" Soyez Passants " - Evangile selon Saint Thomas

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1/05/2010

Un nouveau mode de vie


Extrait du livre "Aujourd'hui Seulement" des Émotifs Anonymes - Pensée du 2 Janvier

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AUJOURD'HUI JE ME SOUVIENDRAI

Ce Programme n'est pas un simple menu dans lequel je choisis ce que je veux, c'est un mode de vie. Je dois donc le mettre en pratique au complet afin d'y puiser tous ses avantages.
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C'est ainsi dans ce simple programme que j'apprends chaque jour à vivre selon les principes des 12 étapes et à les mettre en pratique là où je suis . Aussi bien là où je suis physiquement que là où j'en suis dans mon chemin de rétablissement. Au tout début de mon abstinence m'accrocher à ce programme m'a permis de sortir de l'obsession de la dépendance. J'ai ainsi remplacé l'obsession destructrice par une obsession positive.

Puis vint la période dite du "nuage rose" : tout était devenu facile , chaque découverte du programme était une ouverture inattendue sur le vie , celle que je ne connaissais pas. Demander de l'aide ? Ça marche. Lâcher prise ? Ça marche aussi. Vivre et laisser vivre ? Je ressens encore les frissons des premières fois où "j'ai lâché l'affaire" seulement parce que le Programme le suggère et tout en me disant que cela allait me revenir en pleine gueule... et pourtant cela a donné des résultats.

Alors j'ai adopté le reste du Programme et surtout les Etapes. Et chaque jour je ré adopte ce Programme. Pas comme une évidence mais bien de façon délibérée : chaque matin je fais les gestes de Prière et de lecture qui me remettent dans ce Programme de 24 heures.

Au pire si j'oublie, l'ecriture de ce Blog me force à y revenir régulièrement (Question en aparté : il existe plus d'une centaine de blogs de 12 étapes en anglais et seulement une poignée en français - pourquoi ?)

Je n'ai pas encore rencontré de dépendant qui vive convenablement en délaissant sciemment certaines parties du Programme , par exemple les étapes les plus déconcertantes. Au mieux, la personne survit ... parfois avec un fond de hargne, un fond de colère pas maîtrisé... un reste de timidité qui vaut mise à l'écart des autres et de soi-même aussi. Et pourtant il suffit d'essayer pour que cela marche.

Je n'ai pas rencontré de personne qui mette en pratique dans tous les aspects de sa vie ce simple Programme et qui ne récolte pas les fruits de la sérénité, de paix intérieur et d'amour.

D'aucuns appelle cela la sobriété.

Adopter le mode vive , tout ce mode vie

uN PaSsanT aNonyMe

12/20/2009

Aller à l'encontre

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Pour moi, vivre dans la solution suppose que je trouve le moyen de ne pas vivre dans le problème. Au début de mon abstinence, je me retrouvai souvent en train de vivre le même chaos et la même confusion dans lesquels je me trouvai alors que je buvais. Je ne comprenais pas pourquoi ma vie était encore si non maîtrisée.

Des AAmis m'ont alors dit que je continuai à faire les mêmes choses en attendant des résultats différents. Alors que je ne buvais plus, j'étais encore malhonnête envers moi-même et les autres, égocentrique et trop dépendant des autres (tout en nourrissant du ressentiment envers les personnes dont je dépendais), et je m'accrochais trop à l'idée que je pouvais maîtriser ma vie sans l'aide d'une puissance supérieure à moi-même. Une suggestion qui m'a réellement aidé - et sur laquelle je m'appuie encore aujourd'hui - fut d'aller à l'encontre. Lorsque je suis confronté à une situation qui demande une action de ma part, alors faire l'inverse de ce que j'aurai fait quand je buvais.

Ma première expérience avec cette idée se produisit quand ma première relation amoureuse sobre se désintégra. Mon ancien premier reflex aurait été de chercher immédiatement une nouvelle personne pour me soulager, sans penser aux conséquences et ensuite de me saouler pour noyer ma culpabilité. Aller à l'encontre m'amena à rechercher un ami sobre et à partager mes émotions avec lui. Et puis je restai tranquillement à l'écoute de ce que je ressentais et que j'avais toujours fui -j'ai ainsi appris que je pouvais vivre avec ces émotions et qu'elles passent. Avant cette expérience, je pensais que ce que je ressentais à un moment donné allait durer pour toujours.

Depuis cette expérience, je me suis rendu compte que cela marchait dans beaucoup de situations. Quand je me sens seul et "isolé", ma tendance naturelle est de rester à la maison, m'isoler et je m'apitoie beaucoup sur moi-même. Aller à l'encontre veut dire alors aller en réunion, parler à un nouveau-venu et me sortir de moi-même.

Quand je suis confronté à une différence d'opinion, ma première réponse est de défendre ma position coûte que coûte, en général en tordant la vérité. Dans la sobriété, j'ai appris à poser des questions, essayer de garder un esprit ouvert pour permettre de rester en communication et essayer de comprendre ainsi la position de l'autre personne.

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Extrait d'un article anonyme paru dans le Grapevine , le journal des Alcooliques Anonymes américains en Mars 1998

La Deuxième étape invite exactement à cela : aller à l'encontre de mes croyances si établies de dépendant - m'ouvrir à la possibilité qu'une Puissance Supérieure à moi-même peut me rendre la raison et la maitrise de ma vie.

Et puis, cesser de croire qu'une fois abstinent je peux continuer à agir comme je le faisais avant mon abstinence en toute impunité. J'ai compris que cela ne marche pas : pour que cela change il faut que je change.

"Va à l'encontre" est mon nouveau slogan !

Vivez dans la solution,

uN pAsSaNt AnOnYmE

11/30/2009

Gratitude de Novembre An 2009

Aujourd'hui est le dernier jour de Novembre , le mois de la gratitude pour les fraternités en 12 étapes.


Concrètement, en Novembre, nous donnons plus (en € £ $ ...) par exemple en faisant passer un chapeau spécial gratitude en fin de réunion, en donnant plus d'argent dans le chapeau ou en envoyant un don exceptionnel à son mouvement x-anonyme ou par exemple comme ici

Alors si comme moi, vous êtes heureux d'être en vie, si vous êtes abstinent comme je le suis depuis quelques années de façon inespérée; si vos relations avec vous -même et aussi votre entourage se sont améliorés ou tout simplement si aujourd'hui vous avez une relation avec vous-mêmes et avec les autres aussi ... et si comme moi, vous sentez que chaque jour est un cadeau gratuit ....

.... alors peut-être ferez vous comme moi : donnez !

Aujourd'hui ou demain ou après-demain, peu importe : donner comme signe de ma reconnaissance inscrit la sobriété en moi.

A vous de voir,

uN pAsSaNt AnOnyme

P.S. Gratitude aussi pour les amis rencontrés sur le net et que je salue ici Analanon et Bruno !

6/15/2009

L'important d'abord: le professeur, son bocal et ses grains de sable

Un jour, un vieux professeur d’université fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux professeur n’avait qu’une heure pour faire « passer sa matière ».

Debout, devant ce groupe d’élite qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner, le vieux professeur les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ». Dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux professeur sortit un gros pot d’un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « Est-ce que ce pot est plein? ». Tous répondirent « Oui ».


Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment? ». Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux, puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux jusqu’au fond du pot.
Le vieux professeur leva à nouveau les yeux vers son auditoire et demanda : « Est-ce que ce pot est plein? ». Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un deux répondit : « Probablement pas! ». « Bien! », répondit le vieux professeur.



Il se pencha de nouveau et, cette fois, il sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein? ». Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : « Non! ». « Bien! » répondit le vieux professeur.


Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux professeur leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? ».

Le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».


« Non », répondit le vieux professeur, « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premiers dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ».
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence des ces propos. Le vieux professeur dit alors : « Quels sont vos gros cailloux dans votre vie? Votre santé? Votre famille? Vos amies et amis? Réaliser vos rêves? Faire ce que vous aimez? Apprendre? Défendre une cause? Relaxer? Prendre le temps? Ou... toute autre chose? ».



« Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ces gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir sa vie. Si on donne une priorité aux peccadilles (le gravier, le sable, etc.), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question « quels sont les gros cailloux dans ma vie? ». Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot qui représente votre vie ». D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Quelques uns de mes gros cailloux :



  • Avant :
Moi
Mon indépendance , moi unique
Faire - avoir des résultats rapides, efficaces
Mon paraître quitte à faire semblant
Faire ce que j'aime


  • Après :
Ma relation à Dieu, à moi-même et aux autres
Aimer mon entourage qui sait m'aimer quand je ne pouvais m'aimer moi-même
Ma sobriété
L'accès à une certaine forme de sagesse
La beauté du "Ici et maintenant"
Aimer ce que je fais

Choisissez vos gros cailloux précautionneusement,
uN paSSant AnOnYme

PS la belle photo a été empruntée ici

4/02/2009

Problème ou solution ?

Pour l'alcoolique, l'alcool n'est pas le problème ... c'est une solution, une mauvaise solution mais la seule qu'il ait trouvé jusque là.

Au début, elle était soutien, amie... puis de plus en plus destructeur. Mais le souvenir des premiers temps nourrit la dépendance. Alors recommencer encore et toujours en cherchant à recréer l'euphorie ou l'apaisement des débuts....en vain. Et là, la dépendance devient le problème.

La recherche des plaisirs dits "artificiels" signe le malaise dans ma personnalité. C'est en cela que le vrai problème, c'est bien moi. Le traitement qui s'applique ici mène à la sobriété; cet état qui allie un équilibre emotionnel, une maturité d'adulte et une bienveillance envers la Création.

Alors, recouvrer l'abstinence est la condition sine qua none pour espèrer accèder à cette sobriété. Les 12 étapes sont des pratiques qui mènent à la sobriété. Cette sobriété est le supplèment d'âme que j'ai trouvé dans cette mèthode.

Portez vous bien,

uN pAssant ANONYMe

P.S 1 : A propos de maturité d'adulte : l'important n'est pas que l'alcoolique ait eu une enfance malheureuse, mais c'est qu'elle dure si longtemps (:>).

P.S.2 : Remplacer alcool par la dépendance qui vous agit.

12/27/2008

Des pissenlits d'amour


"Un homme s'enorgueillissait de la tenue impéccable de sa pelouse, jusqu'au jour où celle-ci fut envhaie par des pissenlits. L'homme eu beau s'escrimer, utiliser une foultitude de mèthodes pour se débarasser de ces pissenlits, elles re-fleurissaient sans arrêt.

En désespoir de cause, il ecrivit au Departement National de l'Agriculture en énumérant l'ensemble des méthodes qu'il avaient tentées et des échecs subis. Elle finit sa lettre avec cette question lancinante : "Mais que puis-je bien faire maintenant !".

Après quelques longs mois, la réponse vint : "Nous suggérons que vous appreniez à aimer les pissenlits".

Extrait du livre d'E. Kunz "The spirituality of imperfection" p.200

L'histoire illustre la phrase suivante d'Ernest Kunz, grand historien des A.A. :
"Nos sommes devenus sobres grace à l'honnêteté; nous restons sobres grace à la tolérance".

Je poste ce billet en signe de gratitude pour tous les bienfaits que j'ai en cette période de fêtes de fin d'année. Je peux les vivre dans la joie de la sobriété, débarassé de la culpabilité ou de la honte le lendemain.

A vous aussi, Paix, Amour et Sobriété
Un PasSant AnonYme

12/08/2008

Sobriété émotionnelle I

Extrait d'un article de Bill W. dans le Grapevine (journal américain des Alcooliques Anonymes) - Janvier 1958
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Plusieurs anciens membres, qui ont soumis la "cure de sevrage" des A.A. à des tests rigoureux mais positifs, se rendent compte qu'ils manquent souvent de sobriété émotionnelle. Pour l'acquérir, nous devons développer une maturité et un équilibre(c'est à dire : une humilité) plus réels dans nos relations avec nous-mêmes, avec nos semblables et avec Dieu.
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Si j'avais lu ceci en arrivant dans les fraternités, je pense que j'aurai choisi plutôt d'aller m'inscrire à un cours de chinois ! (:>)

Etant resté, je garantis que c'est ben vrai et ben agréable aussi.

Alors si cela ne vous dit rien aujourd'hui, ne cherchez pas à comprendre. Cette leçon se découvre souvent après coup, c'est à dire que ceci ne fait sens que quand on a acquis un peu de sobritété émotionnelle. C'est un des paradoxes de l'enseignement spirituel.

P.S. choisissez votre concept de Dieu - une liberté à prendre par rapport à l'enfance et l'héritage culturel aussi.

Un PasSant AnonYme

8/15/2008

Un profond changement de personnalite

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On a souvent répété que les membres des A.A. ne s'interessaient qu'à l'alcoolisme. Ce n'est pas tout a fait exact. Certes, pour survivre, nous devons nous abstenir de boire. Mais celui qui connait la personnalité de l'alcoolique pour avoir fréquenté certains d'entre eux ,sait qu'aucun véritable alcoolique ne pourra cesser de boire d'une manière durable sans avoir subi un profond changement de personnalite.
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Extrait d'une lettre de Bill W. (1940)

Ceci s'applique a toutes les dépendances de la même façon, à mon sens. Car pour passer de l'abstinence premiére à l'abstinence durable puis à la sobriété enfin, il faut remplacer la dépendance par "quelque chose" qui soit au moins aussi puissant, voire plus. Les fraternités nous apportent cela.

J'ai été temoin de ce changement dans les salles et c'est toujours aussi émouvant à chaque fois. La tolerance, la bienveillance et la simplicite qui y règnent, contrastent sévérement avec les comportements compliqués et autres situations regrettables de l'exterieur

Bien a vous,

Un pasSant anonYme