" Pour moi, vivre dans la solution suppose que je trouve le moyen de ne pas vivre dans le problème. Au début de mon abstinence, je me retrouvai souvent en train de vivre le même chaos et la même confusion dans lesquels je me trouvai alors que je buvais. Je ne comprenais pas pourquoi ma vie était encore si non maîtrisée. Des AAmis m'ont alors dit que je continuai à faire les mêmes choses en attendant des résultats différents. Alors que je ne buvais plus, j'étais encore malhonnête envers moi-même et les autres, égocentrique et trop dépendant des autres (tout en nourrissant du ressentiment envers les personnes dont je dépendais), et je m'accrochais trop à l'idée que je pouvais maîtriser ma vie sans l'aide d'une puissance supérieure à moi-même. Une suggestion qui m'a réellement aidé - et sur laquelle je m'appuie encore aujourd'hui - fut d'aller à l'encontre. Lorsque je suis confronté à une situation qui demande une action de ma part, alors faire l'inverse de ce que j'aurai fait quand je buvais. Ma première expérience avec cette idée se produisit quand ma première relation amoureuse sobre se désintégra. Mon ancien premier reflex aurait été de chercher immédiatement une nouvelle personne pour me soulager, sans penser aux conséquences et ensuite de me saouler pour noyer ma culpabilité. Aller à l'encontre m'amena à rechercher un ami sobre et à partager mes émotions avec lui. Et puis je restai tranquillement à l'écoute de ce que je ressentais et que j'avais toujours fui -j'ai ainsi appris que je pouvais vivre avec ces émotions et qu'elles passent. Avant cette expérience, je pensais que ce que je ressentais à un moment donné allait durer pour toujours. Depuis cette expérience, je me suis rendu compte que cela marchait dans beaucoup de situations. Quand je me sens seul et "isolé", ma tendance naturelle est de rester à la maison, m'isoler et je m'apitoie beaucoup sur moi-même. Aller à l'encontre veut dire alors aller en réunion, parler à un nouveau-venu et me sortir de moi-même. Quand je suis confronté à une différence d'opinion, ma première réponse est de défendre ma position coûte que coûte, en général en tordant la vérité. Dans la sobriété, j'ai appris à poser des questions, essayer de garder un esprit ouvert pour permettre de rester en communication et essayer de comprendre ainsi la position de l'autre personne. ...." Extrait d'un article anonyme paru dans le Grapevine , le journal des Alcooliques Anonymes américains en Mars 1998 La Deuxième étape invite exactement à cela : aller à l'encontre de mes croyances si établies de dépendant - m'ouvrir à la possibilité qu'une Puissance Supérieure à moi-même peut me rendre la raison et la maitrise de ma vie. Et puis, cesser de croire qu'une fois abstinent je peux continuer à agir comme je le faisais avant mon abstinence en toute impunité. J'ai compris que cela ne marche pas : pour que cela change il faut que je change. "Va à l'encontre" est mon nouveau slogan ! Vivez dans la solution, uN pAsSaNt AnOnYmE
Bienvenue ô Passant ! Ce site est né d'une initiative personnelle. Son fondateur n'endosse de responsabilité que de lui-même.
12/20/2009
Aller à l'encontre
Libellés : 2e étape, Alcooliques Anonymes, Changement, Dépendance, Sobriété
9/18/2009
Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 3ème Partie
Planifier des alternatives (faire des plans sur la comète)
Il faut être prudent ici, car planifier des alternatives cela peut être positif. Pour être sur de rester dans la pensée négative, il faut savoir se préparer en même temps pour toutes les possibilités catastrophiques concevables.
Prenons par exemple l’argent. Mettre de l’argent de côté pour des urgences ou pour un but précis est de l’ordre de la pensée positive. La pensée négative, elle, améliore considérablement ce concept. Lorsqu’à la fin d’une réunion AA, les gens décident de prendre un sandwich ensemble, un adepte de la pensée négative doit s’abstenir de se joindre à eux en raison de sa situation financière. « Je serai certainement viré de mon emploi la semaine prochaine. Comment me sentirai-je à ce moment là sachant que j’ai dépensé aujourd’hui 2.25$ sur un BigMac et un café ? »
Cependant pour être tout à fait efficace dans le domaine de la négativité, il faut anticiper absolument tout ce qui peut se révéler une calamité. « Ai-je une bonne couverture de santé au cas où je tomberai malade ? « Ai-je un stock d’alimentation suffisant à la maison en cas de catastrophe naturelle (inondations…) qui m’empêcherait de faire mes courses pendant une semaine ? »
"
Moi qui suis un inquiét je reconnais là les manoeuvres mentales que je me déclenche quand je reprends ma Vie et ma Volonté entre mes mains. Parfois cela va au delà de l'inquiétude - brin de paranoia ?
OK j'en ai déjà un peu parlé dans ce post ici
Alors ? Renoncer à toutes ces alternatives et en choisir une , celle de ma PS.
Suite au prochain post.
Profitez du moment,
Un passAnt anonymE
PS : le beau dessin vient de ce site ici
9/15/2009
Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 2ème Partie

Voici la suite de mon dernier post - traduction de cet article anonyme si juste du Grapevine :
Récemment, par exemple, mes collègues de travail et moi voulions faire les soldes dans un magasin à côté. Nous avons décidé d’envoyer une personne faire les achats pour nous. Il est revenu avec les affaires qu’il avait achetées. Il nous les a distribués et nous l’avons payé. Quand je suis arrivé à la maison et que j’ai ouvert mes paquets je me suis rendu compte que certaines de mes affaires avaient un défaut.
La première pensée qui m’a effleuré a été de ramener la marchandise le lendemain , d’expliquer la situation et demander à ce que mon argent soit rendu…. J’avais Presque oublié de planifier les résultats. En m’appliquant bien, j’ai imaginé l’histoire suivante :
Je ramène ma merchandise et mon collègue refuse de me rendre mon argent. Il me soutient qu’il m’avait dit que les affaires étaient défectueuses avant que je ne les paie. Je lui demande mon argent. Nous nous disputons, je pars en clquant la porte (moi ou lui – ce n’était pas bien clair). Mon collègue et moi ne nous adressons plus la parole. Les autres empoyés choisissent leur camp. Le niveau de tension s’élève à un point tel que l’un d’entre nous doit démissionner. Mais lequel ?
En réalité, j’ai ramené les affaires au travail et j’ai demandé mon remboursement et mon collègue m’a immédiatement rendu l’argent sans aucun souci.
Tout planning ne doit pas forcément être aussi élaboré. Par exemple, il est deux heures du matin. Je rentre dans la cuisine et je vois un objet assez large sur le plancher. C’est un cafard géant. Probablement l’un des plus grands de l’histoire. Combien de membres de sa famille a t’il amené avec lui?
J’attrape l’insecticide et j’allume la lumière. L’objet n’est qu’un emballage de paquet de cigarettes. Malheureusement, la réalité ruine bien souvent la planification la plus ingénieuse.
"
La scène qui se passe la nuit m'est arrivé souvent à l'époque où je dormais mal quasiment toutes les nuits. Parfois, sans me lever, imaginer ce qui pouvait se trainer sur le plancher de la cuisine suffisait.. :>
Aujourd'hui je m'efforce de vivre dans l'instant et dans lma réalité. Si je n'y arrive pas un coup de fil à un ami suffit souvent à me ramener les pieds sur terre.
Faites les efforts sans planifier les résultats...
... suite au prochain post
Un paSsAnt AnonYme
PS l'illustation a été trouvée ici
9/13/2009
Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 1ére Partie

Extrait d'un article publié dans le Grapevine (le journal des Alcoolique Anonymes américains) en May 1976 d'un merveilleux anonyme qui signe K.N. Ohio.
Quand je buvais le monde m’apparaissait toujours légèrement dans le brouillard. Toute situation nouvelle me semblait encore plus effrayante, tout nouveau défi plus formidable qu’il ne l’était réellement. Bref, j’avais perfectionné l’art de la pensée négative et cette tendance quoiqu’amoindrie n’a pas disparu immédiatement dans la sobriété.
La pensée négative, (au cas où vous n’auriez pas maitrisé complètement cette compétence) comporte 4 éléments vitaux :
- l’inquiétude,
- la capacité à prévoir les résultats,
- dresser des plannings alternatifs
- l’immobilité.
Ce qui suit est une description détaillée de chaque compétence et un guide pour l’acquérir.
L’inquiétude
Comme tout ce qui vaut le coup d’être bien fait, l’inquiétude demande du temps, de l’aptitude, de l’effort et par-dessus tout, de l’organisation.
Les motifs d’inquiétude les plus efficaces sont cependant les situations de travail : “Et si, demain, mon patron me demandait de … ?” . Le revers de cette médaille est : « Et si le patron ne me fait pas confiance et demande plutôt à quelqu’un d’autre de le faire ? »
Les sujets d’inquiétude à court-terme (8 jours à 1 an) peuvent être assez larges pour couvrir tous les évènements terribles qui peuvent arriver en l’espace d’un an. Puisque l’horizon de temps est si proche du présent, les motifs de soucis doivent être liés à des évènements d’aujourd’hui ; cela doit être plausible.
Par exemple, si le patron a l’air bourru ce matin alors que je sais bien que je fais du bon boulot, je ne serai probablement pas viré aujourd’hui. Mais dans six mois, si ma boîte rencontre des problèmes financiers… .
Pour les relations sociales, ceci est certainement le meilleur choix parce que nous pouvons prévoir l’éventualité d’un rejet en anticipant sur certaines situations. Voici un scénario : Mon ami X et moi allons à une fête Vendredi prochain ; je ne connais pas la plupart des gens qui y seront ; je serai donc maladroit et je ferai pas mal de gaffes ; mon ami X sera embarrassé ; fin de notre amitié.
L’inquiétude pour le long terme(un an jusqu’à l’éternité) est facile lorsque l’on se sent dans une impasse. « Où serai-je dans 5 ans si je reste dans cet emploi ? » « Dans 20 ans je serai vieux et laid et donc Machin ne m’aimera plus. »
L’état du pays peut aussi facilement faire partie de cette classe. Le système de retraite se révèle particulièrement utile. « Avec les prévisions de retraite, quand je prendrai la mienne(dans trente six ans) je n’aurai pas de quoi vivre décemment. Alors je devrai vivre dans une chambre de service …, sans électricité et sans eau courante. Mon régime alimentaire consistera bien sur totalement de miettes de pain ».
Avec un peu d’imagination, il est aussi possible d’ouvrir un department à l’international. “ Et s’il y a avait une autre guerre dans vingt ans et que les armes nucléaires soient alors encore plus sophistiquées?”
L’avantage d’une approche systématique aux soucis c’est que cela permet d’éviter l’ennui. Si je restais concentré uniquement sur les soucis immédiats, je perdrais rapidement de l’intérêt. Mais la diversité garde mon esprit en éveil et exclut un des antidotes les plus formidables à la pensée négative – le sommeil profond.
Je peux par exemple choisir chaque nuit une combinaison différente. Deux soucis immédiats, un court-terme et un long terme ce soir. Un immédiat, un court-terme et un long terme pour demain . Les possibilités sont infinies.
"
La pensée négative accompagne toujours si bien la dépendance. En fait, elle lui donne ses lettres de noblesse , sa raison d'être en quelque sorte aussi. Ici c'est un alcoolique qui parle mais je pense que les autres se reconnaitront aussi.
Je me suis tellement reconnu dans cet article que j'ai décidé de le traduire en entier. Par ailleurs, il a cet humour dont je vois que vous l'appréciez (merci pour les commentaires sur mon dernier post) autant que moi...
... donc...
La suite au prochain post.
Enjoy,
Un PaSSant anonYme
4/02/2009
Problème ou solution ?
Pour l'alcoolique, l'alcool n'est pas le problème ... c'est une solution, une mauvaise solution mais la seule qu'il ait trouvé jusque là.
Au début, elle était soutien, amie... puis de plus en plus destructeur. Mais le souvenir des premiers temps nourrit la dépendance. Alors recommencer encore et toujours en cherchant à recréer l'euphorie ou l'apaisement des débuts....en vain. Et là, la dépendance devient le problème.
La recherche des plaisirs dits "artificiels" signe le malaise dans ma personnalité. C'est en cela que le vrai problème, c'est bien moi. Le traitement qui s'applique ici mène à la sobriété; cet état qui allie un équilibre emotionnel, une maturité d'adulte et une bienveillance envers la Création.
Alors, recouvrer l'abstinence est la condition sine qua none pour espèrer accèder à cette sobriété. Les 12 étapes sont des pratiques qui mènent à la sobriété. Cette sobriété est le supplèment d'âme que j'ai trouvé dans cette mèthode.
Portez vous bien,
uN pAssant ANONYMe
P.S 1 : A propos de maturité d'adulte : l'important n'est pas que l'alcoolique ait eu une enfance malheureuse, mais c'est qu'elle dure si longtemps (:>).
P.S.2 : Remplacer alcool par la dépendance qui vous agit.
Libellés : 12 Etapes, Alcooliques Anonymes, Dépendance, Sobriété
8/15/2008
Un profond changement de personnalite
"
On a souvent répété que les membres des A.A. ne s'interessaient qu'à l'alcoolisme. Ce n'est pas tout a fait exact. Certes, pour survivre, nous devons nous abstenir de boire. Mais celui qui connait la personnalité de l'alcoolique pour avoir fréquenté certains d'entre eux ,sait qu'aucun véritable alcoolique ne pourra cesser de boire d'une manière durable sans avoir subi un profond changement de personnalite.
"
Extrait d'une lettre de Bill W. (1940)
Ceci s'applique a toutes les dépendances de la même façon, à mon sens. Car pour passer de l'abstinence premiére à l'abstinence durable puis à la sobriété enfin, il faut remplacer la dépendance par "quelque chose" qui soit au moins aussi puissant, voire plus. Les fraternités nous apportent cela.
J'ai été temoin de ce changement dans les salles et c'est toujours aussi émouvant à chaque fois. La tolerance, la bienveillance et la simplicite qui y règnent, contrastent sévérement avec les comportements compliqués et autres situations regrettables de l'exterieur
Bien a vous,
Un pasSant anonYme
Libellés : Alcooliques Anonymes, Changement, Dépendance, Sobriété
6/20/2008
Le paradoxe du détachement
Se détacher avec amour c'est un outil de rétablissement de la dépendance pour moi-même et pour les autres aussi.
Mais alors comment faire pour vivre ce paradoxe ? Mes pistes à moi ci-dessous :
Le détachement c'est :
1. Reconnaître l'existence du problème
2. Ne pas accepter ou pallier à un comportement inacceptable
3. Cesser de penser à un problème qui détruit ma sérénité
4. Laisser la personne que j'aime vivre sa souffrance sans essayer de l'anesthesier
5. Laisser à la personne que j'aime la pleine responsabilité de ses actes
6. Ne pas laisser l'autre me contrôler par sa colère, son indifference ou sa maltraitance
7. Toujours faire de mon mieux sans me précoccuper des résultats (je les délégue à D...)
8. Confronter quelqu'un posément sur les conséquences de son comportement puis lacher prise sur les résultats.
9. Accepter que la personne souffre des conséquences de leur comportement sans la laisser tomber.
(bien) A vous,
Un PASsant anonYme
Libellés : Dépendance
6/12/2008
Commérages commérages
Extrait du JUSTE POUR AUJOURD'HUI des Narcotiques Anonymes du 4 juin
"
Répandre des commérages nourrit notre maladie. Quelquefois nous pensons que la seule façon de nous sentir bien avec nous-mêmes est de se comparer à quelqu'un d'autre et de le démolir
....
Que faire, alors, avec notre perception négative de nous-mêmes ? C'est simple. Nous la remplaçons par un intérêt positif pour les autres. Plutôt que de nous attarder à notre faible estime de nous-mêmes, nous nous tournons vers ceux qui nous entourent et nous cherchons à leur rendre service.Cela peut sembler une façon de contourner le problème, mais ce n'est pas le cas. Nous ne pouvons rien accomplir en nous attardant à notre piètre perception de nous-mêmes, sauf nous apitoyer sur notre propre sort.
Mais si, au lieu de nous apitoyer sur nous-mêmes, nous nous intéressons aux autres, en y mettant énergie et amour, nous deviendrons le genre de personne que nous pouvons respecter.La façon de construire notre estime de nous-mêmes ne se fait pas en démolissant les autres, mais plutôt en cherchant à les soutenir par notre amour et notre prévenance.
Pour y arriver, nous pouvons nous demander si nous contribuons au problème ou à la solution.
"
Les commérages sont un symptôme d'une mauvaise estime de soi, une image de soi brisée. Nourrir des commérages c'est non seulement les produire et les colporter. Mais aussi les écouter , y prêter attention, les susciter mine de rien.
Je connais ... car moi aussi j'ai eu cette maladie là : celle de participer à la démolition de l'autre en éspérant inconsciemment m'élever ainsi. Cela comprend aussi les :"Jamais je n'aurai pensé faire cela !" ... indignés.
Le rémède ? s'intéresser sincèrement aux autres et chercher à rendre service - pas de codépendance.
La pensée nous incite aussi à faire partie de la solution et pas du problème. Ce changement d'attitude a contribué à changer ma vie.
Bonnes 24 heures,
Un PaSant AnonYme
5/25/2008
25% ou 75% ?
Extrait du livre des Émotifs Anonymes, Aujourd'hui Seulement - Pensée du 21 Mai
"
Combien de fois avons-nous exigé 100% d'un ami et avons-nous été désillusionnés parce que cette personne ne pouvait pas rencontrer nos attentes ? D'un autre coté, combien d'entre nous ont tendance à fréquenter des gens qui peuvent seulement donner 25% ? Nous sommes peut-être tellement habitués à recevoir seulement des miettes dans nos relations que nous pensons que c'est tout ce que nous méritons. Et pourtant, dans notre évolution, nous découvrons que nous méritons d'avoir dans nos vies des gens qui pourront nous donner 90%, au moins à certains moments. De fait, pour développer notre plein potentiel, nous avons besoin de plusieurs amis qui pensent que nous sommes extraordinaires et merveilleux, au moins 75% du temps.
....
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Je rechercherai des relations qui me mettent en valeur, des relations d'égalité. En retour, je vais donner à mes amis leur pleine valeur.
"
Et oui, en résumé de l'avalanche des chiffres (:>) : quand je suis mon meilleur ami et un meilleur ami de l'autre, alors de meilleures amitiés apparaissent dans ma vie.
Je suis responsable de la qualité de mes relations avec mes proches... et de les laisser vivre/partir/s'épanouir ailleurs s'il ne me contentent pas au lieu de m'attaquer à un mur. C'est une des clés de sortie de la dépendance affective pour moi : signifier mon besoin d'avoir plus que "des miettes" et puis lâcher prise. Quel soulagement ! Ne plus être responsable de transformer par l'application d'une energie inouie une relation insatisfaisante en bien que je crois commun.
Je vaux bien que l'on me donne les 90% pendant 75% du temps( plus ou moins :>) au lieu d'essayer de me contenter des 25% ...
Nous valons tous bien plus que cela,
Et une bonne journée à vous aussi,
Un paSsAnt AnOnYmE
Libellés : Dépendance, Emotifs Anonymes, estime de soi, Pensée du jour
4/24/2008
Tel que nous le concevons
Extrait du dépliant des Emotifs Anonymes "Vers un nouveau mode de vie"
"
UNE SOURCE SPIRITUELLE
Le programme EA est un programme spirituel et non un programme religieux, laissant à chacun le choix de sa conception d'une puissance supérieure. Toutes les fois où nous parlons de Dieu, ce terme renvoie à la conception que chacun s'en fait "Dieu tel que nous le concevons" est une expression qui laisse à chacun le soin d'y joindre le nom qui lui convient (comme l'amour humain, le bien, le groupe, la nature, l'univers, le Dieu traditionnel ou toute autre entité choisie par un membre). Ce qui est important c'est que chaque personne y trouve la source nécessaire pour demander de l'aide dont elle a besoin pour acquérir la santé émotive.
"
Le mot est laché.
Mais avant de l'examiner, quelques mots :
En arrivant dans les fraternités, je n'avais aucun concept spirituel - aucune idée qu'il y ait autre chose que MOI et tous mes avatars : que je réussisse ou que je me plante tout était de mon fait ou pire par ma faute. Je croyais que vouloir était pouvoir et que cela suffit pour y arriver - quoique que parfois je ne savais pas pourquoi je voulais etre là .
Et puis dans le programme toutes ces idées se sont envolées parfois doucement, parfois avec éclat.
Je m'appuie aujourd'hui pleinement sur cette source de pouvoir qu'est mon D... Appelez-le comme vous voulez , les noms de D... n'ont en réalité que peu d'importance. J'aime celles qui sont citées dans le texte ci-dessus.
Juste ce programme marche quand j'accepte qu'il y a une Source de Pouvoir qui dirige ma vie mieux que moi-même pour peu que j'aille la chercher. Il me fallait cette Source Interieure pour contrer la dépendance.
De fait la dépendance m'apparait aujourd'hui comme le moyen que j'avais trouvé pour remplir ce Vide à l'interieur de moi, pour arrêter la peur, pour faire cesser les ruminations , les regrets, pour masquer les ressentiments. Et puis pour faire cesser les Voix.
Ce vide que D... a rempli à la place du produit
Pour l'agnostique pur et dur : je me rappelle qu'à mes débuts dans les salles, un ancien m'a dit que Dieu voulait dire :
Demande
Insiste
Ecoute
Utilise
Ainsi coule ma relation avec l' Autre.
Par la grâce de Dieu
Un PasSanT ANONyme
Libellés : Dépendance, Dieu, Emotifs Anonymes, Peur, Ressentiment
10/19/2007
S'assumer et influencer les autres
Pensée du jour du 19 Octobre - livre 'Aujourd'hui seulement' des Émotifs Anonymes
Le fait que j'étais incapable d'agir s'explique par mon besoin d'être reconnu et approuvé par les autres. En me rétablissant, je commence à reconnaître ma capacité à déterminer ma propre valeur. Je ne m'en remets plus à ce que les autres pensent de moi, pour savoir comment agir. Je descends en moi pour trouver mes normes de comportement et je recherche la volonté de ma Puissance Supérieure dans toutes les circonstances. Je commence à prendre ma vie en main. Je fais mes propres choix et j'en assume les conséquences.
Accorde-moi la grâce de me reconnaître et de m'assumer. Aide-moi à prendre conscience de ma capacité d'influencer les autres.
Jusqu'à quel point suis-je dépendant de ce que je perçois chez les autres ?
Je pensai que j'étais timide à cause des autres. En fait, j'étais timide car paralysé par le regard de l'autre. L'autre qui d'un regard ou d'une absence de regard déciderait de de ma (non)existence. Et puis, j'ai découvert les 12 étapes et les Émotifs Anonymes....
Cette pensée du Jour est riche de tant de principes 12 étapes, en vrac :
Mes actes sont ma responsabilité : Oser est un acte que je pose de plus en plus souvent. Fait partie de ma 10e étape quotidienne la question : 'qu'ai-je osé aujourd'hui ?'.
Je recherche une volonté d'agir dans une relation avec une Puissance Supérieure et selon Sa volonté , pas la mienne. Ce principe d'humilité porte un paradoxe: quand je suis humble, je ne peux pas être timide. Car ce que je fais est soumis à "plus que moi" . Ce "Plus", vous pouvez l'appeler Dieu, le Soi ou l'Univers tel que chacun le conçoit. C'est une facette importante de la 11é étape.
Quand je m'assume et me reconnaîs, alors je peux influencer l'autre. En fait ceci est une des nombreuses conséquences de ce rétablissement , quand je suis "bien dans mes pompes" en harmonie, alors ma vie prend une couleur de sérénité qui est visible et influence les autres. Pas parce que je le recherche particulièrement d'ailleurs. C'est une facette de ma 12e étape.
Et là ô surprise : de dépendant passif, je deviens acteur. Co-créateur.Créatif.
Alors aujourd'hui j'ai osé vis-à-vis de moi-même, vis-à-vis des autres et selon la volonté de ma P.S.
3 gestes d'audace qui ont éclairé ma journée.
Et une bonne journée à vous aussi,
Un PasSant AnonYme
Libellés : 10e étape, 12e étape, Dépendance, Pensée du jour



