" Soyez Passants " - Evangile selon Saint Thomas

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4/26/2010

Comment et pourquoi éviter de manipuler les autres ?

Extrait d'une réflexion quotidienne tirée du recueil "Walk in Dry Places" de Mel B. , un des vétérans Alcooliques Anonymes :
"

Si nous ne comprenons pas nos motivations vis à vis des autres, nous pouvons facilement devenir manipulateurs. Bouder est une façon de faire savoir aux autres que nous sommes déçus et de les forcer à venir chercher notre approbation. La flatterie est une fausse expression d'une approbation que nous ne ressentons pas...
La manipulation est quasiment toujours un comportement égoïste... C'est certainement une façon immature d'interagir avec les gens et les situations.

La meilleure façon d'éviter de devenir manipulateur est d'être toujours soi-même. Nous n'avons ni le droit ni la responsabilité de contrôler les autres. Notre meilleure approche, lorsque nous souhaitons les influencer, est simplement de présenter notre point de vue sincèrement et avec honnêteté. Les autres doivent pouvoir être libres d'agir, de choisir, de décider sans interférence manipulatrice de notre part.
"

J'ai posté cette réflexion car j'ai eu la semaine dernière à réprimer un fort désir de manipulation . Eh oui! la manipulation est parfois plus facile que d'être moi-même. Parfois la situation n'est pas claire et alors le désir de la clarifier au bulldozer ou en ayant forcé les autres dans un camp me parait plus simple. Paresse aussi dans cette manipulation là.

Ou alors tout simplement peur, peur de paraître pour ce que je suis ou de défendre ce que je pense dans un désaccord, un conflit - moi pour qui être "ni Dieu flatteur , ni limace boudeuse" est une position pas forcément naturelle, pas évidente au premier abord.

Et enfin manque de constance : car être soi c'est tout le temps, pas seulement quand je pense à la possibilité d'une manipulation.

Pourquoi faut-il éviter les comportements manipulateurs ? Parce que cela renforce ma mésestime de moi-même et ça ça va à l'encontre de ma sobriété chèrement gagnée.

J'ai tenu bon pour aujourd'hui et pour cela j'ai de la gratitude.

Merveilleuse spiritualité,

Un pasSAnt aNONYMe

P.S. Une citation de Herbert J. Muller rien que pour vous(:>) :

"Dire que l'homme est un ensemble de molécules chimiques est une description satisfaisante uniquement si vous avez l'intention d'en faire un fertilisant (pour vos plantes)"

2/28/2010

S'aider en aidant les autres

Extrait du "Manuel de Service" des Émotifs Anonymes

"
L'acte de service, geste spirituel

.... il est clair qu'il y a une dimension spirituelle à servir en s'impliquant dans une activité aidant à transmettre le message. Le service est spirituel car il demande de renoncer à l'emprise que nos défauts de caractère ont sur nous et donc de nous améliorer, de laisser ce qu'il y a de meilleur en nous s'exprimer de façon désintéressée au service des autres. Ce faisant, nous nous trouvons à nous rapprocher de ce que notre Puissance Supérieure attend de nous(au sens où le dit la Onzième Étape). Le résultat sur notre personnalité est un changement profond, un réveil spirituel comme le décrit la Douzième Étape. Et nous récoltons des bénéfices de fait de cette transformation : une meilleure estime de soi, la satisfaction de nous être rendus utiles, la paix de l'esprit, le sens des responsabilités, une plus grande humilité, etc. Nous voudrons ensuite partager ces bénéfices avec d'autres en leur laissant à eux aussi la possibilité de s'impliquer (principe de rotation).
"

L'acte de service est une façon pour moi de rendre au mouvement ce qui m'a été donné gratuitement. Cet acte dans la friction entre servir gratuitement et besoin de reconnaissance et à travers le conflit à résoudre à chaque jour m'a amené à me connaître - à adresser mes défauts de caractère qui vont à l'encontre de mes relations avec les autres. Ici aussi comme dans ma vie tous les problèmes nés de conflits égoïstes sont apparus et j'ai vécu ceci : que j'ai été partie prenante et co-responsable de tous mes conflits.

Moi aussi, je suis arrivé avec l'ego boursouflé de ma toute-puissance,celle là même qui m'avait si bien orientée dans ma vie de dépendant et puis très vite le vrai travail spirituel a commencé: renoncer au pouvoir, à la compétition, à la captation de l'autre... Les décisions paraissant si logiques mais remises en cause par le groupe. Savoir lâcher et se reconcentrer sur l'essentiel. Et ce quel que soit le service : qu'il s'agisse de servir le café, les ranger la salle ou gérer la trésorerie du groupe.

Et puis savoir lâcher prise même si on a fait du boulot "top" car dès que quelqu'un s'installe dans un service, généralement au bout de 1-2 ans alors il faut en changer(principe de rotation). Et là aussi un nouveau travail commence : un travail de deuil, celui de voir le suivant faire les choses aussi bien voire mieux mais autrement.

Tout cela le paragraphe là haut le dit mieux que moi. : le renoncement au superflu pour se recentrer sur l'essentiel : se faire du bien en faisant du bien aux autres... faire le bien tout court.

Paradoxal avez-vous dit ?

Bonnes 24 heures,

u.p.a

12/08/2009

Déni me mine

Extrait du Pour aujourd'hui de Décembre 2009 des Narcotiques Anonymes
"
La non-acceptation de soi constitue un problème pour bon nombre de dépendants en rétablissement. Cette déficience insidieuse est difficile à reconnaître et passe même souvent inaperçue. Beaucoup d’entre nous estimions que la consommation de drogue était notre unique problème, niant le fait que nous avions perdu la maîtrise de notre vie. Ce déni peut continuer à nous
miner même après avoir cessé de consommer. Nombre de problèmes que nous rencontrons sur le chemin du rétablissement proviennent de notre incapacité à nous accepter tels que nous sommes....

Nous devenons irritables, insatisfaits, déprimés ou confus. Nous nous retrouvons
en train d’essayer de changer ce qui nous entoure dans l’espoir de calmer les sentiments qui nous rongent intérieurement. ...

....Nous voulions que les autres nous donnent l’amour et l’acceptation dont nous manquions envers nous-mêmes. ....

Parfois, nous recommençons nos « scénarios » où nous souhaitons être le personnage que nous pensons devoir être. Il se peut alors que l’apitoiement et l’orgueil nous submergent mais en renouvelant notre foi en une puissance supérieure, nous recevons l’espoir, le courage et la force de grandir.
....
"
Une amie, récemment abstinente, me disait qu'elle avait eu envie de recommencer un jour de contrariété.

Il m'est alors venu à en mémoire que pour moi aussi, la consommation de produits "psycho-actives"(quelle quelles soient) avait tellement anesthésié mes sens, mes émotions et mes humeurs à un point tel que je ne savais plus que faire de moi-même quand l'abstinence est arrivé. Car avec l'abstinence j'ai du me confronter à moi-même , nu, sans béquille
. Parfois divin, parfois affreux sale et méchant. Bref l'inconnu qui m' habite et qui change d'un instant à l'autre. Imprévu surtout quand j'ai perdu la camisole pour le contrôler.

Parfois insondable.

Hier je me suis retrouvé en rentrant le soir à la maison, affalé sur le canapé, fatigué, lourd d'un ressentiment qui ne voulait pas partir. et pourtant j'ai fait déjà plusieurs Dixième étapes sur ce sujet. J'en ai déjà parlé à quelqu'un d'autre, je me suis déjà occupé d'autre chose ou de quelqu'un d'autre que moi-même. J'ai l'impression que je ne veux pas voir quelque chose et que mon entourage ne peut/veut le voir aussi.

J'ai aussi essayé ce qui marche le plus souvent pour moi et que j'indique ici.

Ah que ce déni mine !

Attendre et améliorer mon contact conscient pour aujourd'hui.

Méditer, penser, méditer

un Passant anonyME

P.S. L'extrait ci-dessus est tiré d'un texte très juste et lucide Narcotiques Anonymes édité dans leur excellent mensuel.

10/29/2009

Pardon et rétablissement

Pour vous, voici une petite liste de mes pratiques pour m'aider à pardonner :

1. Savoir que le pardon est nécessaire pour se rétablir. S'accrocher emotionnellenement au passé va à l'encontre de tout progrès. Allez de l'avant !

2. Ma valeur et mon estime de moi-même en premier : la décision de ne pas pardonner n'aide pas à avancer. Ne pas pardonner c'est laisser le passé me définir. C'est accepter ma sous estime.

3. Être simple, ouvert et brutalement honnête. Quand je choisis de pardonner à quelqu'un qui m'a fait du mal, je lui dis comment je me sens. Je lui fait savoir EXACTEMENT la blessure infligée et ses conséquences dans ma vie. Je lui permet ainsi de prendre ses responsabilités. Et là seulement je pardonne.

4. Assumer mes actes et ma part. Si vous avez été blessé examiner votre part: avez-vous laissé faire ? Quand vous choisissez de pardonner vous prenez soin de vous même au lieu de laisser faire l'abus.

5. Pardonner selon mon planning et à ma façon : le faire uniquement lorsque JE me sens prêt. Peu importe le temps que cela prendra - un jour à la fois. Seulement si je choisis pleinement le moment pourrai-je pardonner une bonne fois pour toutes.

Quand un vieux ressentiment ressurgit, c'est parce que je n'ai pas suivi un de ces préceptes.

Inversement quand je demande le pardon en faisant une amende honorable, je demande EXACTEMENT ce que je peux faire pour que l'amende soit complètement acceptée. C'est l'autre qui mène la danse, pas moi.

Bien à vous dans le service

un PaSsant anonYme

7/29/2009

Nous lui avons humblement demandé


... de faire disparaître nos déficiences". Septiéme Etape


"Nous découvrons qu'il est très difficile de cultiver l'humilité si nous avons peu d'estime personnelle et que nous confondons humiliation et humilité. L'humilité; c'est se sentir suffisamment bien dans sa peau pour ne pas avoir à embellir sa vie ou à se vanter, ou à blesser les autres en les faisant se sentir moins bien intentionnés ou moins intelligents que nous. L'humilité implique l'honnêteté, l'acceptation de soi et l'ouverture aux autres."

Extrait du livres des Emotifs Anonymes "Si Je veux que ça marche".

Ce texte bat en brèche quelques idées toutes faites sur l'humilité et les conditions de l'humilité. Il met en avant la relation si forte entre estime de soi et humilité. Car il faut avoir une solide estime de soi pur être réellement humble. C'est pour cela que nous y arrivons en 7ème étape... et pas avant.

J'ai récupéré une estime de moi-même suffisante pour pouvoir m'accepter comme totalement humaine. Tant que je ne suis pas là, je me fais du mal quand j'essaie d'être humble. Et tant que je ne suis pas là je reste préoccupé de l'effet que je produis sur les autres, trop pour être réellement humble.

Mon centre d'interét se déplace là un peu plus vers les autres ... les étapes du programme m'y ont aidé.

Etre humble est aussi une condition pour accèder à mon bonheur et à la liberté et une certaine joie de vivre.

Portez vous bien,

un passant ANONYME

12/14/2008

Avez-vous un sujet de réunion ?

Extrait du Gros Livre(Big Book) des Alcooliques Anonymes - chapitre 4 - p59 - mise en page est mienne
"

Nous avions des difficultés dans nos relations personnelles,

nous ne pouvions pas contrôler notre émotivité,

nous étions en proie à la tristesse morbide et à la dépression,

nous étions incapables de gagner notre vie,

nous ne trouvions aucun but à l’existence,

nous étions habités par la crainte,

nous étions malheureux,

nous ne croyions pas pouvoir faire quoi que ce soit pour les autres.

"
Ce paragraphe qui fait partie des pages sur la 10é étape décrit assez bien l'état de quelqu'un qui aurait bien besoin de démarrer un programme en 12 étapes. ou bien qui vient juste d'arriver. ou qui est en rechute.

Le paragraphe me décrit assez bien à l'arrivée dans les salles ainsi que certains partages dans les réunions que j'affectionnai alors. Il me semblait important pour mon rétablissement émotionnel de partager sur mes difficultés. J'avais besoin d'être écouté pour changer -croyance assez populaire d'ailleurs.

Avec le recul, je considère qujourd'hui que c'est par l'écoute des autres de leur expérience que j'ai le plus bénéficié des réunions. L'identification avec un autre qui possède les mêmes problèmes que moi. Celui-là même qui m'apparait aujourd'hui serein, debout face au vent décrivant ses galères et ses erreurs d'antant. Cette personne a su à trouver des solutions, a su comprendre que son bonheur est sa responsabilité, que sa part consiste à ne pas rajouter aux situations extérieures parfois pénibles une dose supplémentaire de tristesse de colère ou d'anxiété.

La liste ci-dessus c'est exactement l'antithèse du programme; la description précise de la maladie spirituelle - ce dont je cherche à m'éloigner.

Je n'y suis plus,

un jour à la fois,

Un PasAant AnonYme

11/17/2008

Le clown


"
Il était une fois…

Un petit garçon se promène dans un parc public avec sa maman.

Il avise un clown monté sur un ballon.

Il pousse le clown, celui-ci bascule... et remonte.

Il le pousse plus fort, même chose.


Etonné, il le pousse de toutes ses forces, d'un grand coup, avec ses deux poings.


Le clown bascule, tombe à terre, et à l'ébahissement de l’enfant, remonte, se relève.(Le socle du ballon est en plomb.)

Sa maman voit sa stupeur.

Elle lui demande :"A ton avis, pourquoi se relève-t-il lorsque tu le frappes, même du plus fort que tu peux ?"

L’enfant réfléchit un moment, puis répond :"Je ne sais pas... c'est sans doute parce qu'il est toujours debout, à l'intérieur !".....

Extrait d'un texte de Roseline Mourtier - publié sur l'excellent blog Eveil impersonnel
Belle métaphore de force intérieure et de raison : quelque soient les coups de poings reçus dans la vie ... je me relève. Et des coups, la vie en donne toujours. C'est là le vrai signe du rétablissement.

Courez lire le reste du texte ...

Profitez en pour lire celui-ci aussi sur les "sans ego". Cela vaut le coup aussi.

Un Passant anonYme

9/04/2008

Tolérance

"

Vous avez le pouvoir de tolérer n'importe qui et n'importe quoi. Mais la tolérance n'est pas souffrir en silence.  Cela veut dire aller au delà de ce qui est confortable et faire un cadeau à qui vous tolèrez.

Donnez de votre temps, de votre compréhension, de votre compassion, portez de l'interêt - ce sont des dons qui paradoxalement vous nourissent.

Et quand vous le faites, vous ressentirez votre estime de vous-même se renforcer et votre force intérieure grandir. 

Ce faisant, votre tolérance sera votre force."

Extrait de la pensée quotidienne du Pocket Sponsor d'hier.

Incidemment je me suis posé une question : pourquoi ce choix ? D'autant que j'ai du l'écrire déjà ici.. même si d'une autre façon. Parce que j'ai eu besoin de l'entendre encore une fois et de le mettre en pratique aussi aujourd'hui. 

Incidemment le mois de Septembre est mon mois anniversaire : l'anniversaire de ma naissance sur cette terre ET de 2 renaissances dans cette vie terrestre déjà. Donc pour célébrer ce mois important, j'ai décidé de traduire et poster une pensée du jour chaque jour que l'on ne trouve pas en français  et qui me nourrit.. ma façon de donner ici , en signe de reconnaissance.  Et ce pendant ce mois. 

A demain donc,

Un PasSant anonYme


6/12/2008

Commérages commérages

Extrait du JUSTE POUR AUJOURD'HUI des Narcotiques Anonymes du 4 juin
"
Répandre des commérages nourrit notre maladie. Quelquefois nous pensons que la seule façon de nous sentir bien avec nous-mêmes est de se comparer à quelqu'un d'autre et de le démolir
....
Que faire, alors, avec notre perception négative de nous-mêmes ? C'est simple. Nous la remplaçons par un intérêt positif pour les autres. Plutôt que de nous attarder à notre faible estime de nous-mêmes, nous nous tournons vers ceux qui nous entourent et nous cherchons à leur rendre service.Cela peut sembler une façon de contourner le problème, mais ce n'est pas le cas. Nous ne pouvons rien accomplir en nous attardant à notre piètre perception de nous-mêmes, sauf nous apitoyer sur notre propre sort.

Mais si, au lieu de nous apitoyer sur nous-mêmes, nous nous intéressons aux autres, en y mettant énergie et amour, nous deviendrons le genre de personne que nous pouvons respecter.La façon de construire notre estime de nous-mêmes ne se fait pas en démolissant les autres, mais plutôt en cherchant à les soutenir par notre amour et notre prévenance.

Pour y arriver, nous pouvons nous demander si nous contribuons au problème ou à la solution.
"
Les commérages sont un symptôme d'une mauvaise estime de soi, une image de soi brisée. Nourrir des commérages c'est non seulement les produire et les colporter. Mais aussi les écouter , y prêter attention, les susciter mine de rien.

Je connais ... car moi aussi j'ai eu cette maladie là : celle de participer à la démolition de l'autre en éspérant inconsciemment m'élever ainsi. Cela comprend aussi les :"Jamais je n'aurai pensé faire cela !" ... indignés.

Le rémède ? s'intéresser sincèrement aux autres et chercher à rendre service - pas de codépendance.

La pensée nous incite aussi à faire partie de la solution et pas du problème. Ce changement d'attitude a contribué à changer ma vie.

Bonnes 24 heures,

Un PaSant AnonYme

5/25/2008

25% ou 75% ?

Extrait du livre des Émotifs Anonymes, Aujourd'hui Seulement - Pensée du 21 Mai
"
Combien de fois avons-nous exigé 100% d'un ami et avons-nous été désillusionnés parce que cette personne ne pouvait pas rencontrer nos attentes ? D'un autre coté, combien d'entre nous ont tendance à fréquenter des gens qui peuvent seulement donner 25% ? Nous sommes peut-être tellement habitués à recevoir seulement des miettes dans nos relations que nous pensons que c'est tout ce que nous méritons. Et pourtant, dans notre évolution, nous découvrons que nous méritons d'avoir dans nos vies des gens qui pourront nous donner 90%, au moins à certains moments. De fait, pour développer notre plein potentiel, nous avons besoin de plusieurs amis qui pensent que nous sommes extraordinaires et merveilleux, au moins 75% du temps.
....
AUJOURD'HUI, JE ME SOUVIENDRAI
Je rechercherai des relations qui me mettent en valeur, des relations d'égalité. En retour, je vais donner à mes amis leur pleine valeur.
"
Et oui, en résumé de l'avalanche des chiffres (:>) : quand je suis mon meilleur ami et un meilleur ami de l'autre, alors de meilleures amitiés apparaissent dans ma vie.

Je suis responsable de la qualité de mes relations avec mes proches... et de les laisser vivre/partir/s'épanouir ailleurs s'il ne me contentent pas au lieu de m'attaquer à un mur. C'est une des clés de sortie de la dépendance affective pour moi : signifier mon besoin d'avoir plus que "des miettes" et puis lâcher prise. Quel soulagement ! Ne plus être responsable de transformer par l'application d'une energie inouie une relation insatisfaisante en bien que je crois commun.

Je vaux bien que l'on me donne les 90% pendant 75% du temps( plus ou moins :>) au lieu d'essayer de me contenter des 25% ...

Nous valons tous bien plus que cela,

Et une bonne journée à vous aussi,

Un paSsAnt AnOnYmE

3/16/2008

Retrouver le chemin de ma croissance



Extrait du livre "Si je veux que ça marche" des Emotifs Anonymes :

"


Il y a de nombreux petits trucs pour retrouver le chemin de la croissance.

Voici douze suggestions spirituelles pour rester vivant et en santé, et pour continuer à progresser :



  • Devenez l'ami de quelqu'un qui n'en a pas

  • Appelez quelqu'un pour qui vous êtes inquiet

  • Témoignez de l'affection à une personne qui en manque

  • Prêtez l'oreille à quelqu'un qui a besoin de parler

  • Tenez vous aux côtés d'une personne seule

  • Envoyez une carte de souhaits à une personne qui vit une période difficile

  • Consolez celui qui pleure un être cher

  • Partagez vos expériences avec une personne confuse

  • .....

"

J'écris ceci comme un rappel pour moi-même.

J'oublie ceci trop souvent que l'on gagne plus à être altruiste qu'à rester roulé en boule sur son canapé en état de déprime. Car non seulement cela fait du bien à l'autre mais aussi à soi-même.

Ces actes parfaitement gratuits permettent de contrer une faible estime de soi. Ils nous sortent des ruminations et de l'ego et constituent un antidote remarquable à l'apitoiement sur soi.

Bref, se mettre au service de l'autre renforce l'estime que j'ai de moi-même et me relance sur mon chemin spirituel. Inutile de chercher plus loin, poser des actes d'amour suffit.

C'est garanti pour moi en tout cas.

Un PasSant AnonYme

1/17/2008

... une meilleure estime de soi

Traduit d'un article de Mel B, un des anciens des Alcoholics Anonymous, extrait de son livre "Walk in dry places"
"
Comment savoir si il y a progression dans la construction d’une estime de soi ? Je pense que nous pouvons mesurer notre progrès en étudiant nos réactions. Une personne qui manque d’estime de soi ne peut pas supporter la critique et le rejet. En même temps, il va à l’autre extrême lorsqu’il reçoit approbation et acceptation… La personne qui grandit dans l’estime de soi peut gérer la critique de la même façon que la louange, le rejet de la même façon que l’acceptation.
Peut-être que cette personne réalise que sa perception d’elle même ne dépend pas de la perception des autres. S’il a de l’estime pour lui-même, il pourra utiliser la critique et la louange comme des aides pour progresser, sachant que rien de tout cela n’ajoute ou n’ôte quoique ce soit à qui il est. Il est toujours bon de se rappeler qu’aux yeux de Dieu, chacun est meilleur qu’aux yeux du monde. Lorsqu’une personne accepte cela pour elle-même elle l’accepte pour tout le monde.
"
Suite à mon épisode relaté au post précédent, j'ai repris certains textes comme source d'inspiration pour mon inventaire quotidien de 10e étape.

Celui-ci me parle beaucoup de la relation qu'il y a entre l'acceptation de soi et des autres et l'estime de soi. Aussi de la nécessité d'une relation avec une Puissance Supérieure à la place du regard de l'autre. Parfois j'oublie cela et cela me joue des tours. Et puis je me rappelle comme aujourd'hui.... et là ......

Prenez soin de vous,

Un PassaNt AnonYme

1/13/2008

Que faire ?

Extrait du dépliant "L'indécision" des Émotifs Anonymes
"
Lorsque nous en venons à prendre une décision, nous pouvons continuer à entretenir des doutes à ce sujet. Nous pouvons nous en vouloir, changer d'idée ou ressasser des décisions déjà prises hier ou depuis des mois.....
... Notre estime de soi augmente lorsque nous partageons nos sentiments avec les autres et que nous mettons les Étapes en pratique. Nous commençons à voir ce qu'il y a d'illusoire à anticiper le résultat de nos décisions ou de remettre en question nos actes passés. L'avenir est porteur d'un riche potentiel, mais nous n'y sommes pas encore...
"
Le sujet est d'actualité pour moi. Une décision difficile à prendre la semaine dernière et j'ai commencé à cafouiller : d'abord j'ai annoncé OUI puis je suis revenu dessus. La colère s'est pointée : pourquoi m'ont "ils" mis dans cette situation pénible ? (Notez la touche de paranoïa :>)

Stop !! me suis-je dit. J'ai partagé mes sentiments avec d'autres : colère, peur de prendre une mauvaise décision, peur des conséquences de ne pas me décider etc. Finalement, j'ai pris UNE décision. De façon irrationnelle je crois que c'est la mauvaise décision.

C'est irrationnel puisque je ne sais jamais de quoi demain sera fait ? Je prends la meilleure décision avec les informations que j'ai aujourd'hui. Hier est passé, demain n'existe pas. Nul besoin de s'inquiéter.

Au passage je note en relisant le texte ci-dessus que l'indécision,comme l'inquiétude, est un signe de manque de confiance et de basse estime de soi. Pas de remède minute à cela, hors l'application de notre programme en 12 étapes au jour le jour et dans tous les domaines de ma vie.

Et de toutes les façons, tout est toujours pour le mieux.

A Dieu va ! *

Un PasSant ANonyme

* A Dieu va(t) : expression utilisée dans la marine au XIXe siècle au cours d'un virement de bord vent devant; la manœuvre pouvait avoir des conséquences graves lorsqu'elle était entreprise près des côtes, surtout sur des navires qui n'étaient pas toujours doués de bonnes qualités nautiques