" Soyez Passants " - Evangile selon Saint Thomas

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12/20/2009

Aller à l'encontre

"

Pour moi, vivre dans la solution suppose que je trouve le moyen de ne pas vivre dans le problème. Au début de mon abstinence, je me retrouvai souvent en train de vivre le même chaos et la même confusion dans lesquels je me trouvai alors que je buvais. Je ne comprenais pas pourquoi ma vie était encore si non maîtrisée.

Des AAmis m'ont alors dit que je continuai à faire les mêmes choses en attendant des résultats différents. Alors que je ne buvais plus, j'étais encore malhonnête envers moi-même et les autres, égocentrique et trop dépendant des autres (tout en nourrissant du ressentiment envers les personnes dont je dépendais), et je m'accrochais trop à l'idée que je pouvais maîtriser ma vie sans l'aide d'une puissance supérieure à moi-même. Une suggestion qui m'a réellement aidé - et sur laquelle je m'appuie encore aujourd'hui - fut d'aller à l'encontre. Lorsque je suis confronté à une situation qui demande une action de ma part, alors faire l'inverse de ce que j'aurai fait quand je buvais.

Ma première expérience avec cette idée se produisit quand ma première relation amoureuse sobre se désintégra. Mon ancien premier reflex aurait été de chercher immédiatement une nouvelle personne pour me soulager, sans penser aux conséquences et ensuite de me saouler pour noyer ma culpabilité. Aller à l'encontre m'amena à rechercher un ami sobre et à partager mes émotions avec lui. Et puis je restai tranquillement à l'écoute de ce que je ressentais et que j'avais toujours fui -j'ai ainsi appris que je pouvais vivre avec ces émotions et qu'elles passent. Avant cette expérience, je pensais que ce que je ressentais à un moment donné allait durer pour toujours.

Depuis cette expérience, je me suis rendu compte que cela marchait dans beaucoup de situations. Quand je me sens seul et "isolé", ma tendance naturelle est de rester à la maison, m'isoler et je m'apitoie beaucoup sur moi-même. Aller à l'encontre veut dire alors aller en réunion, parler à un nouveau-venu et me sortir de moi-même.

Quand je suis confronté à une différence d'opinion, ma première réponse est de défendre ma position coûte que coûte, en général en tordant la vérité. Dans la sobriété, j'ai appris à poser des questions, essayer de garder un esprit ouvert pour permettre de rester en communication et essayer de comprendre ainsi la position de l'autre personne.

...."

Extrait d'un article anonyme paru dans le Grapevine , le journal des Alcooliques Anonymes américains en Mars 1998

La Deuxième étape invite exactement à cela : aller à l'encontre de mes croyances si établies de dépendant - m'ouvrir à la possibilité qu'une Puissance Supérieure à moi-même peut me rendre la raison et la maitrise de ma vie.

Et puis, cesser de croire qu'une fois abstinent je peux continuer à agir comme je le faisais avant mon abstinence en toute impunité. J'ai compris que cela ne marche pas : pour que cela change il faut que je change.

"Va à l'encontre" est mon nouveau slogan !

Vivez dans la solution,

uN pAsSaNt AnOnYmE

11/23/2009

Changer ses actions change ses pensées

« Nous examinons nos actions, nos réactions et nos motifs. Nous nous apercevons souvent que ce que nous avons fait a été mieux que ce que nous avons ressenti. »

Texte de base, p. 54 - Narcotiques Anonymes

*

Souvent, notre façon d'agir avec les autres révèle notre propre état d'âme.


Lorsque nous sommes en paix,
il est plus probable que nous traiterons les autres avec respect et compassion.
Par contre, lorsque nous ne sommes pas dans notre assiette,
il est possible que nous fassions preuve d'intolérance et d'impatience envers les autres.

En faisant notre inventaire régulier, nous remarquerons probablement une habitude : nous agissons mal envers les autres lorsque nous nous sentons mal.

Ce qu'un inventaire ne révélera pas, cependant, c'est l'envers de la médaille :

lorsque nous agissons bien envers les autres,
nous sommes satisfaits de nous-mêmes.
Lorsque nous ajoutons cet élément positif aux actes négatifs que nous a révélés notre inventaire, nous commençons à nous comporter différemment.

Quand nous nous sentons mal, nous pouvons nous arrêter pour prier Dieu afin qu'Il nous guide et nous donne de la force.

Puis, nous prenons la décision de traiter les gens qui nous entourent avec gentillesse, douceur et le même intérêt que nous voudrions qu'ils aient pour nous.

Cette décision d'être bons nourrira et soutiendra probablement le bonheur ainsi que la paix de l'esprit que nous désirons tous. Et la joie que nous inspirons égaiera peut être ceux qui nous entourent, favorisant en retour notre propre bien être spirituel.
"

Voici une belle recette pour vivre le bonheur, la liberté et la joie dont le programme en 12 étapes parle.

C'est simple.

J'en parle avec mon Autre tous les matins. Je lui dis que ce n'est pas facile. Il me répond que cela marche.

Je démarre ma journée avec ça !

u n p a s s a n t a n o n y m e

9/27/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? Fin

Fin du feuilleton commencé ici puis dans les posts suivants : ici ici et enfin ici .


Voici donc un extrait des derniers conseils :
"
Ce qu'il ne faut surtout pas faire

Ne pas aller en réunion [AA...]. Et si vous vous retrouvez dans une réunion fermée, surtout ne pas prendre la parole. N'essayez pas de résoudre vos problèmes. Ne riez pas de vous-même. Ne faites pas confiance à vos AAmis. Et surtout, ne vivez jamais au présent.

Supposons que j'ai amené votre dilemme : chat-ou-verrou à une réunion AA... Ces gens auraient ri de moi. Bientôt j'aurai ri de moi aussi. J'aurai peut-^tre même pu résoudre mon problème/ Souvenez-vous, rester accorché au problème est une caractéristiqué ede la pensée négative; résoudre les problèmes ne l'est pas.

Une des armes les plus efficaces que les AAs utilisent contre la pensée négative c'est l'humour. La pensée négative demande à ce que nous nous prenons au sérieux à chaque instant; elle ne laisse aucune place à la legereté.
...
...

Encore une arme utilisée par les AAs : faire face à la réalité, la seule réalité qui soit : l'ici et maintenant. Une personne négative ne peut pas vivre dans cet espace-temps - il doit en permanence conjurer le passé et se projeter dans le futur...
"

C'est dit mieux que je ne pourrai le dire. L'importance de l'ici et miantenant m'a été révélé dans la pratique des 12 étapes . Avant je n'avais pas le temps d'y être : j'étais occupé à ruminer un passé auquel je ne pouvais plus rien ou à avoir peu d'un futur inexistant.

Vivez dans l'ici et maintenant (voir aussi ce post en relation avec cela)

un Passant AnonYme

9/24/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 4ème Partie

Suite et presque fin du feuilleton ... Ce post suit la 3ème option postée ici - et c'est toujours extrait du même article dans le Grapevine.

"
L'immobilisme

Pour être totalement assuré de sa réussite, la pensée négative doit nous rendre immobile; elle doit tout à fait empêcher toute action.

Lorsque je buvais, il m'est arrivé de me laisser immobilisé par une situation particulière pendant 18 mois. J'avais emménagé dans un nouvel appartementdont la porte n'avait pas de verrou. J'ai pensé demandé au propriètaire d'en installer un. Mais avant d'appeler j'ai commencé à faire des plans sur la comète "Et si , lorsqu'ils arrivent pour yaller le verrou, ils laissent la porte ouverte de telle sorte que mon chat s'échappe ?"

L'alcool aidant, cette possibilité devint une certutude. Je me suis retrouvé devant un dilemme de taille : ma sécurité personnelle ou celle de mon chat. Pendant les 18 mois qui suivirent, j'ai passé de longs moments à spéculer sur le temps qu'il faudrait pour qu'un cambrioleur rentre dans l'appartement. J'étais incapable d'agir parce que cela entrainerait certainement la disparition de mon chat.

Je n'ai pas trouvé de solution. Je pense que j'en étais incapable. Un jour, en rentrant chez moi je me suis rendu compte que des verrous avaient été posés... Le chat ne s'était pas enfui.
"

Cela est dit sur le ton de l'humour mais recouvre bien des réalités douloureuses. Pour ma part, c'etait des étts de paralysie pendant que tourne dans ma tête les scénarios les plus catastrophiques. Moi par exemple, je me suis revéillé régulièrement la nuit pensant que la maison était rongé par les termites. dans le pire des scénarios je decouvrai un jour que la maison s'éffondrait d'un côté.

Ai-je demandé un bilan de santé de la maison ? Non, je savais que cela existait mais tout ceci se passait dans un univers parallèle où ces décisions n'ont pas lieu d'être. J'netreteni l'univers parallèle car cela calmait mon angoisse je pense.

Maintenant j'apprends à agir : poser des actes, disent-ils.

un paSSant anonYmE

8/09/2009

Les deux loups

"
Un enfant était en colère et vint se plaindre à son Grand-père d'une injustice qu'il venait de subir d'un ami. Le Grand-père lui répondit : "Laisse-moi te raconter une petite histoire" :
"Moi aussi, j'ai ressenti une grande haine envers les gens qui m'ont tant pris sans se soucier le moins du monde de la peine qu'ils m'ont causé. Mais la haine t'épuise et ne fait rien à ton ennemi. C'est comme si tu avalais un poison en espérant que ton enemi en meure. J'ai du combattre ces emotions souvent. "
"C'est comme si j'avais deux loups à l'interieur de moi; l'un fait du mal et l'autre fait du mal. Le premie vit en harmonie avec ce qui l'entoure et ne s'offense pas inutilement. Il ne combat que quand il est juste de le faire et d'une façon correcte. "
"Mais.. l'autre loup.. ah! La moindre chose l'envoie dans un accès de rage. Il combat tout le monde, tout le temps, sans raison. Il ne peux pas penser parce que sa colère et sa haine sont si grands. C'est une colère insensée, car sa colère ne change rien. "
"Parfois il est difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur, car les duex essaient de dominer mon esprit."

Le petit regarda dans les yeux de son Grand-père avec une grande intensitéet lui demanda "Lequel gagne, grand-père ?"
Le Grand-père souria et répondit calmement : "Celui que je nourris".

Conte amerindien qui fut raconté souvent autour du feu sacré. Barefoot le raconte aussi ici.

J'ai passé une bonne journée car j'ai réussi à nourrir le bon aujourd'hui.

Et vous où en êtes-vous dans votre relation à vos deux loups ?

un passant anonyme

7/26/2009

La Montagne

"Peut-être. C'est la montagne qui décide."


La montagne est une belle métaphore pour symboliser le chemin sprituel. C'est un symbole universel. Au sommet de la montangne souvent ce tiennent les dieux , comme au mon Olympe. Subir les épreuves miées à son ascension reflète les obstacles rencontrés lors de notre voyage initiatique, pour peu que l'on veuille se lancer sur ce chemin là. Penser Sermon sur la Montagne ou ascension du Mont Fuji Yama par exemple.

Point n'est besoin ceci dit de gravir physiquement une montagne pour vivre cela qui nourrit notre croissance. Pour moi j'ai récemment vécu un chemin spirituel sur 5 jours dans une retraite spirituelle en pleine ville. J'ai gagné quelques centimètres depuis.

Ma montagne à moi, c'est ma vie tout simplement. Je m'entraine à accepter tout ce qu'elle me présente , à l'intégrer dans ma vie pour en tirer un peu plus de sagesse et de compassion pour moi et pour les autres aussi. Un peu plus d'energie aussi.

Au fait, la phrase ci-dessus est la réponse donnée par sherpa à un grimpeur à qui on demandait s'il était possible à une personne agée de faire l'ascension d'une haute montagne de l'Himalaya.

En vous souhaitant une belle ascension à vous aussi,

Un passanT AnonYme

La belle image a été empruntée sur ce site ici .

6/08/2009

Apprendre

" Huitième Jour - 11:00
Pour comprendre le rétablissement nous devons apprendre au lieu d'accumuler de la connaissance, apprendre vraiment. Accumuler de la connaissance permet d'aller du Connu vers le Connu; apprendre c'est passer du Connu vers l'Inconnu.

A chaque fois que je dis "Ta volonté et non la mienne" je passe du Connu vers l'Inconnu et alors j'apprends.
"
Extrait du livre de méditations "Pocket Sponsor"

Une belle recette pour le changement : ne plus se fier à ma volonté qui n'est souvent que répétition, mais plutôt m'ouvrir au delà de cette volonté mienne. Aller au delà de la peur, du doute, du sarcasme et avec fraicheur.

J'ai essayé et cela m'a convaincu : en fait toutes ces étapes m'ont été totalement anti-naturelles : demander de l'aide, faire confiance à l'inconnu dont je ne connais que le prénom et son identité défaillante(alcoolique, dépendant, emotif), ecouter celui-là qui est rétabli sans être paré de tous les signes extéreurs de "la réussite" telle que définie par notre société et mon ancien moi si frileux. J'ai sauté le pas et ainsi ai amorcé un changement réel.

Ce faisant j'ai découvert la puissance de cette petite expression : "Ta volonté et non la mienne" que je me récite à chaque croisée des chemins et décision diffcile. Et d'autres options s'ouvrent et d'autres choix apparaissent...souvent.

Alors, apprendre ?

Vivez l'instant présent,

Un PaSSant AnonyME

3/29/2009

Liberté et changement emotif



Extrait de la Pensée du Jour du 23 Avril tiré du "Aujourd'hui seulement" des Emotifs Anonymes

"
Je n'ai jamais aimé ni accepté la plupart de mes émotions. Je les supprimais ou les rejetais plutôt. Cette suppression et ce rejet ont crée en moi anxiété, panique, insomnie, depression etc.. Les émotions apparaissent toujours à un moment ou à un autre. Par ma seule volonté, je n'ai jamais pu m'arrêter de ressentir ce que je ne voulais pas ressentir. Mon niveau d'acceptation de mes émotionsrègle le niveau de mon abandon de ces mêmes émotions à ma Puissance Supérieure. C'est dans ce processus unique que les émotions deviendront libres de changer.
"
La condition sine qua none du changement pour moi, Emotif Anonyme, est bien celle là : accepter puis abandonner, c'est à dire ne plus laisser l'émotion exercer son emprise sur mes actes et mes pensées. Elle peut me guider en éclaireur et pour cela elle m'est bien utile, cette émotion du temps présent, mais elle n'est plus seule maître à bord. L'abandon à une Puissance Superieure a eu pour moi l'avantage de réduire mon ego, de le demettre de son trône aussi. La réduction de mon ego est un chantier toujours ouvert comme le prouve ma dernière "crise de susceptibilité", mais il avance tout de même.

Ceci est l'essence de la Première étape. Inutile d'essayer de passer à une étape suivante si la leçon n'est pas comprise et si ce chantier ne fait pas partie intégrante de la vie.... La suite est dans notre méthode.

Bonnes 24 heures à vous,

Un Passant AnonYme

3/15/2009

Prêt à tout

Extrait du livre des Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 5 mai, p.133

"
...

« Prêt à tout ? Qu'entendez-vous par prêt à tout ? » demandent les nouveaux. Un regard sur notre dépendance active et sur les extrémités auxquelles nous étions prêts pour rester défoncés peuvent nous aider à expliquer. Étions-nous prêts à faire plusieurs kilomètres en voiture pour obtenir de la drogue ? Oui, nous l'étions. Logiquement, si nous avons autant envie de demeurer abstinents que nous avions alors envie de consommer, nous ferons tout pour trouver un moyen de nous rendre à une réunion.N'avons-nous pas fait des choses folles ou carrément démentes dans notre dépendance active et, à la suggestion des autres, n'avons-nous pas consommé toutes sortes de substances ? Alors, pourquoi, en rétablissement, trouvons-nous souvent si difficile d'accepter une suggestion, surtout lorsque cette suggestion est destinée à nous faire progresser ? Et, lorsque nous consommions, ne nous sommes-nous pas souvent tournés vers notre Puissance supérieure en désespoir de cause pour Lui demander : « Tire-moi de ce pétrin, je T'en prie ! » Alors pourquoi trouvons-nous si difficile de demander l'aide de Dieu dans notre rétablissement ?Quand nous consommions, s'il s'agissait de trouver un moyen de se procurer de la drogue, nous avions ordinairement l'esprit assez ouvert. .... Si nous sommes prêts à tout faire, à suivre les suggestions et à garder un esprit ouvert, nous pouvons demeurer abstinents.
"

J'ai souvent cette conversation avec mes amis recalcitrants au programme parfois mefiants et surtout oublieux de tout ce qu'ils ont ete prets a faire dans la dependance active.

D'ailleurs moi aussi j'oublie parfois et heureusement j'ai au moins un ami qui me rappelle cette pensee du jour.

En esperant avoir ete cet ami pour vous aujourd'hui

un passant anonyme

3/12/2009

Pouvoir, vouloir, devoir

C'est un brin provocateur comme j'aime que cela soit.

Je vous livre un partage entendu en reunion aujourd'hui :
"
Il existe trois mots dont il est bon de se passer.Ce sont pouvoir, devoir,vouloir. Aucun n'a a voir avec l'instant present et donc il ne peuvent qu'empecher de vivre l'instant present. Les laisser s'echapper de mon esprit est un bon point de depart pour une journee sereine.
"
Vivre ce que j'ai a vivre, faire ce que j'ai a faire, en accord avec les besoins du moment et les miens.... Voici ce que ceci m'inspire. Cela est peut-etre anti-naturel et en tous cas cela va a l'encontre de tout ce que j'avais fait avant. C'est une pratique qui donne neanmoins des resultats

Les 12 etapes ne sont pas le seul moyen d'etre en paix meme avec mes problemes irresolus. Mais elles restent une voie diablement efficace.

Il suffit de rester dans l'instant present

Bonnes 24 heures

Un PassanT aNonYme

2/14/2009

Mon Jardin


Mon esprit est mon jardin

Mes pensées sont mes graines.

Je récolterai des fleurs ou des mauvaises herbes.


Sur les 2 dernières semaines il semblait que tout était tracé pour que je passe mon temps dans les mauvaises herbes. Et pourtant... j'ai récolté plus de fleurs que de mauvaises herbes : pour cela , j'ai prié (cette prière ci) parfois sans y croire et parfois en dessérrant à peine les dents , mais la prière a fait son effet.

J'ai médité faisant silence en moi de ce bouillonnement intérieur qui étouffe la petite voix si reconnaissable de D...., faisant taire ces voix obsédantes qui m'emménent loin de l'Esprit de l'Univers. Dans le silence, j'ai retrouvé mon chemin... parfois tout de suite, parfois lentement..

J'ai posé des actes, ceux qui requièrent "la force d'éxecuter sa volonté" avec plus ou moins de bonheur. Il afallu viser la fermeté, sans l'aggressivité et voir les conflits naitre, vivre leurs vies et s'étioler.

Ce qui est remarquable c'est les résultats de cette pratique que les jardiniers connaissent si bien : quel beau jardin !

Le choix m'appartient - comme disent les Emotifs Anonymes,

Un PassAnt AnonYme

1/22/2009

B.O.


J'ai décidé d'Aimer. Haïr est un poids trop lourd à porter. ~Martin Luther King, Jr
De ce genre de choix nait le changement,
Un PaSsAnT aNoNyMe

10/12/2008

Me redéfinir ?

Extrait du dépliant "Le chagrin" des Emotifs Anonymes
"
Lorsqu'une relation est modifiée ou lorsque nous ne sommes plus capables de définir notre "moi" selon notre lieu de travail ou de résidence ou selon ce que nous possédons, il nous seomble alors qu'une partie de notre "moi" nous a été arrachée. Notre identité et notre manière de nous percevoir et de nous connaître ont été dérangées. Le chagrin nous aide alors à nous redéfinir et à rechercher un sentiment d'unité. En fin de compte, le chagrin est une affaire de guérison, de force et d'unité retrouvées.
"

J'avais décidé de poster cet extrait pour un ami qui est en deuil d'un être cher aujourd'hui. Mes pensées de compassion lui sont acquis et je l'écris ici aussi. Il se reconnaitra.

Et puis lors d'une méditation, j'ai pris conscience que je vis une situation que je ressasse depuis longtemps me demandant que faire ? qu'ai-je fait ? partir ou rester ? me berçant de regrets. Des relations ont évolué dans un sens inattendu et elles me frustrent. Parfois je balance entre ressassements, colère. J'ai l'estomac qui "ulcère" -c'est là généralement que je mange compulsivement. Cela fait mal.

En sortie de méditation , je réalise que je renacle devant le chagrin : ce sentiment de perte si pénible, la perte d'une relation investie . Et qui ne peut perdurer en l'état. La retenir ? Impossible. C'est folie. C'est bien de cette déraison là que la 2e étape parle. C'est bien cette déraison qui est source de ces désarrois. Il va falloir revenir à la raison en acceptant de traverser le chagrin, la perte, le deuil. Accepter de survivre à cela : c'est parfois bien plus facile de rester victime que de tenir débout seul.

J'aime que ce texte parle de la guérison, la force et l'unité retrouvées vers lesquelles mène un chagrin assumé, vécu.

La relation sera différente, que je le veuille ou non. Pour ma part, il me reste à me repositionner, me redéfinir en quelque sorte.

Il a fallu que j'ai bien mal pour l'accepter.

Bonne journée,

un PASsant ANONYME

8/15/2008

Un profond changement de personnalite

"
On a souvent répété que les membres des A.A. ne s'interessaient qu'à l'alcoolisme. Ce n'est pas tout a fait exact. Certes, pour survivre, nous devons nous abstenir de boire. Mais celui qui connait la personnalité de l'alcoolique pour avoir fréquenté certains d'entre eux ,sait qu'aucun véritable alcoolique ne pourra cesser de boire d'une manière durable sans avoir subi un profond changement de personnalite.
"

Extrait d'une lettre de Bill W. (1940)

Ceci s'applique a toutes les dépendances de la même façon, à mon sens. Car pour passer de l'abstinence premiére à l'abstinence durable puis à la sobriété enfin, il faut remplacer la dépendance par "quelque chose" qui soit au moins aussi puissant, voire plus. Les fraternités nous apportent cela.

J'ai été temoin de ce changement dans les salles et c'est toujours aussi émouvant à chaque fois. La tolerance, la bienveillance et la simplicite qui y règnent, contrastent sévérement avec les comportements compliqués et autres situations regrettables de l'exterieur

Bien a vous,

Un pasSant anonYme

3/08/2008

Notre résistance au changement

Extrait du dépliant "Rétablissement et rechute" des Narcotiques Anonymes
"
Notre objectif n’est pas la simple abstinence physique, mais bien le rétablissement vécu au travers de nos douze étapes. On ne s’améliore pas sans efforts, et comme il n’existe aucune façon au monde de greffer une idée nouvelle sur un esprit fermé, celui-ci devra s’ouvrir d’une manière ou d’une autre. Puisque nous sommes les seuls à pouvoir y arriver, il nous faut reconnaître deux des ennemis qui semblent inhérents aux dépendants : l’apathie et la tendance à tout remettre au lendemain. Il semble que notre résistance au changement soit innée et que seul l’équivalent d’une explosion nucléaire puisse modifier notre façon d’agir.
"

Comme le rappelle ce dépliant, notre but ultime est au delà de l'abstinence le rétablissement trouvé dans une sobriètè qui s'exprime dans des comportements sains et heureux dans notre vie. J'ai moi aussi connu des personnes abstinentes (alcool, drogues, bouffe, cigarette...) qui vivent avec leur malheur, leur désespoir et leur pessimisme intacte. La vie dans ces conditions est une lutte perpetuelle et la rechute n'est pas loin.

Le moyen d'atteindre ce but ? D'abord changer - et pour cela affronter notre apathie et notre procrastination, entre autres. Mais aussi pour moi la peur et aussi les illusions.

Bonnes 24 heures,

Un PasSant AnonYme

11/06/2007

Votre vie s’est-elle améliorée ? 20 Questions

Inspiré de l’article intitulé « Twenty questions revisited » dans le magazine AA Grapevine (Oct 1983)

1. Pouvez-vous travailler plus longtemps qu’avant ?
2. Etes-vous plus heureux dans votre vie personnelle ?
3. Etes-vous moins timide avec les autres ?
4. Vous réveillez vous le matin sans culpabilité et sans remords ?
5. Vos soucis financiers sont-ils plus faciles à gérer qu’avant ?
6. Etes-vous mieux entouré qu’avant ?
7. Vous sentez-vous plus concerné par le bien-être de votre famille?
8. Etes-vous plus ambitieux qu’avant ?
9. Ressentez-vous le besoin de prier et méditer chaque jour ?
10. Ressentez-vous de la gratitude au réveil ?
11. Dormez-vous mieux ?
12. Etes-vous plus efficace ?
13. Faites-vous face à vos problèmes et votre inquiétude mieux qu’avant ?
14. Vivez-vous mieux avec vous-même ?
15. Votre mémoire s’est-elle améliorée ?
16. Votre médecin a-t-il remarqué que votre état de santé s’est amélioré ?
17. Avez-vous plus confiance en vous-même ?
18. Vous a-t-on demandé de témoigner de votre rétablissement ?
19. Vous sentez vous moins seul qu’avant ?
20. Etes-vous moins en colère qu’avant ?

Si vous avez répondu OUI à l’une des questions ci-dessus, vous êtes peut-être sur le chemin du rétablissement. Si vous avez répondu OUI à 2 questions, alors vous êtes probablement sur la voie du rétablissement. Si vous avez répondu OUI à 3 ou plus questions vous êtes certainement en rétablissement.

Je pense que ces questions cernent bien ce qu'est le rétablissement dont nous parlons si souvent. Car le programme doit se concrétiser dans notre vie.

Par la grace de Dieu et pour aujourd'hui , je peux répondre OUI à plus de 3 questions et pour cela j'ai beaucoup de gratitude.

Et vous ?

Un PasSant AnonYme

11/04/2007

Voici comment le programme marche........

Extrait du dépliant "Acceptation, foi et engagement : le témoignage d’un dépendant" - littérature approuvée par la fraternité de NA © 1988


"Avec l’aide de mon parrain, j’ai décidé de confier ma volonté et ma vie aux soins de Dieu tel que je le conçois. Cela a été le tournant de ma vie. Cette décision exige de moi une acceptation toujours renouvelée, une foi sans cesse croissante et un engagement quotidien à me rétablir.
Pour remettre ma volonté et ma vie entre les mains de Dieu, j’ai dû apprendre à me connaître et chercher activement à modifier ma façon d’affronter la réalité. Cet engagement a introduit de l’honnêteté dans ma vie. Voici comment le programme de NA marche pour moi : j’accepte ma maladie, j’en viens à croire que le programme peut me changer et je m’engage à suivre les principes spirituels du rétablissement."


Ce tournant m'a permis d'accéder à la joie après que j'ai réussi à mettre des mots sur mes maux.

Paix à vous et bon tournant dans votre vie,

Un PasSant ANonYme

10/12/2007

Acceptation et changement

Extrait du livre de méditations Al-Anon: " Le Courage de Changer" , 12 octobre, p.286

Pensée du jour

Le rétablissement peut consister autant à désapprendre qu'à apprendre. Ma sécurité ne peut reposer sur l'apprentissage de ' règles ' parce qu'une fois que je les ai vraiment comprises, elles changent. Avec l'aide de ma Puissance Supérieure, je trouverai une certaine sécurité en étant exactement là où je suis aujourd'hui.

« Les Douze Étapes de notre programme m'ont amenée aujourd'hui à une foi en Dieu qui est basée sur l'acceptation du monde tel qu'il est. Je ne me tourmente plus pour savoir comment le monde devrait être. »

Tel que nous Le concevions...

J'ai cherché un changement pendant de nombreuses années. Le changement est devenu tellement plus simple et clair depuis que j'ai commencé à m'accepter entièrement - sans condamnation et sans hubris non plus, sans censure et sans vivas.

Le seul "truc" c'est l'acceptation entière.

Bonne soirée,

Un PaSsant AnonYme

9/29/2007

Douleur et guérison

Extrait du manuel "L'ampleur de la maladie émotive" des Émotifs Anonymes

" A mesure que nous grandissons, je crois que nous expérimentons la douleur de la guérison, car il y a de la souffrance dans la guérison de toutes les maladies physiques et émotives. Je crois que cette douleur cicatrisante est un signe de notre ouverture à nous-mêmes et à la vie, un sentiment de nouveauté, de découverte. Mais, au delà de la douleur, nous recevons la récompense d'une vie enrichie. Nous devons guérir et croître; sinon, nous mourrons sûrement, du moins intérieurement. En grandissant, je crois que nous devenons davantage la personne unique que nous sommes capables d'être. "

Il y a en effet une douleur qui est le signe de ma séparation d'une partie de moi qui meure. Tout changement signe la mort de quelque chose en moi. Et même en sachant qu'il est bon que cette partie meure, la traversée de cette mort m'affecte : je laisse le connu même malade pour aller vers un inconnu que j'appréhende par un effet reflexe humain.

Les 12 étapes me permettent d'avance avec/malgré l'appréhension et me guident dans cette voie nouvelle. Je sais que les promesses se réalisent ... tôt ou tard.

En venant dans les fraternités, le choix était simple : une mort (intérieure) prématurée ou une vie nouvelle. La douleur est maintenant un effet secondaire d'avoir choisi de changer.

Heureux d'être de retour sur le blog. Prenez soin de vous,

Un PaSsant AnonYme

8/16/2007

Le Changement

Le programme en 12 étapes est un programme d'action. Il peut porter de fruits si on le pratique en posant des actes - pour moi penser et agir sont tous les 2 des actes posés. Mais une pensée sans acte n'aboutit pas.

C'est aussi un programme spirituel : il me permet de guérir en puisant dans la spiritualité un mode de vie nouveau, plus heureux, plus apaisé (de quoi guérit-on ? autre sujet pour prochain post).

Quand je l'applique un jour à la fois je change. L'analyse du changement et de ses arcanes n'est pas vraiment le sujet ni l'objectif central de mon programme car contrairement à une approche psy, la méthode en 12 étapes fournit le moyen du changement ici et maintenant.

Une fois que j'ai admis la nécessité d'un changement je suis (presque) pret à suivre la méthode des 12 étapes. D'aucuns disent que le changement s'amorce après avoir touché son fond. Une autre façon de parler de son fond se dit "en avoir marre d'en avoir marre". Bref, je suis arrivé au programme après avoir tenté pas mal d'autres pistes pour me retrouvé au même point, me sentant isolée, envahie par la peur et toujours intoxiquée.

Quand je mets en pratique ses principes spirituels, je démarre le type de changement décrit par Portia Nelson dans son "Autobiographie en 5 actes" - une version allégée ici :

1. Je descends la rue. Il y a un trou profond dans le trottoir: je tombe dedans. Je suis perdu... je suis désespéré. Ce n'est pas ma faute. Il me faut longtemps pour en sortir.

2. Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : je fais semblant de ne pas le voir. Je tombe dedans à nouveau. J'ai du mal à croire que je suis au même endroit, mais ce n'ets pas ma faute. Il me faut encore longtemps pour en sortir.

3. Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : je le vois bien. J'y retombe quand même.. c'est devenu une habitude. J'ai les yeux ouverts, je sais où je suis, c'est bien ma faute. Je ressors immèdiatement.

4. Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : je le contourne.

5. Je descends une autre rue.....

Cela marche pour moi pour aujourd'hui.

Prenez soin de vous,

Un PaSsant anonYme