" Soyez Passants " - Evangile selon Saint Thomas

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5/30/2010

L'enseignement et la pratique des 12 étapes - suite

Une mouture de la Douzième étape des Alcooliques Anonymes telle qu'écrite par Bill W. disait :

"Ayant eu un éveil spirituel comme résultat de ces étapes, nous avons essayé de porter ce message à d'autres, surtout d'autres alcooliques, et à pratiquer ces principes dans tous les domaines de notre vie."

Bill écrivait en Septembre 1947(magazine Guidepost) :

... , "Pourquoi ne pas appliquer les principes des A.A. à tout problème personnel ?" Le monde est un monde à problème parce qu'il est rempli de gens à problèmes. Nous subissons aujourd'hui la plus énorme cuite emotionnelle de tous les temps; presque personne n'est à l'abri de l'insécurité, la peur, le ressentiment et l'avarice..."

Nos groupes sont là pour enseigner et pratiquer les 12 étapes pour nous mêmes mais aussi pour témoigner de notre rétablissement à tous ceux qui souffrent encore.

Je ne peux "aider" l'autre qui n'est pas dépendant. J'ai déjà fait l'expérience d'essayer d'expliquer ma dépendance et le programme a quelqu'un qui n'est pas dépendant ... sans aucun résultat, tant ces états lui sont incompréhensible. Ainsi que mon besoin de spiritualité.

Le témoignage de mon relèvement suffit et c'est bien cette leçon là que j'apprends dans les groupes : l'humilité et le témoignage de ma pratique. convainc.

Pour le reste,je sais qu'il suffit à qui que ce soit de commencer à chercher avec honnêteté, ouverture et bonne volonté(le fameux "how" ) en restant dans les principes des 12 étapes et la grâce de Dieu lui sera offerte.

Faire part et laisser le reste à D....

Bonnes 24 heures,

uN pAssaNT ANonyme

L'enseignement et la pratique des 12 étapes

Extrait d'un article de Bill W. dans le magazine des A.A.(Alcooliques Anonymes) américains "The Grapevine" Février 1958
"

La sobriété - la libération de l'alcool- via l'enseignement et la pratique des 12 étapes est l'unique objectif d'un group AA. Les groupes ont essayé de façon répétée d'autres activités et ils ont toujours échoué.

Nous avons aussi appris qu'il est impossible de changer des non-alcooliques en membres des A.A. Nous devons limiter nos membres aux alcooliques et nous devons confiner nos groupes AA à un seul objectif. Si nous ne respectons pas ces principes nous nous effondrerons certainement. Et si nous nous effondrons, nous ne pourrons plus aider qui que ce soit.

Illustrons ... Il y a quelques années, nous avons accepté dans nos rangs en tant que membres AA nos familles et certains amis non-alcooliques qui nos avons grandement aidé. Ils avaient aussi leurs problèmes... Nous le regrettons amis nous avons découvert que ceci était impossible. Ils ne pouvaient pas parler le langage des AAs;ils ne pouvaient pas non plus sauf quelques exceptions, s'identifier aux nouveaux membres des AAs. Ils ne pouvaient donc pas faire une Douzième étape de façon en toutes circonstances. Même s'ils étaient très proches de nous, nous devions tout de même leur nier le droit d'être des membres des AA. Nous ne pouvions les accepter qu'aux réunions ouvertes ."

J'ai pensé que cet extrait serait bien posté pour le dernier jour de Mai car il s'agit de la Cinquième tradition. Pour remettre cet extrait dans son contexte, Bill W. parle essentiellement pour recadrer qui peut être membre des AAs à un moment où commence à se poser la question de l'acceptation au sein des AAs de gens accros à d'autres substances(drogues) que l'alcool.

Depuis cet article, le nombre de polydépendants a explosé, comme je le constate à chaque réunion. Souvent une forte minorité, voire une majorité est accro à plus d'une substance physique et/ou entretient aussi une dépendance à certains types de relations personnelles.

Alors que font-ils ? Pour ma part, je fais partie de plusieurs fraternités. Et je constate que même si la nature de nos dépendances est très similaire entre une dépendance et une autre, le parcours de vie et donc l'identification est réellement différente. Pour les nouveaux venus, la lutte de la première étape, si difficile et peut-être la plus haute marche de ce programme doit être accompagné par les anciens, ceux qui savent de quoi est fait ce parcours ... pour cette dépendance là.

Car chaque dépendance a une incidence spécifique dans ma vie relationnelle et sociale, dans les milieux auxquels je me suis agglutiné et par rapport auxquels je dois changer de position pour avancer.

Et vous, polydépendants ou pas, qu'en faites-vous ?

Un PassaNT Anonyme

P.S. Au prochain post, je reviendrai sur d'autres aspects de cette phrase en bleu là haut. Que cela ne vous empêche pas de commenter sur l'extrait. Certains aspects sous-jacents : quels sont les droits et devoirs des membres des AAs, que fait un groupe AA etc...

2/28/2010

S'aider en aidant les autres

Extrait du "Manuel de Service" des Émotifs Anonymes

"
L'acte de service, geste spirituel

.... il est clair qu'il y a une dimension spirituelle à servir en s'impliquant dans une activité aidant à transmettre le message. Le service est spirituel car il demande de renoncer à l'emprise que nos défauts de caractère ont sur nous et donc de nous améliorer, de laisser ce qu'il y a de meilleur en nous s'exprimer de façon désintéressée au service des autres. Ce faisant, nous nous trouvons à nous rapprocher de ce que notre Puissance Supérieure attend de nous(au sens où le dit la Onzième Étape). Le résultat sur notre personnalité est un changement profond, un réveil spirituel comme le décrit la Douzième Étape. Et nous récoltons des bénéfices de fait de cette transformation : une meilleure estime de soi, la satisfaction de nous être rendus utiles, la paix de l'esprit, le sens des responsabilités, une plus grande humilité, etc. Nous voudrons ensuite partager ces bénéfices avec d'autres en leur laissant à eux aussi la possibilité de s'impliquer (principe de rotation).
"

L'acte de service est une façon pour moi de rendre au mouvement ce qui m'a été donné gratuitement. Cet acte dans la friction entre servir gratuitement et besoin de reconnaissance et à travers le conflit à résoudre à chaque jour m'a amené à me connaître - à adresser mes défauts de caractère qui vont à l'encontre de mes relations avec les autres. Ici aussi comme dans ma vie tous les problèmes nés de conflits égoïstes sont apparus et j'ai vécu ceci : que j'ai été partie prenante et co-responsable de tous mes conflits.

Moi aussi, je suis arrivé avec l'ego boursouflé de ma toute-puissance,celle là même qui m'avait si bien orientée dans ma vie de dépendant et puis très vite le vrai travail spirituel a commencé: renoncer au pouvoir, à la compétition, à la captation de l'autre... Les décisions paraissant si logiques mais remises en cause par le groupe. Savoir lâcher et se reconcentrer sur l'essentiel. Et ce quel que soit le service : qu'il s'agisse de servir le café, les ranger la salle ou gérer la trésorerie du groupe.

Et puis savoir lâcher prise même si on a fait du boulot "top" car dès que quelqu'un s'installe dans un service, généralement au bout de 1-2 ans alors il faut en changer(principe de rotation). Et là aussi un nouveau travail commence : un travail de deuil, celui de voir le suivant faire les choses aussi bien voire mieux mais autrement.

Tout cela le paragraphe là haut le dit mieux que moi. : le renoncement au superflu pour se recentrer sur l'essentiel : se faire du bien en faisant du bien aux autres... faire le bien tout court.

Paradoxal avez-vous dit ?

Bonnes 24 heures,

u.p.a

8/15/2009

Partager le message sans rien attendre en retour....

Le sujet de la réunion était "Notre responsabilité". Le modérateur nous proposa de réflechir sur la ligne si fine qui sépare ma responsabilité de ma propre gratification - quand est-ce que j'aide les autres surtout pour me sentir mieux avec moi-même ?

Quand nous partageons le message, est-ce réellement et seulement notre expèrience, notre force , notre espoir ?

A quel moment est-ce que je laisse de côté "Voici ce qui a marché pour moi" pour le remplacer par "Voici ce que tu devrais faire" ? Le premier est de l'ordre de la 12é étape , le second est une opinion , aussi bonne soit-elle mais pas programme (premisse de codépendance aussi peut-être...)

Pour ma part je sens que je franchis le Rubicon quand j'attends quelque chose en retour de mon partage. Dans un partage je ne donne pas mon opinion je donne mon expèrience. Si cela aide la personne en face, alors c'est la cerise sur le gâteau.

Moi j'aime bien blogger ici pour le fun, par gratitude, parce que c'est gratuit ... et si cela aide les gens cela double mon plaisir ert si les gens me répondent alors c'est byzance.

Merci d'être là et une bonne soirée,

un Passant AnonYme

1/17/2009

Nemo dat quod non habet

Extrait d'un Article du Grapevine - magazine des Alcooliques Anonymes des USA - Mai 2006. Auteur anonyme.
" .. Nous ne sommes pas une entité sociologique, quoique les sociologues nous trouvent fascinants. Nous ne sommes pas un groupe de thérapie, même si des guérisons remarquables se produisent. Et nous ne sommes pas une religion, même si certaines personnes voudraient nous voir comme telle.
Nous sommes une entité spirituelle, ou du moins devraient l’être….
Nous suivons une voie spirituelle qui a été définie par Bill et Bob (les co-fondateurs du mouvement) et les cent premiers membres des Alcooliques Anonymes… Nous sommes une communauté d’hommes et de femmes qui sommes ensemble pour former une entité spirituelle.
Nous avons à gérer deux choses : notre « être » et notre « faire ». Clairement ce que nous sommes aura beaucoup à avoir avec ce que nous faisons. Et ce que nous faisons aura une forte influence sur ce que nous sommes.
Nous hochons la tête (négativement) en observant ceux qui pratiquent seulement la première et la douzième étape – ceux-là même qui tout en étant encore sur la Première étape courent partout voulant transmettre le message de la douzième étape sur toute personne qu'ils arrivent à coincer. Nous savons qu’ils n’ont pas encore acquis une base solide dans la spiritualité des AA pour pouvoir la transmettre aux autres. Ils oublient ce dit bien connu : “nemo dat quod non habet” (personne ne peut donner ce qu’il n’a pas).….
Ceci peut-il arriver à un groupe ? Je pense que oui. Quand les individus dans un groupe négligent le programme spirituel des Alcooliques Anonymes et viennent aux réunions pour « se rencontrer » et rien d’autre ;….. ; alors, en tant que groupe, ils cessent d’être une entité spirituelle. Le groupe prend sa spiritualité de ses membres.
Qu’est ce que cela veut dire pour moi ? Cela veut dire que ma spiritualité AA est la base même de ma sobrieté. Le groupe sera aussi spirituel que ses membres. Mon état spirituel fortifie ou affaiblit la spiritualité du groupe. Du coup cela augmente ou réduit les chances de survie du groupe aussi"
J'aime le retour sur soi dont cette personne qui a choisie de rester anonyme fait preuve dans cette réflexion si pertinente. J'applaudis car moi aussi : Je ne peux transmettre que ce que j'ai. Je ne peux pas transmettre ce que je n'ai pas. Je ne peux guider/aider quelqu'un qu'à hauteur de là où je suis dans mon rétablissement ou développement spirituel.
Ce principe est bien connu des maîtres spirituels (et des psys aussi). C'est poruquioi mieux vaut avoir bien avancé dans les étapes et leurs principes spirituels pour guider les autres sur le chemin (et mieux vaut être analysé avant de s'installer comme psychanalyste me dit-on).
Alors "Quod habet ?"
uN PASSANT anonYme

12/30/2008

Vivre et donner inconditionnellement

C'est le titre de l'article dont je vous livre un long extrait - article du Grapevine, magazine des Alcooliques Anonymes des USA - Mai 2007

"J'ai fait beaucoup d'erreurs pendant que j'apprenais à avoir des relations: avec moi-même, avec mon chat, vec mes amis, mes employeurs, ma famille et .. mes copines! Et avec Dieu, mais là il s'agit d'un autre chapitre et j'y reviendrai une autre fois. 

J'ai commencé à pratiquer les Principes et la fraternité des AA m'a fourni un bel endroit pour pratiquer ces principes. Je pouvais enchainer les erreurs, et même de très sérieuses erreurs, les gens me disaient seulement : "Reviens !"

Ce que j'appris de plus important est ceci : quand je me sens émotionnellement au plus mal, c'est en général ma faute. Dans presque tous les cas, j'ai fait les choix qui m'ont amené là. Au début, j'étais "là" souvent. Mais AA n'a jamais dit :"Peut-être que ceci n'est pas pour toi. Peut-être te faut il aller ailleurs. " Ils ont toujours dit :"Accroche toi. Cela ira mieux."

Alors, doucement, j'ai arrêté de faire les choses qui me mettaient en crise emotionnellement. Les crises devinrent de moins en moins nombreuses. 

Les étapes ne répondent pas à des problèmes d'alcool. Il s'agit d'apprendre à vivre et elles parlent de la chose la plus difficile que tous les alcooliques que j'ai connus aient à apprendre : comment donner, inconditionnellement. 
"

OK - j'ai eu l'impression de lire un frère jumeau en découvrant cet article. Dérrière un ton peut-être bourru et volontiers polémique, il y a une description très fine des avantages à suivre les étapes dans sa vie. Même si parfois j'en bave... 

Je crois qu'on aspire tous à pouvoir vivre inconditionnellement - l'autre petit nom de cela c'est la résilience je crois. 

Donner inconditionnellement porte un autre nom secret aussi pour moi. ... Mais j'aimerai bien vous entendre là dessus.

A bientôt,

Un PasSant anonYme

12/20/2008

Comment avez-vous connu les fraternités anonymes ?



Ca y est ! Le deuxième sondage de 2008 est clos. Est venu le temps des commentaires sur ces résultats.
Mon commentaire tient en un mot : surprenant !
En effet rien ne marche mieux que le bouche à oreille puisque 42% des personnes ont été informées par leur entourage. Comme "Un alcoolique vers un autre", pour paraphraser Bill W. qui disait aussi que c'était la meilleure méthode d'information.
Et rien ne marche moins que les actions collectives et ordonnées. Et là je me souviens de quelques réunions passées avec mes amis à se demander quelles actions collectives entreprendre pour se faire connaître : tracts et affichettes(9% de l'audience de ce site), annonces et contacts médias(6%), rencontres avec médecins (6%)... Combien de discussions enflammées sur le choix de l'action qui fera mouche tout en restant dans nos traditions d'anonymat et d'attraction plutôt que la promotion. En d'autres termes comment parler de nous en restant dans l'honnêteté et la discretion et avec les moyens dont nous disposons. Comme si ces actions n'étaient rien d'autre qu' une goutte dans un océan. Car les résultats sont bien maigres !
Et puis Internet pèse son poids dans l'information des gens puisque 39% des personnes y ont puisé leurs infos. Dépendant anonyme mais pas dinosaure has-been en somme. Même si je me demande si ces résultats ne sont pas surestimés par le fait que le sondage se déroule sur un blog, donc avec un auditoire qui utilise déjà pas mal Internet.
L'autre surprise : aucune personne n'est venue d'un autre mouvement spirituel(ou religieux)!
Par exemple : Aucun alcoolique n'a été repêché par le curé/pasteur/pope de sa paroisse qui lui ait dit que pour son bien il devrait aller faire un tour chez le AA. Surprenant, non ? Surotut vu le nombre de réunions des anonymes qui se passent dans salles mises à disposition par des établissements religieux !
Enfin dernière surprise : seules 33 personnes ont répondu au sondage, un peu moins qu'avant : est-ce du à une audience en baisse, un sondage qui n'interesse pas , ... Décidément on ne peut pas plaire à tout le monde. Pour ma part, si je peux par ce blog faire connaître les fraternités anonymes à ne serait-ce qu'une personne qui en a besoin, j'en suis content !
Et puis, si vous connaissez quelques uns des 15% qui ont fait connaissance à travers la lecture de livre - pouvez-vous nous donner des titres de ces livres ?
Et un Grand merci à tous ceux qui ont bien voulu se prêter au jeu du sondage. Au vu du nombre de personnes qui y ont répondu, n'oubliez pas qu'il a une représentativité limitée.
Alors, vous aussi ces résultats vous surprennent-ils ? Commentez !
Un PassAnt AnonyMe

8/24/2008

Non professionel

Extrait du manuel des Emotifs Anonymes "Les Traditions expliquées" au chapitre sur la 8é tradition.
"
Les Emotifs Anonymes se basent sur un principe [d'organisation] très simple : ceux et celles qui ont trouvé de l'aide pour atteindre une santé émotive à travers le Programme en Douze Etapes sont mieux placés que quiconque pour transmettre le message des EA. Les connaissances des professionnels ne pourraient jamais équivaloir à l'experience de ceux qui ont suivi le programme.
"

Cette tradition me rappelle que l'essentiel de notre travail en tant que mouvement organisé est de transmettre notre message. Nous pouvons donc employer des professionnels (si nous avons les fonds suffisant :>) uniquement pour les taches administratives. Le pouvoir de décision reste partagé entre tous ceux qui font ce travail de 12 étape de transmission du message.

C'est une responsabilité, un engagement et une façon de pratiquer le bénévolat et la gratuité comme principe spirituel dans notre vie. C'est aussi un bon moyen de garder sa sobriété.

Comme le rappelle la prière :

"C'est en donnant, que nous recevons"

Bonnes 24 heures,

Un PaSsant AnonYme

5/02/2008

Un but primordial

La Cinquième Tradition des Emotifs Anonymes nous le rappelle :

"Chaque groupe n'a qu'un but primordial : transmettre son message à la personne qui souffre encore de problèmes émotifs.

"
Pourquoi les groupes existent ils ? A quoi servent nos réunions ? Quel but premier pour nos fraternités anonymes ? Transmettre le message à ceux qui souffrent encore.

De quoi souffrent-ils ? Pour un(e) Emotif Anonyme il s'agit de problèmes émotifs, pour un(e) Alcoolique Anonyme il s'agit d'alcool, pour un(e) Narcotique Anonyme c'est la dépendance, pour un(e) Al-Anon c'est l'alcool (de l'autre) etc....

Quel message déjà ? Celui du changement que nous avons vu et accompli dans notre vie. Celui dont parle la douzième étape.

A qui s'adressent ces groupes et ces réunions ? A celui qui souffre encore. Cela inclut ceux qui souffrent parmi nous et surtout les nouveaux amis.

Alors quand je vois arriver en réunion une personne nouvelle, surtout si elle est maladroite, intimidée, abattue, je n'oublie pas de lui tendre la main, de la saluer de lui dire qu'elle est ici chez elle et que nous sommes là pour elle - avant d'être là entre nous.

Bonnes 24 heures à vous,

Un PasSant anonYme

4/19/2008

Un Parrain


Un homme dans une mongolfière se rend compte qu'il est perdu. Il descend un peu et aperçoit un homme dans les champs. Il se rapproche de lui et lui crie : "Excusez-moi, pouvez-vous m'aider ? j'ai promis à un ami de le rencontrer il ya une heure et demi de cela, mais je ne sais pas où je suis."

L'homme dans le champs lui dit ; "En effet, vous êtes dans une mongolfière, approximativement à 30 mètres dessus du sol. Vous êtes à une latitude de 42 degrés Nord et 58 degrés Ouest en latitude."
L'homme dans la montgolfière s'exclama :"Vous devez être un parrain"


"Je le suis", répondit l'homme dans le champs, "Comment avez-vous su ?"

"Et bien", dit l'homme dans la montgolfière"tout ce que vous m'avez dit est techniquement correcte. Mais je ne sais pas quoi faire de toute cette information et le fait est que je suis toujours perdu."

"Vous devez être un filleul", dit l'homme dans le champs.

C'est exact, mais comment avez-vous su ? " dit l'autre homme.

Le parrain répondit "Et bien, vous ne savez pas où vous êtes ni où vous allez. Vous avez fait une promesse et vous n'avez aucune idée de comment la tenir et vous attendez de moi que je résolve votre problème. La verité est que vous avez le même problème maintenant que vous aviez avant notre rencontre sauf que maintenant c'est devenu un problème par ma faute."

La petite histoire ci-dessus parlera à ceux qui sont engagés dans ces relations parrains-filleuls que je n'ai connu que dans les fraternités anonymes.

Un Parrain n'est ni un gourou, ni un analyste, ni un papa (ou une maman dans le cas des relations marraines-filleules), ni un bon copain-confident . Il est tout simplement une personne qui se rétablit un jour à la fois avec l'aide des 12 étapes et qui arrivé à la 12é étape partage avec un autre l'Expérience et la Connaissance acquise. Ceci étant dit, c'est ma vision résumée du parrainage telque je l'ai trouvé découvert dans le Big Book Alcooliques Anonymes et les écrits Narcotiques Anonymes, Emotifs Anonymes et autres 12 étapes, vision à laquelle j'adhère car elle est la plus saine , la plus libératrice pour parrain et filleul et certainement la plus efficace.

Les autres amènagements dans ce type de relations mènent souvent(toujours ?) à une co-dépendance malsaine, surtout lorsque d'emblée on recherche une amitié à la vie à la mort. Elle peut arriver mais seulement comme un bénéfice secondaire aléatoire.

L'humour dans cette petite histoire vient du fait que les relations Parrain-filleul ne sont pas un long fleuve tranquille du moins pas tant que le filleul n'aura pas acquis lui-même un certain rétablissement. C'est dans la friction de ces relations que les 2 acteurs de cette relation se rétablissent.

Pour moi qui ai une expérience(petite) de ces relations tant en tant que parrain qu'en tant que filleul, je sais que cette friction est nécessaire,

Qu'en est-il pour vous ?

Un PasSant anonYme

4/04/2008

A chaque étape son principe

Extrait du livre "Si jeux que ça marche" des Emotifs Anonymes - p37 - Partie II - Réflexions sur les étapes
"
A chaque étape correspond un principe que nous pouvons garder en mémoire quand vient le moment de mettre une étape en pratique. Voici ces principes et les étapes correspondantes :

Etape 1 = Honnêteté
Etape 2 = Espoir
Etape 3 = Foi
Etape 4 = Courage
Etape 5 = Integrité
Etape 6 = Bonne volonté
Etape 7 = Humilité
Etape 8 = Discipline
Etape 9 = Justice
Etape 10 = Perséverance
Etape 11 = Reveil Spirituel
Etape 12 = Service

"

Ce type de listes simplifie l'apprentissage des étapes. Elles résument en donnant le coeur de l'etape sans donner toute la richesse de ces étapes.

Elles eclairent aussi ce qu'est la spiritualité des douze étapes : la mise en pratique de ces principes au quotidien.

D'autres listes circulent ... mais cela sera pour un autre post - à moins que vous n'ayez des propositions à faire ici ?

Bonnes 24 heures,

Un PasSant anonYme

4/01/2008

Le dernier messsage de Bob.

Les Adieux du Dr. Bob(co-fondateur des Alcoholics Anonymous). Extrait du bref exposé qu'a prononcé Dr Bob le dimanche 3 juillet 1950, lors du premier Congrès international des AA à Cleveland en Ohio.
"
Mes bons amis (es) dans AA,


... J'éprouve une grande émotion en regardant cet océan de visages devant moi, et je me dis qu'il y a bien des années, une petite chose que j'ai faite a peut être contribué de façon infime à rendre cette réunion possible. J'éprouve aussi beaucoup d'émotion en pensant que tous avons connu le même problème. Nous avons tous fait les mêmes choses. Nous avons tous eu les mêmes résultats, proportionnels à notre ardeur, à notre enthousiasme et à notre persistance.

Si vous me permettez d'introduire ici une note personnelle, je vous dirai que j'ai passé cinq des sept derniers mois au lit et que je n'ai pas retrouvé mes forces comme je le souhaiterais. C'est pourquoi mon exposé sera nécessairement très bref.

Il y a deux ou trois observations qui me sont venues à l'esprit et sur lesquelles j'aimerais m'attarder un peu.

La première a trait à la simplicité de notre programme. Évitons de le gâcher avec des complexes freudiens et des notions qui intéressent les scientifiques, mais qui ont bien eu de rapport avec le vrai travail des AA. Réduites à leur plus simple expression, nos douze Étapes se ramènent à deux mots: « amour» et « service ». Nous savons ce qu'est l'amour et nous savons ce qu'est le service. Gardons donc ces deux choses présentes dans notre esprit.

Pensons aussi à surveiller ce membre souvent fautif qu'est notre langue, et lorsque nous devons nous en servir, faisons-le avec bonté, avec délicatesse et avec tolérance.

Une dernière chose. Nous ne serions pas ici aujourd'hui si quelqu'un n'avait pas pris le temps de nous expliquer certaines choses, de nous donner une tape sur l'épaule, de nous amener à une ou deux réunions, d'avoir pour nous quantité de petites attentions généreuses et délicates.

Par conséquent, ne soyons jamais prétentieux au point de refuser ou de ne plus essayer d'offrir à des personnes moins chanceuse l'aide qui nous a fait tant de bien.

Merci beaucoup,

Dr. Bob.
"
Qu'ajouter ? Juste une incitation à méditer tout ce texte et ce qu'il nous dit sur ce qu'est la solution des douze étapes. Dr Bob qui le décrit ici l'a personnifié toute sa vie dans les AAs.

Dr Bob et Bill W. - dont le dernier message est ici - ont fondé les AAs dans les années 1930 et ne se sont jamais quitté depuis - aucune querelle publique, aucune controverse, une belle solidarité et une direction commune pour le bien du mouvement. Unique - dans l'histoire récente du moins ?

Respect

Un PasSant anonYme

2/11/2008

Rendre Service

"Aider les autres est seulement le début du travail de service." Narcotiques Anonymes Texte de base, p.73
"
Nous sommes en rétablissement aujourd'hui. En vivant selon le programme, nous avons atteint une certaine stabilité dans notre vie. Notre foi en une Puissance supérieure a grandi. Notre réveil spirituel individuel progresse à un bon rythme.

Alors quoi maintenant ? Nous contenterons-nous de rester tranquillement assis et d'en profiter ? Bien sûr que non. Nous chercherons une façon de rendre service.

Nous avons parfois tendance à penser que le service se limite à être actifs au sein d'un comité ou à occuper un poste à un certain échelon. Le service va beaucoup plus loin que cette signification. En fait, nous pouvons trouver des occasions de rendre service dans presque tous les domaines de notre vie. Notre emploi est une forme de service à notre communauté, quel que soit notre métier. Le travail que nous faisons à la maison sert notre famille. Peut-être faisons-nous aussi du bénévolat dans notre communauté.Nos efforts de service font toute la différence ! Si nous en doutons, nous n'avons qu'à imaginer ce que serait le monde si personne ne se donnait la peine de rendre service aux autres. Notre travail sert l'humanité. Le message que nous transmettons va au-delà des salles de réunions et influence tout ce que nous faisons.
"

Rendre service c'est juste le début de l'amour. C'est de cette influence que ce texte parle me semble t'il.
Rendre service c'est à faire dans tous les domaines de ma vie comme le rappelle la 12é étape.

La réunion d'aujourd'hui portait sur la 12é étape justement. De beaux témoignages : un ancien expliqua que son parrain lui avait dit de 'porter le message' et non 'porter le malade'. Cela m'a révéillé d'entendre cela : juste j'ai à transmettre le message et les principes des 12 étapes ... le malade n'est pas à moi de porter - cela ne m'appartient pas.

Une belle fin de journée ,

Un PasSant ANonyme

10/19/2007

S'assumer et influencer les autres

Pensée du jour du 19 Octobre - livre 'Aujourd'hui seulement' des Émotifs Anonymes


PENSÉE DU JOUR

Le fait que j'étais incapable d'agir s'explique par mon besoin d'être reconnu et approuvé par les autres. En me rétablissant, je commence à reconnaître ma capacité à déterminer ma propre valeur. Je ne m'en remets plus à ce que les autres pensent de moi, pour savoir comment agir. Je descends en moi pour trouver mes normes de comportement et je recherche la volonté de ma Puissance Supérieure dans toutes les circonstances. Je commence à prendre ma vie en main. Je fais mes propres choix et j'en assume les conséquences.


MÉDITATION DU JOUR

Accorde-moi la grâce de me reconnaître et de m'assumer. Aide-moi à prendre conscience de ma capacité d'influencer les autres.


AUJOURD'HUI JE ME SOUVIENDRAI

Jusqu'à quel point suis-je dépendant de ce que je perçois chez les autres ?


Je pensai que j'étais timide à cause des autres. En fait, j'étais timide car paralysé par le regard de l'autre. L'autre qui d'un regard ou d'une absence de regard déciderait de de ma (non)existence. Et puis, j'ai découvert les 12 étapes et les Émotifs Anonymes....

Cette pensée du Jour est riche de tant de principes 12 étapes, en vrac :

Mes actes sont ma responsabilité : Oser est un acte que je pose de plus en plus souvent. Fait partie de ma 10e étape quotidienne la question : 'qu'ai-je osé aujourd'hui ?'.

Je recherche une volonté d'agir dans une relation avec une Puissance Supérieure et selon Sa volonté , pas la mienne. Ce principe d'humilité porte un paradoxe: quand je suis humble, je ne peux pas être timide. Car ce que je fais est soumis à "plus que moi" . Ce "Plus", vous pouvez l'appeler Dieu, le Soi ou l'Univers tel que chacun le conçoit. C'est une facette importante de la 11é étape.

Quand je m'assume et me reconnaîs, alors je peux influencer l'autre. En fait ceci est une des nombreuses conséquences de ce rétablissement , quand je suis "bien dans mes pompes" en harmonie, alors ma vie prend une couleur de sérénité qui est visible et influence les autres. Pas parce que je le recherche particulièrement d'ailleurs. C'est une facette de ma 12e étape.

Et là ô surprise : de dépendant passif, je deviens acteur. Co-créateur.Créatif.

Alors aujourd'hui j'ai osé vis-à-vis de moi-même, vis-à-vis des autres et selon la volonté de ma P.S.

3 gestes d'audace qui ont éclairé ma journée.

Et une bonne journée à vous aussi,

Un PasSant AnonYme

8/27/2007

Donner l'heure ou ne pas donner l'heure (12e étape)



Le sujet de la réunion d'aujourd'hui était la 12e étape. Le sujet se concentra rapidement autour d'un témoignage sur la façon d'essayer de transmettre le message dont parle la 1e partie de cette étape :

Ayant connu un réveil spirituel comme résultat de ces étapes, nous avons alors essayé de transmettre ce message et de mettre en pratique ces principes dans tous les domaines de notre vie.

Quelqu'un fit une analogie entre transmettre le message et donner l'heure à quelqu'un. On imagine côtoyer une personne qui a besoin de quelque chose : dans un cas c'est de la sobriété. L'analogie est avec faite avec quelqu'un qui a besoin de connaître l'heure (sujet plus léger, disons une métaphore). Pour la suite du post, "donner l"heure" est le nom de code de Transmettre le message, pour être définitivement clair.

La question est donc de savoir quand "donner l'heure à quelqu'un" :

  • uniquement quand il le demande ? C'est à dire quand il est au plus bas et demande de l'aide ?
  • A tout bout de champs - genre proselytisme tapageur de néophyte sur son nuage rose(eh! oui moi aussi j'ai soulé mon monde autour de moi avec plutôt peu de résultats)
  • Ne pas donner l'heure mais montrer qu'on a une belle montre qui nous sert bien et que éventuellement on peut s'en servir pour vous ?
  • De façon créative ? L'anecdote citée raconte l'histoire de cet homme qui tous les soirs glissait sous la porte du dépendant une note qui disait "toujours content dans tes misères ?"

Pour ma part, j'étais plutôt dans la première initiative, mais finalement en écoutant les partages j'aime beaucoup la dernière.

Elle montre une créativité, une patience, une foi que j'éspère acquérir de plus en plus - une étape à la fois - je crois que ce sont les ingrédients de la sagesse.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Intéressé,

Un PaSsant anonYme