" Soyez Passants " - Evangile selon Saint Thomas

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12/08/2009

Déni me mine

Extrait du Pour aujourd'hui de Décembre 2009 des Narcotiques Anonymes
"
La non-acceptation de soi constitue un problème pour bon nombre de dépendants en rétablissement. Cette déficience insidieuse est difficile à reconnaître et passe même souvent inaperçue. Beaucoup d’entre nous estimions que la consommation de drogue était notre unique problème, niant le fait que nous avions perdu la maîtrise de notre vie. Ce déni peut continuer à nous
miner même après avoir cessé de consommer. Nombre de problèmes que nous rencontrons sur le chemin du rétablissement proviennent de notre incapacité à nous accepter tels que nous sommes....

Nous devenons irritables, insatisfaits, déprimés ou confus. Nous nous retrouvons
en train d’essayer de changer ce qui nous entoure dans l’espoir de calmer les sentiments qui nous rongent intérieurement. ...

....Nous voulions que les autres nous donnent l’amour et l’acceptation dont nous manquions envers nous-mêmes. ....

Parfois, nous recommençons nos « scénarios » où nous souhaitons être le personnage que nous pensons devoir être. Il se peut alors que l’apitoiement et l’orgueil nous submergent mais en renouvelant notre foi en une puissance supérieure, nous recevons l’espoir, le courage et la force de grandir.
....
"
Une amie, récemment abstinente, me disait qu'elle avait eu envie de recommencer un jour de contrariété.

Il m'est alors venu à en mémoire que pour moi aussi, la consommation de produits "psycho-actives"(quelle quelles soient) avait tellement anesthésié mes sens, mes émotions et mes humeurs à un point tel que je ne savais plus que faire de moi-même quand l'abstinence est arrivé. Car avec l'abstinence j'ai du me confronter à moi-même , nu, sans béquille
. Parfois divin, parfois affreux sale et méchant. Bref l'inconnu qui m' habite et qui change d'un instant à l'autre. Imprévu surtout quand j'ai perdu la camisole pour le contrôler.

Parfois insondable.

Hier je me suis retrouvé en rentrant le soir à la maison, affalé sur le canapé, fatigué, lourd d'un ressentiment qui ne voulait pas partir. et pourtant j'ai fait déjà plusieurs Dixième étapes sur ce sujet. J'en ai déjà parlé à quelqu'un d'autre, je me suis déjà occupé d'autre chose ou de quelqu'un d'autre que moi-même. J'ai l'impression que je ne veux pas voir quelque chose et que mon entourage ne peut/veut le voir aussi.

J'ai aussi essayé ce qui marche le plus souvent pour moi et que j'indique ici.

Ah que ce déni mine !

Attendre et améliorer mon contact conscient pour aujourd'hui.

Méditer, penser, méditer

un Passant anonyME

P.S. L'extrait ci-dessus est tiré d'un texte très juste et lucide Narcotiques Anonymes édité dans leur excellent mensuel.

11/09/2009

Dans ma vie aujourd'hui

Aventure du jour :


J'étais dans la rue, j'allai d'un pas pressé car en retard pour un rendez-vous. Je suis abordé par un monsieur, la 40aine, avec peut-être un air désorienté. Il engage la conversation et puis très vite me demande de l'argent.

Je ne sais pas pour vous mais moi, Cela m'arrive de plus en plus souvent, hélas. La réalité des défavorisés de la vie d'aujourd'hui, de la detresse, des fragilisés de la crise est bien là. Il m'est devenu difficile de l'éviter. Difficile dans le sens où je ne veux pas vivre ma vie en lévitation dans un nuage; fait partie de l'eveil l'exercice d'un regard lucide sur TOUT ce qui m'entoure.

Le détachement n'est pas synonyme de déni. Je ne cherche pas ces situations pénibles mais ne désire plus les fuir quand elles s'imposent à moi.

Alors j'écoute. Il me demande de l'aide pour acheter des médicaments à une pharmacie pour son bébé. Je cherche des pièces, il me fait des signes signifiant que cela ne suffira pas. Le dialogue est muet et comme en tension. Je tire un billet.

Il me demande de l'accompagner à la pharmacie pour payer les médicaments en direct car ce billet ne suffit pas... Je n'ai pas le temps. Je pose des questions sur sa vie, comment il en est arrivé là. Par bribes il me raconte une histoire douloureuse. L'histoire est plausible.... Mais il aurait pu l'inventer aussi.

Il s'agit d'une situation objectivement indécidable. Et puis vous l'ai-je dit ? je n'ai pas le temps d'en débattre ni de l'accompagner acheter le médicament.

Est-ce une escroquerie ? Que faire ?


Passer mon chemin car je ne sais pas quoi faire qu'en penser et en quoi cela me concerne ? Oui, je pouvais la faire avant, avant que le supplément d'âme ne m'est été donné grâce aux 12 étapes. Mais je ne peux plus plaider l'ignorance pour ne rien faire, passif.

Il m'a été donné la possibilité de choisir, d'exercer mon libre arbitre. Et puis d'assumer. Assumer le fait que dès le début j'aurai pu passer mon chemin... car dois-je le rappeler je n'avais pas le temps. J'avais d'autres priorités pour ce moment-là de ma vie.

Mon choix était là : passer mon chemin car ceci était une escroquerie ou alors payer, donner, plus que ce que j'aurai voulu.

Il avait besoin de quelques dizaines d'euros. il s'est mis à pleurer. Je ne sais pour vous, mais moi voir un homme SDF pleurer me plonge dans une profonde tristesse.

Je lui ai donné l'argent en lui disant que D... le garde. Il est entre les mains de sa PS et le mensonge est son affaire si mensonge il y a.

Pour ma part, j'ai fait confiance dans mon sixième sens. Ce Sixième sens dont parle le Big Book des AA en dixième étape. Et mon sixième sens me disait que cet homme était dans un sacré désarroi, lui et/ou ce bébé.

Par cette anecdote, je veux raconter une rencontre non programmée de celles qui font irruption sans que je le veuille et ouvre une faille dans une journée tout lisse. Je parle de ces failles qui font ressurgir une capacité d'empathie ,de soutien à l'autre quelqu'il soit , de l'exercice d'une certaine douceur qui n'est pas synonyme de faiblesse mais d'ouverture.

Je l'ai vu partir en m'interrogeant sur la possible connerie que j'ai faite.

J'avais choisi de vivre heureux plutôt que de chercher à avoir objectivement raison.

Et une bonne soirée à vous aussi,

uN pAsSant AnonYme

5/31/2009

Cool Max, un rien Faussaire et pas mal Batisseur de Digue

Heureux habitants dodécinaux et pélerins amis,


Je ne sais ce qu'il en est pour vous mais... j'ai pris l'habitude de faire régulièrement mon inventaire personnel et minutieux.


Dans mes pérégrinations webesques, j'ai découvert une inventaire de 10ème étape dont j'ai pensé qu'il pourrait vous être utile aussi. Il a la particularité d'être drôle parfois décapant. Il nous rappelle que l'une de nos maladies est de se prendre trop au sérieux; fait partie du chemin le fait de prendre les choses un peu plus à la légère. Mon utilisation du jour m'a amené au titre de ce post.



Le Voici et surtout, ne me remerciez pas, ce fut un vrai plaisir :>

Version française ______ Version américaine

Un PassAnt Anonyme


P.S. : si vous souhaitez contribuer à la typologie présentée ici, n'hesitez pas à m'écrire

1/20/2009

A tester

Extrait de la pensée du jour du 18 Janvier - livre Aujourd'hui seulement des Emotifs Anonymes
"
«Mon problème, me suis-je dit, n'est pas l'impuissance mais la trop grande puissance que j'exerce sur mes émotions». Alors, j'ai appris que, lorsque j'essaie de contrôler mes émotions, ce sont elles qui me contrôlent.

Je disais aussi : «J'ai peu de colère en moi». Mais j'ai réalisé que certains choix importants de ma vie étaient le fruit de colères et de peurs non admises. Certains jugements que je portais sur les autres, aussi. Je jugeais leurs colères inappropriées. Mais mes propres scénarios de vie produisaient exactement le climat émotif dont je me plaignais. J'ai appris le détachement et le pardon.
"

C'est Janvier : le mois traditonnellement de la Première étape dans les réunions des Anonymes. Et là je reprends la mienne, de première étape.

D'abord en souvenir de ce que j'ai découvert : s'evertuer à contrôler des emotions equivaut à être controlé par eux. Et voilà pourquoi plus j'essayai de contrîoler mes emotions et moins ma vie était vivable ! Après un moment de surprise, quel soulagement.

Et au présent aussi : à chaque fois que je prends conscience qu'une dépression que je subis vient d'une colère que je retourne contre moi - voulant la prendre à mon compte et non au décompte de l'autre ou de la situation.

Viv(r)e la colère sans l'agir de la colère - voila mon inventaire de ce soir. Demain matin première heure : expliciter la situation, honnêtement et sans naïveté, faire preuve de bonne volonté - réparer. Vaincre la peur, oublier de perdre la face.

On m'a dit que nous n'avons d'ennemis qu'imaginaires. Il suffit de changer de perspective.

A tester.

Un pAssAnt anonYme

12/14/2008

Avez-vous un sujet de réunion ?

Extrait du Gros Livre(Big Book) des Alcooliques Anonymes - chapitre 4 - p59 - mise en page est mienne
"

Nous avions des difficultés dans nos relations personnelles,

nous ne pouvions pas contrôler notre émotivité,

nous étions en proie à la tristesse morbide et à la dépression,

nous étions incapables de gagner notre vie,

nous ne trouvions aucun but à l’existence,

nous étions habités par la crainte,

nous étions malheureux,

nous ne croyions pas pouvoir faire quoi que ce soit pour les autres.

"
Ce paragraphe qui fait partie des pages sur la 10é étape décrit assez bien l'état de quelqu'un qui aurait bien besoin de démarrer un programme en 12 étapes. ou bien qui vient juste d'arriver. ou qui est en rechute.

Le paragraphe me décrit assez bien à l'arrivée dans les salles ainsi que certains partages dans les réunions que j'affectionnai alors. Il me semblait important pour mon rétablissement émotionnel de partager sur mes difficultés. J'avais besoin d'être écouté pour changer -croyance assez populaire d'ailleurs.

Avec le recul, je considère qujourd'hui que c'est par l'écoute des autres de leur expérience que j'ai le plus bénéficié des réunions. L'identification avec un autre qui possède les mêmes problèmes que moi. Celui-là même qui m'apparait aujourd'hui serein, debout face au vent décrivant ses galères et ses erreurs d'antant. Cette personne a su à trouver des solutions, a su comprendre que son bonheur est sa responsabilité, que sa part consiste à ne pas rajouter aux situations extérieures parfois pénibles une dose supplémentaire de tristesse de colère ou d'anxiété.

La liste ci-dessus c'est exactement l'antithèse du programme; la description précise de la maladie spirituelle - ce dont je cherche à m'éloigner.

Je n'y suis plus,

un jour à la fois,

Un PasAant AnonYme

9/12/2008

Compter jusqu'à 100

"

Quand vous êtes en colère, compter jusqu'à 10 avant de parler. Si vous êtes très en colère, compter jusqu'à 100.

---Thomas Jefferson


Parfois nous avons juste envie de hurler. Un proche de votre entourage familial ou amicale a « foiré » et nous avons envie de le « remettre à sa place ». Peut-être que quelqu'un nous a engueulé au travail et nous nous avons envie de prendre notre revanche.

 

Commencez à compter.

 

La colère nous enivre. Nous nous sentons peut-être puissants lorsque nous "remettons les gens à leur place". Mais de la même façon que l'ébriété, une colère enivrante dure un instant mais peut faire du mal. Nous devons contrôler notre colère. C'est pour cela que nous comptons. Reprenez vos esprits.

 

Réfléchissez à ce que vous voulez ou ce que vous voulez dire. Usez des mots qui ne vous feront pas honte après. Apprendre à respecter l'autre en étant dans la colére est un signe de rétablissement. 

"

Extrait de la Pensée du Jour du Recueil "Keep it simple" (Garde le simple)


Je respire et je compte souvent pour ma part. 


Et si je n'y arrive pas, je fais mon inventaire et peut-être même je fais une amende honorable.


A demain,


un pasSANTAnonyme 

7/12/2008

Inventaire du problème


Extrait de la Pensée du Jour du 3 Juillet - "Aujourd'hui seulement" des Emotifs Anonymes

Qu'est-ce qui provoque une rechute émotive? Comment et pourquoi cela arrive-t-il?

Je suis la seule personne qui peut répondre à ces questions. Cela m'aide si j'écris les noms de personnes, d'endroits, de choses ou d'événements que j'associe à des états de mauvaise humeur ou de souffrance. Les 'cordes sensibles' ou les pensées qui précèdent ou se manifestent durant de telles périodes peuvent me donner un indice de ce que ma Puissance supérieure veut que je fasse.

À quelle Étape en suis-je ?
À quand remonte ma dernière réunion,
... mon dernier appel à l'aide et
... ma plus récente lecture d'un bon document du Programme ?
Dans mon journal et mes écrits, ai-je noté ces choses qui m'ont sorti de mon attitude négative ?
Qu'est-ce qui a fonctionné pour moi alors ?

Parfois, une simple chose vient à mon esprit, un outil qui nous est donné dans le Programme comme 'CLÉS' (les quatre éléments qui suscitent fréquemment des attitudes négatives : Colère, Lassitude, Envie et Solitude).

Il n'est pas nécessaire d'avoir toujours un traité de l'inventaire pour en faire un. Cette pensée condense une série d'outils simples qui me permettent de faire mon inventaire si je me retrouve en situation de rechute. Il me suffit de répondre à ces simples questions pour trouver des pistes ou du moins pour me remettre à penser autrement. Car il s'agit bien de cela : ce sont mes pensées qui contribuent le plus à mes rechutes émotives.

Etre émotif, c'est être impuissant devant mes émotions, pas devant mes pensées et mes actes. Les habitudes prises depuis des décennies m'empêchent parfois de penser ma vie et mes actes autrement ou tout simplement de penser tout court.
Comment relancer ma pensée dans autre chose que les ruminations, le défaitime, la peur et l'apitoiement ? Il n'y a pas de réponse dans cette pensée, mais des questions qui me pemettent de les trouver.

Cela vous semble simpliste ?

Essayez, cela marche.

UN PASsant ANONYME

6/25/2008

Promesses de 10éme étape

Si j'en crois le Big Book des Alcooliques Anonymes il n'y a pas qu'à la fin de la neuvième étape qu'il est question de promesses. Vous vous souvenez de ces 12 promesses-ci bien sur.

En fait chaque étape porte ses promesses et ce dès la première.

Aujourd'hui je lis des passages qui me plaisent beaucoup et qui concernent la 10é étape dans ce livre et relève quelques promesse en vrac dont voici quelques extraits significatifs :

.......
... l'amour et la tolérance voila notre code
... nous avons cessé de combattre qui que ce soit et quoi que ce soit, même l'alcool
... la raison nous est revenue
... nous réagissons sainement et normalement et nous constatons que cela arrive automatiquement
... nous ne combattons pas mais nous n'evitons pas non plus la tentation
... nous n'avons même pas eu à jurer de ne plus recommencer. Au contraire, le problème nous a été enlevé
... nous ne nous sentons ni effrayés, ni suffisants.
...

Et oui, moi aussi un jour l'addiction m'a été ôtée. Plus d'obsessions, ni mouvements intérieurs, ni reflexions, ni ambiguités : la fin d'un combat.

Et puis j'aime ce rappel d'humilité que je n'ai pas à monopoliser les lauriers("suffisant") juste à être reconnaissant.

En fait ce sont toutes de bien belles aspirations non ? Et si cela ne s'est pas manifesté dans votre vie, alors peut-être est-il temps de reprendre les étapes ?

Car ce sont des promesses, pas des hypothèses - elles se réalisent tôt ou tard...

Bonnes 24 heures,

Un PassanT Anonyme

4/17/2008

Hier, j'ai fait le ménage

Comme l'écrit Barefoot Bob, un gars tout simple et simplement un maître en AA, sur son site ici (traduction personnelle)
"
Un jour, une femme raconta à sa marraine une histoire réellement triste pleine de deception et de désespoir. Elle termina en disant ceci : " Tu sais, j'ai vraiment l'impression d'avoir été trahie".

"C'est parce que tu as effectivement été trahie" lui répondit sa marraine. "Cependant, maintenant que ta perception a été validée, et ta peine bien compréhensible a été prise en compte, il t'appartient d'accepter cette verité désagréable, et de reprendre le cours de ta vie. Car il faut renoncer à la satisfaction que nous trouvons dans une colère justifiée.
"

Hier j'ai aidé mon voisin à faire le ménage dans sa cour. Ma déception, ma rage se sont évanouies à ce moment-là.

J'ai repris le cours de ma vie,

Un PasSant anonYme

3/27/2008

Pomme ou Orange ?


L'autre jour j'étais en conflit avec quelqu'un et me suis souvenu de cet engagement que j'ai pris . En fait un jour il s'est imposé à moi avec naturel sans que cela soit une imposition mais plutôt comme une assurance contre une rechute.

Pour en revenir au conflit :
Je me suis rendu compte que j'attendai de cette personne qu'elle soit une orange .. alors qu'elle est une pomme. Je me suis trouvé deçu, confus, enervé parce que je ne suis pas présenté avec une orange. Elle ? Parce qu'elle est une orange elle ne peut pas se conduire comme une pomme. Elle ne comprend pas où je veux en venir puisque cela n'appartient pas à son univers. De cela naît le conflit.

Alooors ? (pause, respiration zen,...)

La responsabilité est mienne : arrêter l'insanité. Aller chercher une pomme puisque tel est mon besoin. Cesser de marchander... cesser de manipuler ... cesser d'éspèrer qu'elle aille voir un therapeute quelconque pour la transformer en pomme.
Cesser les attentes irréalistes

Avant d'en arriver à la conclusion il a fallu passer par la pause ci-dessus et là se rappeler mon engagement :
"
Et nous avons cessé de combattre quoi que ce soit ou qui que ce soit(,même l'alcool)
" extrait du Big Book des Alcooliques Anonymes p95 - paragraphes sur la 10é étape

Incidemment essayez d'appliquer ceci pour une journée entière, ie cesser toute résistance. Je vous conseille de tenter l'experience. Pour ma part, lorsque j'y arrive , je passe une journée
e-x-t-r-a-o-r-d-i-n-a-i-r-e de paix et sérénité... tout en faisant ce que j'ai à faire. A chaque fois que je n'ai pu le faire pour la journée entière c'etait ma responsabilité, ma part, mon inventaire.

Essayez et revenez en parler ici. Si vous arrivez à la faire tous les jours, vos commentaires sont aussi bienvenus.

Bonnes 24 heures à tous, y compris aux pommes et aux oranges

Un PasSant anonYme

3/19/2008

Se débarrasser de ma Culpabilité

Extrait de la PENSÉE DU JOUR des Emotifs Anonymes du 28 Juin
"
Combien de temps ai-je passé à me complaire dans la culpabilité au lieu d'agir ?
Le Programme m'enseigne que ce plaisir maladif est un des luxes douteux que je ne peux me permettre.
Si je me sens coupable aujourd'hui, je peux utiliser cette culpabilité pour passer à l'action, admettant ma faute (Cinquième et Dixième Étapes), faisant des amendes honorables (Neuvième Étape).
Quand j'ai fait de mon mieux pour corriger ce que j'ai fait, je suis libre de me pardonner à moi-même. ÉA est un Programme d'action, pas de rétrospection. Je ne peux porter le lourd fardeau de la culpabilité plus longtemps.
"
Culpabilité : quand tu ne nous tiens plus !

Agir pour se débarasser de cette culpabilité : Avouer ce dont je me sens coupable à Dieu, à moi et un autre et réparer mes torts si besoin.
Puis passer à la suite de ma vie. Plus précieuse. Pour moi et pour les autres, aussi

A bientôt,

Un PasSant AnonYme

3/13/2008

Fin de réunion

Extrait du "Guide suggéré de réunion régulière des Emotifs Anonymes"
"
... Perseverez avec nous dans le Programme et vous aussi en viendrez à connaître cet amour que nous ressentons en chacun de nous.

Partagez entre vous mais qu'il n'y ait ni commérage ni critique. Laissez plutôt grandir en vous la compréhension, l'amour et la paix du mode de vie, une journée à la fois.
"
C'est toujours avec ces mots que nous clôturons les réunions de partages chez les Emotifs Anonymes. Aprés avoir dit quelques mots spécialement à l'adresse de nouveaux venus à qui nos réunions sont toujours spécialement destinées en vertu de notre 5é tradition.

Ces mots-ci sont destinés à tous ceux qui assistent aux réunions et nous rappellent ce que nous tirons de ces réunions et dont nous avons la responsabilité de témoigner dans notre vie quotidienne. Aussi difficilement et imparfaitement que cela fût.

Trés honnêtement, j'ai besoin d'entendre ce rappel : pas de critique et pas de commérage, car j'ai tendance à me laisser aller à ces défauts de caractère trop facilement. La liste des réparations liées à ces défauts de caractère allongent considerablement ma 10é étape parfois. Et puis comment réparer le commérage lorsque la personne qui en est victime ne le sait pas ? Puisque je ne peux m'en excuser vis à vis d'elle sans la blesser. Est-ce suffisant de changer d'attitude sans jamais en reparler ? Chaque cas demande une solution unique. Et vous qu'en faites-vous ?

Comme le rappelle ce texte :

Compréhension, amour et paix a vous

Un PaSsant Anonyme

3/04/2008

Un sursis quotidien

Extrait du Big Book des Alcooliques Anonymes - p96
"
Il est facile de commencer à négliger le programme spirituel et de se réposer sur ses lauriers. Si nous le faisons, nous nous préparons de sérieux ennuis, car l'alcool est un ennemi subtil. Nous ne sommes pas guéris de l'alcoolisme; nous bénéficions seulement d'un sursis quotidien, lequel dépend du maintien de notre forme spirituelle.
"

Mon éveil spirituel n'est pas un acquis définitif.

Cet extrait parle de la pratique de la 10é etape celle de l'inventaire dont le big book dit bien qu'il est à faire quotidiennement. C'est l'une des 3 conditions sine qua non pour garder les bénéfices d'une vie guidée par une spiritualité, une vie justement joyeuse, heureuse et libre. Les 2 autres conditions sont : la 11é étape et la 12 étape.

Notre rélevement spirituel ne dépend pas de nous - par contre il dépend du maintien de notre forme. Comme un athlète doit maintenir sa forme physique s'il vzeut atteindre un but; mon sursis quotidien dépend la mise en pratique quotidien des principes spirituels des 12 étapes et surtout bien sur la pratique de ces 2 étapes.

La 10é avec son inventaire est la première de ces conditions. L'examen de ma vie j'essaie de le faire régulièrement et parfois plus d'une fois par jour, quand je passe une 'mauvaise' journée pour comprendre quelle est ma part dans le déroulement des évenements désagréables, contrariants qui m'atteignent.

Souvent (toujours ?) je suis responsable du déroulement de mes journées et à chaque instant j'ai toujours le choix.

Cet inventaire m'aide à réorienter mes choix pour être en accord avec ces principes spirituels. Mon sursis quotidien en dépend.

Bonnes 24 heures à vous aussi,

Un PasSant AnonYme

10/19/2007

S'assumer et influencer les autres

Pensée du jour du 19 Octobre - livre 'Aujourd'hui seulement' des Émotifs Anonymes


PENSÉE DU JOUR

Le fait que j'étais incapable d'agir s'explique par mon besoin d'être reconnu et approuvé par les autres. En me rétablissant, je commence à reconnaître ma capacité à déterminer ma propre valeur. Je ne m'en remets plus à ce que les autres pensent de moi, pour savoir comment agir. Je descends en moi pour trouver mes normes de comportement et je recherche la volonté de ma Puissance Supérieure dans toutes les circonstances. Je commence à prendre ma vie en main. Je fais mes propres choix et j'en assume les conséquences.


MÉDITATION DU JOUR

Accorde-moi la grâce de me reconnaître et de m'assumer. Aide-moi à prendre conscience de ma capacité d'influencer les autres.


AUJOURD'HUI JE ME SOUVIENDRAI

Jusqu'à quel point suis-je dépendant de ce que je perçois chez les autres ?


Je pensai que j'étais timide à cause des autres. En fait, j'étais timide car paralysé par le regard de l'autre. L'autre qui d'un regard ou d'une absence de regard déciderait de de ma (non)existence. Et puis, j'ai découvert les 12 étapes et les Émotifs Anonymes....

Cette pensée du Jour est riche de tant de principes 12 étapes, en vrac :

Mes actes sont ma responsabilité : Oser est un acte que je pose de plus en plus souvent. Fait partie de ma 10e étape quotidienne la question : 'qu'ai-je osé aujourd'hui ?'.

Je recherche une volonté d'agir dans une relation avec une Puissance Supérieure et selon Sa volonté , pas la mienne. Ce principe d'humilité porte un paradoxe: quand je suis humble, je ne peux pas être timide. Car ce que je fais est soumis à "plus que moi" . Ce "Plus", vous pouvez l'appeler Dieu, le Soi ou l'Univers tel que chacun le conçoit. C'est une facette importante de la 11é étape.

Quand je m'assume et me reconnaîs, alors je peux influencer l'autre. En fait ceci est une des nombreuses conséquences de ce rétablissement , quand je suis "bien dans mes pompes" en harmonie, alors ma vie prend une couleur de sérénité qui est visible et influence les autres. Pas parce que je le recherche particulièrement d'ailleurs. C'est une facette de ma 12e étape.

Et là ô surprise : de dépendant passif, je deviens acteur. Co-créateur.Créatif.

Alors aujourd'hui j'ai osé vis-à-vis de moi-même, vis-à-vis des autres et selon la volonté de ma P.S.

3 gestes d'audace qui ont éclairé ma journée.

Et une bonne journée à vous aussi,

Un PasSant AnonYme

8/21/2007

Comment reconnaitre la dépendance: la princesse et le petit pois

"Il y avait une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une princesse véritable. Il fit donc le tour du monde pour en trouver une, et, à la vérité, les princesses ne manquaient pas ; mais il ne pouvait jamais s’assurer si c’étaient de véritables princesses ; toujours quelque chose en elles lui paraissait suspect. En conséquence, il revint bien affligé de n’avoir pas trouvé ce qu’il désirait.

Un soir, il faisait un temps horrible, les éclairs se croisaient, le tonnerre grondait, la pluie tombait à torrent ; c’était épouvantable ! Quelqu’un frappa à la porte du château, et le vieux roi s’empressa d’ouvrir.

C’était une princesse. Mais grand Dieu ! comme la pluie et l’orage l’avaient arrangée ! L’eau ruisselait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par le nez dans ses souliers, et sortait par le talon. Néanmoins, elle se donna pour une véritable princesse.
« C’est ce que nous saurons bientôt ! » pensa la vieille reine. Puis, sans rien dire, elle entra dans la chambre à coucher, ôta toute la literie, et mit un pois au fond du lit. Ensuite elle prit vingt 20 matelas, qu’elle étendit sur le pois, et encore vingt édredons qu’elle entassa par-dessus les matelas. C’était la couche destinée à la princesse .


Le lendemain matin, on lui demanda comment elle avait passé la nuit.
« Bien mal ! répondit-elle ; à peine si j’ai fermé les yeux de toute la nuit ! Dieu sait ce qu’il y avait dans le lit ; c’était quelque chose de dur qui m’a rendu la peau toute violette. Quel supplice ? »
À cette réponse, on reconnut que c’était une véritable princesse, puisqu’elle avait senti un pois à travers vingt matelas
et vingt édredons. Quelle femme, sinon une princesse, pouvait avoir la peau aussi délicate ?

Le prince, bien convaincu que c’était une véritable princesse, la prit pour femme, et le pois fut placé dans le musée, où il doit se trouver encore, à moins qu’un amateur ne l’ait enlevé.
Voilà une histoire aussi véritable que la princesse !"


Conte de Hans Christian Andersen - la Princesse et le petit pois.


Maintenant : Imaginez que le prince et toute sa famille souffre d'une addiction (alcool, drogue, jeu...). Imaginez qu'en bons addicts, ils recherchent quelqu'un qui leur ressemble et donc qu'il cherchent la parfaite princesse addict. Que dit cette histoire sur les comportements d'addicts ?

J'ai pris cette histoire comme une claque dans la figure : une incitation à refaire ma 4é étape... différemment.

En tous cas, ce conte sera désormais intégré à ma réflexion de 10é étape quotidienne. Vous savez bien, l'étape où je réfléchis à mes comportements égocentriques, de mon apitoiement sur moi-même, ma peur et ma malhonnêteté - tout ce qui fait partie de ma condition d'ici bas. Moi qui ne serai jamais parfait.

Alors soyez inventifs et faites moi part de vos interprétations et commentaires ici ou sur le site ami du Rabbi Ben A qui m'a donné cette histoire, site qui vaut le détour. Vous y trouverez aussi des éléments de réponse.

Et une bonne soirée à tous,

Un PaSsant AnonYme