissage est nécessaire avant de pouvoir dire OUI. Apprendre à reconnaitre et se défendre de ce que je ne veux plus.

J'aime cet Aujourd'hui seulement car il donne une des dimensions les moins reconnues de ma peur : peur qu'il se passe des bonnes choses dans ma vie. C'est un paradoxe si souvent verifié dans ma vie : est-il possible que cette chose nouvelle peut-être bien pour moi ? Puis-je l'accepter ... car "je le vaux bien" ?

Pour s'ouvrir et dire oui au bonheur, à la beauté, à la bonté et à la joie.  Il faut dépasser sa peur.  Tranquillement

Aujourd'hui j'ai eu une belle journée avec quelques bonnes nouvelles, tranquille.

A demain,

Un paSsant anonyMe

9/09/2008

Dire le non

"
Si nous n'apprenons pas à dire non, nous cesserons de nous aimer nous et les personnes à qui nous cherchons toujours à plaire.
Nous pouvons même en arriver à les punir par ressentiment.

Quand disons-nous non ? Lorsque c'est non que nous voulons vraiment dire.

Quand nous apprenons à dire non, nous cessons de mentir. Alors, les gens peuvent nous faire confiance et nous pouvons nous faire confiance. Plein de choses positives arrivent lorsque nous nous faisons confiance. Il faut juste que ce non ne soit pas dit avec méchanceté.

Lorsque nous savons dire non, nous pouvons dire oui au bonnes choses. Nos "non" et nos "oui" commencent à être prise au sérieux.


Et nous apprenons un secret : "non" n'est pas si difficile à dire;
"
Tiré d'un partage écrit par un émotif anonyme

Les premières fois furent penibles. Et pas grand'monde m'a cru. Il a fallu repeter le non.
Insister.
Poser les questions : quelle partie de ce simple adverbe en 3 lettres ne comprennent-ils pas ?

Il a aussi fallu prouver que marquer le désaccord ne veut pas dire que je ne les aime pas ou plus.

... s'affirmer...

Où est la spiritualité ? Dans la confiance nécessaire pour se tenir debout ainsi.... envers et contre tout ce que je pouvais plus subir, puis tout ce que je n'avais plus à subir. Car j'ai appris à n'accepter que ma part... et pas plus. Par la grace de Dieu, comme je l'ai accepté en 3é étape.

A demain,

uN pAsSaNt anonyme

9/08/2008

Jour de paix

"
La paix est simple.
La simplicité est belle.
Choisissez un jour pour pratiquer la simplicité.
Parler un peu, écouter avec attention, faites quelque chose incognito pour un proche.
Manger simplement.
Créer des temps dans votre journée pour ne rien "faire" - juste se promener, regarder, vivre le moment.
Ouvrez votre coeur pour devenir plus sensible.
Honorez chaque situation et chaque personne tels qu'ils sont.
Le soir, écrivez vos découvertes.
Observez l'état de votre esprit.
"
Tiré de la Pensée du jour du Pocket Sponsor

J'ai maintenant des jours comme celui-ci. Avant .... quasiment pas. Je ne les recherchai pas, j'étais dans le bruit et la fureur ou alors dans un silence lourd de ruminations - dans tous les cas dans l'ignorance. 

En fait, j'aime surtout l'idée de savoir "créer des temps dans sa journée" (même si je trouve encore ma traduction maladroite ) et non l'idée de les "trouver". Car dans toute journée, il me suffit de m'arrêter au milieu lorsque des émotions pénibles m'envahissent : c'est ce savoir là que les 12 étapes m'ont donné. Savoir créer ce sas de sécurité entre l'émotion et Moi. Ni étouffer l'émotion, ni se laisser entrainer. Sortir sa tête de l'eau et poursuivre le Jour de Paix. C'est aussi une leçon d'acceptation. 

Ce soir aussi, je me rememorerai mes découvertes du jour et j'observerai l'état de mon esprit.

A demain,

UN PASSant anonymE

9/07/2008

La liberté : une approche

"
La plupart d'entre nous découvrons que nous sommes ambivalents quant à la nature de la liberté. La vraie liberté n'est pas de faire exactement ce que je veux; privilège serait le terme approprié pour cela. ...

.. Nous devons approcher cette idée de liberté en sachant que ce que nous recherchons réellement est de ne plus être soumis à la mainmise de l'ego. Leur côté egocentrique peut être la pire des tyrannies à laquelle les humains aient à faire face. Quand nous nous débarrassons de cette tyrannie, nous apprenons que nos choix[dans notre vie] sont multiples. Nous prenons de sages décisions au lieu d'être entrainés dans certains actes. Nous sommes réellement libres.
"

Extrait de la pensée du 7 Septembre tiré du recueil "Walk in dry places" de Mel B.

Le joug de mon ego ou la liberté ? Mon coeur ne balance plus. Même si tous les jours je remets le tout sur la balance. Ce programme quotidien me pèse parfois. Et parfois je m'y soustrait. Mais je suis sorti soulagé de ces moments où je me fais avoir par "le comité dans ma tête" et une paresse bien humaine.

Goûter ma liberté d'aujourd'hui est un plaisir.

A demain,
un passant anonyme

9/06/2008

La bonne addresse

"
La dépendance consiste à répondre à une invitation de nature spirituelle en se rendant à la mauvaise addresse.
---Chris Ringer
Où pouvons-nous nous réfugier pour nous sentir bien, pour se sentir spirituellement vivant ? Pas dans l'alcool, ni les drogues. Ni dans le shopping compulsif, le jeu ou le sexe. Ni dans la boulimie ou le surcroit de travail. Lorsque nous nous tournons vers ces choses pour nous sentir mieux, nous remplaçons une addiction par une autre, nous nous rendons à la "mauvaise adresse". Quelle est la bonne addrese ? Nos besoins intérieures. Notre Puissance Supérieure. Notre programme de rétablissement. Nos amis. Bientôt, nous faison partie d'un réseau de "bonnes adresses".
....
Action pour aujourd'hui : Aujourd'hui, je m'assurerai que j'ai au mois 3 "bonnes adresses" dans mon sac ou mon portefeuille. Je listerai des noms et des n°s de téléphone qui m'aiment et m'aideront.
"
Extrait de la Pensée du Jour du recueil "Keep it Simple" (Garde le simple) du 6 Septembre

Le sujet de la réunion d'aujourd'hui était : Que faites-vous pour chercher la voie juste(sous-titre : comme dans la 11é étape) dans votre vie concrétement - témoigner de votre expérience ?

Un des partages a insisté sur le fait de développer une écoute réelle des autres, sans parasitage intérieure. Il a aussi témoigné qu'il lui fallait pour cela cesser d'écouter le comité qui siége dans sa tête.

Pour aujourd'hui, je suis allé en réunion à la recherche d'une voie juste.

Bonne soirée et à demain,

un pASSANt anonYme

9/05/2008

Les gens heureux

Quelqu'un a écrit :
".... On ne devient pas heureux en courant après le bonheur.On se fabrique son bonheur en étant quelqu'un de bien." Les personnes les plus heureuses que j'ai rencontrées ne pensent même pas a être heureux. Ils pensent juste à être des bons voisins, des gens bien. Dès lors, le bonheur se glisse dans leur vie par la fenêtre à l'arrière pendant qu'ils font le bien.

.....
Le bonheur est un papillon: plus vous le pourchassez et plus il se dérobe. Mais arrêtez de le poursuivre, rangez votre filet, et occupez-vous de choses plus productives que la poursuite du bonheur personnel, et il se glissera alors sur vous par derrière et se posera sur votre épaule. »
--Rabbi Harold Kushner


Longtemps j'ai couru apres ce bonheur souvent en vain. Après ma rencontre avec les fraternités anonymes,  j'ai compris qu'il était un bénéfice secondaire de la pratique des 12 etapes.

Tout simplement

A demain (pourquoi ? lisez CECI)

UN pasSanT aNoNyme

9/04/2008

Tolérance

"

Vous avez le pouvoir de tolérer n'importe qui et n'importe quoi. Mais la tolérance n'est pas souffrir en silence.  Cela veut dire aller au delà de ce qui est confortable et faire un cadeau à qui vous tolèrez.

Donnez de votre temps, de votre compréhension, de votre compassion, portez de l'interêt - ce sont des dons qui paradoxalement vous nourissent.

Et quand vous le faites, vous ressentirez votre estime de vous-même se renforcer et votre force intérieure grandir. 

Ce faisant, votre tolérance sera votre force."

Extrait de la pensée quotidienne du Pocket Sponsor d'hier.

Incidemment je me suis posé une question : pourquoi ce choix ? D'autant que j'ai du l'écrire déjà ici.. même si d'une autre façon. Parce que j'ai eu besoin de l'entendre encore une fois et de le mettre en pratique aussi aujourd'hui. 

Incidemment le mois de Septembre est mon mois anniversaire : l'anniversaire de ma naissance sur cette terre ET de 2 renaissances dans cette vie terrestre déjà. Donc pour célébrer ce mois important, j'ai décidé de traduire et poster une pensée du jour chaque jour que l'on ne trouve pas en français  et qui me nourrit.. ma façon de donner ici , en signe de reconnaissance.  Et ce pendant ce mois. 

A demain donc,

Un PasSant anonYme


8/31/2008

Mozet , Belgique


...... est très officiellement l'un des plus beaux villages de Wallonie(Belgique). Il abrite le domaine de Mozet, décrit sur ce site. Mais pourquoi est-ce que je vous parle de cet endroit, me direz-vous ?

Parce que .. la convention européenne francophone des Emotifs Anonymes 2008 s'y déroule le premier weekend d'Octobre. Une convention c'est l'occasion de faire plein de connaissances, plein de réunions , de faire connaissance avec plein d'amis ou de les retrouver d'une année à l'autre. C'est comme des retrouvailles familiales finalement. Si vous ne pleurez pas à l'arrivée, il y a quelques chances que vous pleuriez à la fin lors de la séparation.
Pour tout savoir sur cette convention et s'y inscrire c'est ICI

Il est encore temps mais se décider vite est essentiel.

Bonnes 24 heures et bon retour pour ceux qui rentrent de vacances !

Un PasSant anonYme

Ah oui, j'oubliais : le thème est basé sur le dernier livre des Emotifs Anonymes : "Si je veux que ça marche"

8/24/2008

Non professionel

Extrait du manuel des Emotifs Anonymes "Les Traditions expliquées" au chapitre sur la 8é tradition.
"
Les Emotifs Anonymes se basent sur un principe [d'organisation] très simple : ceux et celles qui ont trouvé de l'aide pour atteindre une santé émotive à travers le Programme en Douze Etapes sont mieux placés que quiconque pour transmettre le message des EA. Les connaissances des professionnels ne pourraient jamais équivaloir à l'experience de ceux qui ont suivi le programme.
"

Cette tradition me rappelle que l'essentiel de notre travail en tant que mouvement organisé est de transmettre notre message. Nous pouvons donc employer des professionnels (si nous avons les fonds suffisant :>) uniquement pour les taches administratives. Le pouvoir de décision reste partagé entre tous ceux qui font ce travail de 12 étape de transmission du message.

C'est une responsabilité, un engagement et une façon de pratiquer le bénévolat et la gratuité comme principe spirituel dans notre vie. C'est aussi un bon moyen de garder sa sobriété.

Comme le rappelle la prière :

"C'est en donnant, que nous recevons"

Bonnes 24 heures,

Un PaSsant AnonYme

8/19/2008

Assez

Extrait de la Pensée du Jour du 12 aout du Juste pour Aujourd'hui des Narcotiques Anonymes
"
En avons-nous vraiment assez ? Voilà la question cruciale que nous devons nous poser lorsque nous nous préparons à travailler la Première Étape dans Narcotiques Anonymes. Il importe peu si oui ou non nous sommes arrivés à N.A. avec notre famille intacte notre carrière en plein essor et toutes les apparences extérieures de l'intégrité. Ce qu'il faut, c'est que nous ayons atteint un bas-fond émotionnel et spirituel qui nous empêche de retourner à la dépendance active. Nous serons alors vraiment prêts à tout faire pour cesser de consommer.
Lorsque nous examinons notre impuissance, nous nous posons quelques questions élémentaires. Suis-je capable de contrôler ma consommation de drogue sous quelque forme que ce soit ? Quels sont les incidents que je n'aurais pas voulu voir se produire et qui sont survenus à cause de ma consommation de drogue ? Dans quel sens ai-je perdu la maîtrise de ma vie ? Suis-je convaincu au plus profond de mon coeur que je suis un dépendant ?
Si les réponses à ces questions nous conduisent aux portes de Narcotiques Anonymes, alors nous sommes prêts à passer à la prochaine étape, menant à une vie libérée de la dépendance active. Si nous en avons vraiment assez, nous serons prêts à tout faire pour trouver le rétablissement
"


On dit du Programme que c'est souvent la dernière option que nous tentons en désespoir de cause. Après avoir essayé plein d'autres options en vain.

Et donc, comme moi, frapper à cette porte en se disant : pourquoi pas ? Que cela me côute t'il ? Quel risque cours-je ? Quel risque cours-je à ne rien faire ? Dans un petit bilan coûts-bénéfices, je décidai que le jeu en valait la chandelle. Et j'ai été payé de retour plus que prévu.

Alors la pensée du jour parle bien du moteur principal de cette démarche : En Avez-vous Assez ? En avez-vous vous marre ? Marre d'en avoir marre ?

Les succès exterieurs n'y sont pas forcément pour grand'chose : moi aussi, j'avais une vie sociale bien intégrée et extérieurement sans grand echec... La perte de la maîtrise de ma vie a été en plus de la dépendance surtout une perte de la maîtrise de ma vie intérieure : un gel intérieur emotionnel et spirituel, parfois un désordre , en tout cas une misère intérieure toujours.

Si cela n'est pas a minima votre cas, est-il utile de se lancer dans un Programme en 12 étapes ? Cela demande honnêteté, ouverture d'espirt et courage. Mon expérience montre qu'il est bien facile au mental de trouver les 10 000 excuses pour éviter de faire le chemin parfois ardu que demande ce simple Programme. Si le désespoir antérieur ne tenaille pas, pourquoi s'y lancer ?

Quand cela devient difficile, suivre les tentations pour adapter le programme a sa sauce perso deveint un piège quotidien:je peux peut-être me passer de la 5é étape ou m'arrêter à la 3é étape .. ou encore aller en réunion de temps en temps car cela m'suffit et puis j'ai bien le temps. Dommage...car il y a beaucoup plus que cela.

Pourquoi grignoter au buffet lorsque le banquet est servi ?

A plus,

Un paSsant anonYme

8/16/2008

Presto



Presto from georgesyson on Vimeo.
C'est l'histoire d'un humble lapin qui ne demandait que son dû....

Juste pour le fun

un passant anonyme

8/15/2008

Un profond changement de personnalite

"
On a souvent répété que les membres des A.A. ne s'interessaient qu'à l'alcoolisme. Ce n'est pas tout a fait exact. Certes, pour survivre, nous devons nous abstenir de boire. Mais celui qui connait la personnalité de l'alcoolique pour avoir fréquenté certains d'entre eux ,sait qu'aucun véritable alcoolique ne pourra cesser de boire d'une manière durable sans avoir subi un profond changement de personnalite.
"

Extrait d'une lettre de Bill W. (1940)

Ceci s'applique a toutes les dépendances de la même façon, à mon sens. Car pour passer de l'abstinence premiére à l'abstinence durable puis à la sobriété enfin, il faut remplacer la dépendance par "quelque chose" qui soit au moins aussi puissant, voire plus. Les fraternités nous apportent cela.

J'ai été temoin de ce changement dans les salles et c'est toujours aussi émouvant à chaque fois. La tolerance, la bienveillance et la simplicite qui y règnent, contrastent sévérement avec les comportements compliqués et autres situations regrettables de l'exterieur

Bien a vous,

Un pasSant anonYme