" Soyez Passants " - Evangile selon Saint Thomas

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4/26/2010

Comment et pourquoi éviter de manipuler les autres ?

Extrait d'une réflexion quotidienne tirée du recueil "Walk in Dry Places" de Mel B. , un des vétérans Alcooliques Anonymes :
"

Si nous ne comprenons pas nos motivations vis à vis des autres, nous pouvons facilement devenir manipulateurs. Bouder est une façon de faire savoir aux autres que nous sommes déçus et de les forcer à venir chercher notre approbation. La flatterie est une fausse expression d'une approbation que nous ne ressentons pas...
La manipulation est quasiment toujours un comportement égoïste... C'est certainement une façon immature d'interagir avec les gens et les situations.

La meilleure façon d'éviter de devenir manipulateur est d'être toujours soi-même. Nous n'avons ni le droit ni la responsabilité de contrôler les autres. Notre meilleure approche, lorsque nous souhaitons les influencer, est simplement de présenter notre point de vue sincèrement et avec honnêteté. Les autres doivent pouvoir être libres d'agir, de choisir, de décider sans interférence manipulatrice de notre part.
"

J'ai posté cette réflexion car j'ai eu la semaine dernière à réprimer un fort désir de manipulation . Eh oui! la manipulation est parfois plus facile que d'être moi-même. Parfois la situation n'est pas claire et alors le désir de la clarifier au bulldozer ou en ayant forcé les autres dans un camp me parait plus simple. Paresse aussi dans cette manipulation là.

Ou alors tout simplement peur, peur de paraître pour ce que je suis ou de défendre ce que je pense dans un désaccord, un conflit - moi pour qui être "ni Dieu flatteur , ni limace boudeuse" est une position pas forcément naturelle, pas évidente au premier abord.

Et enfin manque de constance : car être soi c'est tout le temps, pas seulement quand je pense à la possibilité d'une manipulation.

Pourquoi faut-il éviter les comportements manipulateurs ? Parce que cela renforce ma mésestime de moi-même et ça ça va à l'encontre de ma sobriété chèrement gagnée.

J'ai tenu bon pour aujourd'hui et pour cela j'ai de la gratitude.

Merveilleuse spiritualité,

Un pasSAnt aNONYMe

P.S. Une citation de Herbert J. Muller rien que pour vous(:>) :

"Dire que l'homme est un ensemble de molécules chimiques est une description satisfaisante uniquement si vous avez l'intention d'en faire un fertilisant (pour vos plantes)"

2/02/2010

Tout ou rien

"
L'acceptation et la foi sont capables de produire une sobriété(plutôt une abstinence) à 100%. De fait, elles y arrivent en général; et c'est grâce à cela que nous avons une vie. Mais lorsque nous apportons ces attitudes pour résoudre nos problèmes émotionnels, nous ne pouvons espérer que des résultats partiels. Par exemple, personne ne peut être complètement libre de la peur, de la colère ou de l'orgueil.

Dès lors, nous ne pouvons dans cette vie atteindre une humilité parfaite ou l'amour parfait. Alors nous devons nous contenter d'un progrès lent mais réel, rythmé par de retours en arrière, pour la plupart de nos problèmes.

Notre veille attitude du tout ou rien doit être mise au rebut.
"
Extrait d'un article de Bill W. du magazine américain des AA, Grapevine, Mars 1962

Cela me dit 2 choses : je peux être abstinent de mes addictions aux produits psycho-actifs à 100% en adoptant ce nouveau mode de vie. Et c'est une très bonne nouvelle.

Enfin, je ne serai jamais parfaitement sans peur, sans reproche, sans colère, sans orgueil. pas dans cette vie. Je peux tendre vers cela. Cela est déjà un progrès visible. Et c'est aussi une très bonne nouvelle.

Je pense que c'est peut-être la plus grosse différence entre l'émotif anonyme et le dépendant anonyme au départ. A l'arrivée les 2 doivent abandonner ce principe du 'tout ou rien" qui empoisonne ma vie et celles des autres aussi..

A méditer,

Un PassAnT aNonyME

12/08/2009

Déni me mine

Extrait du Pour aujourd'hui de Décembre 2009 des Narcotiques Anonymes
"
La non-acceptation de soi constitue un problème pour bon nombre de dépendants en rétablissement. Cette déficience insidieuse est difficile à reconnaître et passe même souvent inaperçue. Beaucoup d’entre nous estimions que la consommation de drogue était notre unique problème, niant le fait que nous avions perdu la maîtrise de notre vie. Ce déni peut continuer à nous
miner même après avoir cessé de consommer. Nombre de problèmes que nous rencontrons sur le chemin du rétablissement proviennent de notre incapacité à nous accepter tels que nous sommes....

Nous devenons irritables, insatisfaits, déprimés ou confus. Nous nous retrouvons
en train d’essayer de changer ce qui nous entoure dans l’espoir de calmer les sentiments qui nous rongent intérieurement. ...

....Nous voulions que les autres nous donnent l’amour et l’acceptation dont nous manquions envers nous-mêmes. ....

Parfois, nous recommençons nos « scénarios » où nous souhaitons être le personnage que nous pensons devoir être. Il se peut alors que l’apitoiement et l’orgueil nous submergent mais en renouvelant notre foi en une puissance supérieure, nous recevons l’espoir, le courage et la force de grandir.
....
"
Une amie, récemment abstinente, me disait qu'elle avait eu envie de recommencer un jour de contrariété.

Il m'est alors venu à en mémoire que pour moi aussi, la consommation de produits "psycho-actives"(quelle quelles soient) avait tellement anesthésié mes sens, mes émotions et mes humeurs à un point tel que je ne savais plus que faire de moi-même quand l'abstinence est arrivé. Car avec l'abstinence j'ai du me confronter à moi-même , nu, sans béquille
. Parfois divin, parfois affreux sale et méchant. Bref l'inconnu qui m' habite et qui change d'un instant à l'autre. Imprévu surtout quand j'ai perdu la camisole pour le contrôler.

Parfois insondable.

Hier je me suis retrouvé en rentrant le soir à la maison, affalé sur le canapé, fatigué, lourd d'un ressentiment qui ne voulait pas partir. et pourtant j'ai fait déjà plusieurs Dixième étapes sur ce sujet. J'en ai déjà parlé à quelqu'un d'autre, je me suis déjà occupé d'autre chose ou de quelqu'un d'autre que moi-même. J'ai l'impression que je ne veux pas voir quelque chose et que mon entourage ne peut/veut le voir aussi.

J'ai aussi essayé ce qui marche le plus souvent pour moi et que j'indique ici.

Ah que ce déni mine !

Attendre et améliorer mon contact conscient pour aujourd'hui.

Méditer, penser, méditer

un Passant anonyME

P.S. L'extrait ci-dessus est tiré d'un texte très juste et lucide Narcotiques Anonymes édité dans leur excellent mensuel.

3/29/2009

Liberté et changement emotif



Extrait de la Pensée du Jour du 23 Avril tiré du "Aujourd'hui seulement" des Emotifs Anonymes

"
Je n'ai jamais aimé ni accepté la plupart de mes émotions. Je les supprimais ou les rejetais plutôt. Cette suppression et ce rejet ont crée en moi anxiété, panique, insomnie, depression etc.. Les émotions apparaissent toujours à un moment ou à un autre. Par ma seule volonté, je n'ai jamais pu m'arrêter de ressentir ce que je ne voulais pas ressentir. Mon niveau d'acceptation de mes émotionsrègle le niveau de mon abandon de ces mêmes émotions à ma Puissance Supérieure. C'est dans ce processus unique que les émotions deviendront libres de changer.
"
La condition sine qua none du changement pour moi, Emotif Anonyme, est bien celle là : accepter puis abandonner, c'est à dire ne plus laisser l'émotion exercer son emprise sur mes actes et mes pensées. Elle peut me guider en éclaireur et pour cela elle m'est bien utile, cette émotion du temps présent, mais elle n'est plus seule maître à bord. L'abandon à une Puissance Superieure a eu pour moi l'avantage de réduire mon ego, de le demettre de son trône aussi. La réduction de mon ego est un chantier toujours ouvert comme le prouve ma dernière "crise de susceptibilité", mais il avance tout de même.

Ceci est l'essence de la Première étape. Inutile d'essayer de passer à une étape suivante si la leçon n'est pas comprise et si ce chantier ne fait pas partie intégrante de la vie.... La suite est dans notre méthode.

Bonnes 24 heures à vous,

Un Passant AnonYme

10/12/2008

Me redéfinir ?

Extrait du dépliant "Le chagrin" des Emotifs Anonymes
"
Lorsqu'une relation est modifiée ou lorsque nous ne sommes plus capables de définir notre "moi" selon notre lieu de travail ou de résidence ou selon ce que nous possédons, il nous seomble alors qu'une partie de notre "moi" nous a été arrachée. Notre identité et notre manière de nous percevoir et de nous connaître ont été dérangées. Le chagrin nous aide alors à nous redéfinir et à rechercher un sentiment d'unité. En fin de compte, le chagrin est une affaire de guérison, de force et d'unité retrouvées.
"

J'avais décidé de poster cet extrait pour un ami qui est en deuil d'un être cher aujourd'hui. Mes pensées de compassion lui sont acquis et je l'écris ici aussi. Il se reconnaitra.

Et puis lors d'une méditation, j'ai pris conscience que je vis une situation que je ressasse depuis longtemps me demandant que faire ? qu'ai-je fait ? partir ou rester ? me berçant de regrets. Des relations ont évolué dans un sens inattendu et elles me frustrent. Parfois je balance entre ressassements, colère. J'ai l'estomac qui "ulcère" -c'est là généralement que je mange compulsivement. Cela fait mal.

En sortie de méditation , je réalise que je renacle devant le chagrin : ce sentiment de perte si pénible, la perte d'une relation investie . Et qui ne peut perdurer en l'état. La retenir ? Impossible. C'est folie. C'est bien de cette déraison là que la 2e étape parle. C'est bien cette déraison qui est source de ces désarrois. Il va falloir revenir à la raison en acceptant de traverser le chagrin, la perte, le deuil. Accepter de survivre à cela : c'est parfois bien plus facile de rester victime que de tenir débout seul.

J'aime que ce texte parle de la guérison, la force et l'unité retrouvées vers lesquelles mène un chagrin assumé, vécu.

La relation sera différente, que je le veuille ou non. Pour ma part, il me reste à me repositionner, me redéfinir en quelque sorte.

Il a fallu que j'ai bien mal pour l'accepter.

Bonne journée,

un PASsant ANONYME

7/02/2008

Comment accepter les autres ?

Je vous livre le texte ci-dessous que j'aime fort.

Je le mèdite en remplaçant "les autres" par qui compte dans la vie, femme/homme, enfant(s), famille, amis. Moi cela me réveille bien moi quand je me mets à m'installer mollement avec ces gens que j'aime et que je crois connaître. Et je me rends compte que quand je pense que je les connais j'efface leur mystère et leur liberté d'être - j'essaie de les possèder en quelque sorte (cette sensation de pouvoir , de possession pointe le retour possible de la dépendance).

Je vous laisse avec le texte - bonne lecture :
"
Pour accepter les autres, il ne faut pas forcément les accepter comme ils sont, comme ils se montrent à nous avec leurs qualités et leurs défauts. Accepter les autres, c'est accepter qu'ils aient un mystère qu'on ne connaît pas et un avenir qui pourra les transformer. Les accepter, c'est donc un acte de foi et un acte d'espérance. Et c'est en ce sens que c'est un acte d'amour, parce que l'amour englobe la foi et l'espérance. Accepter l'autre, c'est donc d'abord un acte de foi. On croit souvent que la foi, c'est ce qui rend visible et évident ce qui est invisible et insaisissable (Dieu par exemple). Je suis tenté de dire exactement le contraire. La foi, c'est un regard sur le monde qui rend mystérieux ce qui paraît évident et compréhensible. Et l'amour, parce qu'il est une forme de foi, c'est un regard qui rend inconnaissable et mystérieux celui que nous pensons bien connaître. Oui, pour l'amour, le prochain devient insaisissable. Il devient inconnu, il devient énigme. Et c'est pourquoi nous pouvons l'accepter. Accepter l'autre nous interdit non seulement de le juger mais aussi de le connaître parce qu'il est et doit rester un mystère. Aimer quelqu'un, c'est être attiré et aimanté par son mystère. Et accepter quelqu'un, c'est respecter son mystère.

...
...accepter l'autre, c'est un acte de foi dans son mystère, mais c'est aussi une forme d'espérance. Accepter son prochain, c'est espérer à l'encontre de ce qui est visible, à l'encontre des évidences, a contrario de tout ce que nous pouvons voir et savoir sur lui. Accepter son prochain, son frère, son fils, son époux, c'est espérer à sa place lorsqu'il tombe en déchéance. C'est lui dire : je te le promets, tu ne t'écrouleras pas, tu ressusciteras. Accepter l'autre, c'est donc un acte de foi, d'espérance et d'amour.
....
Camus disait : « S'il me faut choisir entre ma mère et la justice, je choisirai ma mère ». De même j'ose dire : s'il faut choisir entre la foi et l'amour, entre l'espérance et l'amour, je dois choisir l'amour.
...
Accepter les autres, c'est accepter de prendre le risque de se perdre et de souiller, pour s'approcher d'eux.
"

(copyright : Alain Houziaux)
Bonnes 24 heures,

Un PaSsant anonYme

4/29/2008

Où est le crime ?

Tiré du "Le bol et le baton" - recueil de contes zen racontés par Maître Taisen Deshimaru
"
Maître Sosan, disciple d'Eka, était atteint de la lèpre.

Lors de sa première rencontre avec le deuxième patriarche, Sosan lui demanda :
"Maître, confessez-moi. Lavez-moi de ce mauvais karma et de mes crimes !"

Eka lui répondit:
"Apporte-moi tes crimes et tu seras nettoyé."

A cet instant, Sosan s'éveilla.

Qu'est ce que le crime ? Le bien ? Le mal ?

Sosan reçut l'ordination de moine, et sa pratique intensive du zazen le guérit de sa lèpre.
"

OK. En quoi ceci me concerne ?

Qu'est ce que cette lèpre ? Quelle maladie grave ai-je ? Pour moi cela est la dépendance physique, affective, emotionnelle mais aussi un état intérieur fait de mal-être, angoisses, colères....

Il n'a fallu qu'un instant à Sosan pour s'éveiller, mais je suppute que pour arriver à cet instant où il a entendu la parole de son patriarche, il lui a fallu beaucoup travailler "ses étapes" - comme nous le faisons chez les Anonymes pour arriver à la 11é étape à un éveil spirituel.

D'après ce texte, point n'est besoin de jugement moral sur le bien le mal et la faute. Car cela n'est pas opérant pour guerir de mes lèpres. Seule l'acceptation compte ici.

Les textes bouddhiques parlent de satori (éveil spirituel), zazen (méditation) avec une simplicité qui me déconcertait jusqu'à ce que je rencontre les 12 étapes qui sont elles aussi "simples, mais pas faciles".

Par contre, il existe des éléments de cette histoire (que je découvre aujourd'hui) qui restent irrèsolus pour moi. A méditer ?

J'aspire à me guérir de mes 'lépres".

Un pasSant anonYme

4/17/2008

Hier, j'ai fait le ménage

Comme l'écrit Barefoot Bob, un gars tout simple et simplement un maître en AA, sur son site ici (traduction personnelle)
"
Un jour, une femme raconta à sa marraine une histoire réellement triste pleine de deception et de désespoir. Elle termina en disant ceci : " Tu sais, j'ai vraiment l'impression d'avoir été trahie".

"C'est parce que tu as effectivement été trahie" lui répondit sa marraine. "Cependant, maintenant que ta perception a été validée, et ta peine bien compréhensible a été prise en compte, il t'appartient d'accepter cette verité désagréable, et de reprendre le cours de ta vie. Car il faut renoncer à la satisfaction que nous trouvons dans une colère justifiée.
"

Hier j'ai aidé mon voisin à faire le ménage dans sa cour. Ma déception, ma rage se sont évanouies à ce moment-là.

J'ai repris le cours de ma vie,

Un PasSant anonYme

2/26/2008

Pas d'issue hors l'acceptation

... disait Swami Prajnanpad. A ce propos son disciple Arnaud Desjardins ajoute :

"
Cette idée d'acceptation, on la retrouve dans tous les enseignments spirituels et elle est généralement mal comprise. Elle correspond à ce que l'on appelait autrefois soumission à a volonté de Dieu. Mais qu'est ce que cette volonté de Dieu ? Chacun va l'interpréter à sa façon. La volonté de Dieu, c'est ce qui se produit à chaque instant, c'est tout...
"
--extrait du chapitre "lacceptation" dans le livre "A la recherche du Soi"

Aujourd'hui je pense avoir accompli la volonté de Dieu à mon égard dans la multitude de petites choses à penser, faire et dire qui se sont présentées. Car je les ai faites dans l'idée d'être juste et de faire ce que j'avais à faire , ni plus ni moins. Nul besoin de grandiose ni d'abysse ni d'euphorie - pour aujourd'hui. Et peu de dysharmonies.

C'était bien rare avant - les dépendants sont des gens compliqués.

Ma vie est plus simple aujourd'hui- il m'a suffi d'en faire le choix.

Bonnes 24 heures,

Un PasSant AnonYme

1/17/2008

... une meilleure estime de soi

Traduit d'un article de Mel B, un des anciens des Alcoholics Anonymous, extrait de son livre "Walk in dry places"
"
Comment savoir si il y a progression dans la construction d’une estime de soi ? Je pense que nous pouvons mesurer notre progrès en étudiant nos réactions. Une personne qui manque d’estime de soi ne peut pas supporter la critique et le rejet. En même temps, il va à l’autre extrême lorsqu’il reçoit approbation et acceptation… La personne qui grandit dans l’estime de soi peut gérer la critique de la même façon que la louange, le rejet de la même façon que l’acceptation.
Peut-être que cette personne réalise que sa perception d’elle même ne dépend pas de la perception des autres. S’il a de l’estime pour lui-même, il pourra utiliser la critique et la louange comme des aides pour progresser, sachant que rien de tout cela n’ajoute ou n’ôte quoique ce soit à qui il est. Il est toujours bon de se rappeler qu’aux yeux de Dieu, chacun est meilleur qu’aux yeux du monde. Lorsqu’une personne accepte cela pour elle-même elle l’accepte pour tout le monde.
"
Suite à mon épisode relaté au post précédent, j'ai repris certains textes comme source d'inspiration pour mon inventaire quotidien de 10e étape.

Celui-ci me parle beaucoup de la relation qu'il y a entre l'acceptation de soi et des autres et l'estime de soi. Aussi de la nécessité d'une relation avec une Puissance Supérieure à la place du regard de l'autre. Parfois j'oublie cela et cela me joue des tours. Et puis je me rappelle comme aujourd'hui.... et là ......

Prenez soin de vous,

Un PassaNt AnonYme

11/24/2007

L'émotion n'est jamais justifiée


Tiré du livre "Les formules de Swami Prajnânpad" - Editions de la Table Ronde - Paris 2003

"...L'émotion n'est jamais justifiée ne veut pas dire "vous ne devez pas avoir d'émotions". Cela veut dire : l'émotion ne peut pas avoir de justification objective....
En d'autres termes, nous ne pouvons pas rendre la situation exterieure ou les autres responsables de notre émotion. Elle nous appartient complètement. C'est sur cette base, et uniquement sur cette base, qu' un certain travail sur l'émotion devient possible".

Dans le texte originel, cette formule du Swami, maître spirituel d'Arnaud Desjardins s'énonce : Emotion is never justified. Mon chemin spirituel initié en suivant la méthode en 12 étapes des Emotifs Anonymes m'a amené à saisir la subjectivité de toutes mes émotions. Cette maxime de vie m'explique pourquoi nous ressentons et réagissons tous si différemment devant les circonstances et situations extérieures.

Elle m'explique aussi pourquoi une même situation déclenche d'abord de la colère, puis de la tristesse chez moi. Et comment enfin avec "un certain travail sur l'émotion" souvent d'ailleurs un travail de deuil qu'il soit voulu ou inconscient je peux regarder la même situation avec acceptation voire indifférence. Là je suis liberé de l'emprise de l'émotion qui devient alors mon alliée, une part de moi-même - et non plus une Puissance qui me gouverne. C'est peut-être cela qu'on appelle raison garder - je ne sais pas.

Le Swami meurt en 1974 au moment où Arnaud Desjardins après de nombreuses années passées avec son maître fonde son premier ashram en France. Il est connu pour ses formules qu'il utilisait pour "éveiller" ses disciples et les accompagner dans une démarche spirituelle de libération d'un ensemble de conditionnements et projections qui nous exilent de nous-mêmes et nous empêchent de comprendre les véritables lois de Vie. Il est l'un des plus modernes des maîtres orientaux et de ceux dont l'enseignement est le plus directement applicable, le plus pragmatique peut-être.

Ses maximes sont éclatantes de justesse et de simplicité.

R-E-S-P-E-C-T

uN PasSant anonYme

10/12/2007

Acceptation et changement

Extrait du livre de méditations Al-Anon: " Le Courage de Changer" , 12 octobre, p.286

Pensée du jour

Le rétablissement peut consister autant à désapprendre qu'à apprendre. Ma sécurité ne peut reposer sur l'apprentissage de ' règles ' parce qu'une fois que je les ai vraiment comprises, elles changent. Avec l'aide de ma Puissance Supérieure, je trouverai une certaine sécurité en étant exactement là où je suis aujourd'hui.

« Les Douze Étapes de notre programme m'ont amenée aujourd'hui à une foi en Dieu qui est basée sur l'acceptation du monde tel qu'il est. Je ne me tourmente plus pour savoir comment le monde devrait être. »

Tel que nous Le concevions...

J'ai cherché un changement pendant de nombreuses années. Le changement est devenu tellement plus simple et clair depuis que j'ai commencé à m'accepter entièrement - sans condamnation et sans hubris non plus, sans censure et sans vivas.

Le seul "truc" c'est l'acceptation entière.

Bonne soirée,

Un PaSsant AnonYme

8/17/2007

Les dividendes

..."le plus grand dividende que j'ai reçu du programme est la conscience de soi. Je peux maintenant voir comment une pensée provoque un sentiment.. qui influence mon comportement vis-à-vis de mon entourage. Je suis capable de prévoir les malaises qui pourraient résulter pour moi d'une de mes paroles ou de mes actions. Je peux faire l'expèrience de mes emotions au moment où elles se produisent. Dans le passé, si j'éprouvais le besoin de pleurer, je me demandais alors pourquoi et j'essayais de m'arrêter.....
J'ai aussi reçu en dividende l'acceptation. Je peux m'accepter moi-même et les autres. J'ai encore ce besoin de tout faire parfaitement, mais quand j'ai fait de mon mieux je peux accepter de ne pas avoir été parfait. Cela est liberateur. Je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis rabaissé ou fâché contre quelqu'un...."

Extrait du Livre "Les Emotions" le bigbook des Emotifs Anonymes - p 121 - le témoignage de Ken"

Je me reconnais dans ces phrases de Ken et je me sens aussi léger et libéré.

Avec gratitude,

Un PaSsant Anonyme

8/14/2007

Acceptation: sentiments et émotions

"... nous apprenons que les sentiments ne sont ni bons ni mauvais : ils sont. Les sentiments nous aident à savoir quand nous avons besoin d'agir ou de réagir pour notre bien dans une situation donnée."...
".. Nous apprenons que le problème n'est pas la colère, mais ce que nous faisons avec cette émotion..."


- Extrait de "La colère" - Littérature des Émotifs Anonymes


J'ai appris que je ne peux pas contrôler mes émotions. Je les accepte, elles me traversent - parfois elles me portent, parfois m'alourdissent. Elles peuvent me transpercer, me secouer quand je m'assoupis. Elles me guident. J'ai baissé les armes. Je ne les combats plus. Quelle légèreté !

J'écoute. Je patiente. Je réfléchis.

Je suis responsable de ce que je fais de ces émotions. Je suis responsable des pensées qui m'animent. Penser c'est déjà un faire - la pensée est une action. J'agis après ce moment de réflexion -parfois ce moment dure 30 secondes, parfois plusieurs mois.

J'ai toujours le choix d'agir malgré la colère ou à cause de la colère. Pour ce qu'elle m'indique de la situation présente. Mais je sais que quand j'agis sous le coup cette si puissant émotion négative, alors je suis à coté de la plaque.

Responsable de mes pensées et de mes actes. Pas de mes émotions.

Un PasSant AnonYme

8/11/2007

Naissance spirituelle

"...Quel soulagement de ne plus me blâmer de ne pas réussir à faire l'impossible : me changer ! Je me sens mieux lorsque je dis "je ne peux pas". Admettre mon impuissance, comme la 1ére Etape m'y invite, me libère de cette corvée pénible d'être responsable du monde entier et de chaque personne...."

Extrait de la pensée du 4 Janvier - Livre "Aujourd'hui seulement" - Emotifs Anonymes