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4/13/2010

Eviter d'être dans la caravane qui passe

Emprunté à un Ancien des AA sur un forum d'anciens et d'amoureux de l'histoire des AA.
"
Dans la Deuxième édition du Big Book Des Alcooliques ANonymes, il est écrit que de tous ceux qui sont venus en A.A. 50% sont devenus abstinents de suite, 25% après quelques rechutes et parmi le reste ceux qui sont restés en A.A. ont montré une amélioration.

Nous avons posé la même question dans mon groupe d'attache en leur
spécifiant bien à nos membres d'"
essayer vraiment".

Pour définir si la personne à vraiment essayé , voici les questions posées :

1. Vous êtes vous mis sur la voie des 12 étapes sans réserve ?
2. Avez-vous utilisé sans réserves ce simple programme ?
3. Avez-vous compris et développé un mode de vie basée sur une rigoureuse honnêteté ?
4. Pouvez-vous être honnête ?
5. Avez-vous la bonne volonté nécessaire pour aller jusqu'au bout ?
6. Avez-vous commencé la mise en pratique des étapes ?
7.
Etiez vous sans peur et volontaire dès le début ?
8. Avez-vous laissé toutes vos vieilles idées ?
9. Avez-vous trouvé une Puissance Supérieure à vous même ?
10. Avez-vous demandé à cette Puissance Supérieure de vous aider ?
11. Avez-vous mis en pratique toutes les étapes dans votre vie ?
12.
Etiez-vous prêt à grandir spirituellement ?

Pour toute personne qui avait répondu OUI à ces questions, les statistiques sont identiques à celles ci-dessus.

Pour mon groupe d'attache, ces chiffres n'ont pas bougé depuis 1939.

Ceci dit l'introduction à la Deuxième Edition continue en parlant des milliers de personnes sont venus à quelques réunions et puis ont décidé que cela ne leur convenait pas. Une grande partie d'entre eux cependant est revenue avec le temps.

Je présume que ces milliers sont ceux qui "n'ont pas vraiment essayé". ... Ils font partie de la caravane qui passe ou les visiteurs du soir... ils deviennent rarement de membres.
"

Je pense que la même chose s'applique aujourd'hui pour tous les dépendants entre essayer vraiment, participer, devenir membres et visiter , faire partie de la cravane qui passe, la différence est la même qu'entre trouver une voie qui marche pour vivre bien et répéter sans cesse les mêmes erreurs en se demandant pourquoi rien ne change.

Moi j'ai choisi,

Portez-vous bien

Un PasSaNt AnonYMe

2/02/2010

Tout ou rien

"
L'acceptation et la foi sont capables de produire une sobriété(plutôt une abstinence) à 100%. De fait, elles y arrivent en général; et c'est grâce à cela que nous avons une vie. Mais lorsque nous apportons ces attitudes pour résoudre nos problèmes émotionnels, nous ne pouvons espérer que des résultats partiels. Par exemple, personne ne peut être complètement libre de la peur, de la colère ou de l'orgueil.

Dès lors, nous ne pouvons dans cette vie atteindre une humilité parfaite ou l'amour parfait. Alors nous devons nous contenter d'un progrès lent mais réel, rythmé par de retours en arrière, pour la plupart de nos problèmes.

Notre veille attitude du tout ou rien doit être mise au rebut.
"
Extrait d'un article de Bill W. du magazine américain des AA, Grapevine, Mars 1962

Cela me dit 2 choses : je peux être abstinent de mes addictions aux produits psycho-actifs à 100% en adoptant ce nouveau mode de vie. Et c'est une très bonne nouvelle.

Enfin, je ne serai jamais parfaitement sans peur, sans reproche, sans colère, sans orgueil. pas dans cette vie. Je peux tendre vers cela. Cela est déjà un progrès visible. Et c'est aussi une très bonne nouvelle.

Je pense que c'est peut-être la plus grosse différence entre l'émotif anonyme et le dépendant anonyme au départ. A l'arrivée les 2 doivent abandonner ce principe du 'tout ou rien" qui empoisonne ma vie et celles des autres aussi..

A méditer,

Un PassAnT aNonyME

12/08/2009

Déni me mine

Extrait du Pour aujourd'hui de Décembre 2009 des Narcotiques Anonymes
"
La non-acceptation de soi constitue un problème pour bon nombre de dépendants en rétablissement. Cette déficience insidieuse est difficile à reconnaître et passe même souvent inaperçue. Beaucoup d’entre nous estimions que la consommation de drogue était notre unique problème, niant le fait que nous avions perdu la maîtrise de notre vie. Ce déni peut continuer à nous
miner même après avoir cessé de consommer. Nombre de problèmes que nous rencontrons sur le chemin du rétablissement proviennent de notre incapacité à nous accepter tels que nous sommes....

Nous devenons irritables, insatisfaits, déprimés ou confus. Nous nous retrouvons
en train d’essayer de changer ce qui nous entoure dans l’espoir de calmer les sentiments qui nous rongent intérieurement. ...

....Nous voulions que les autres nous donnent l’amour et l’acceptation dont nous manquions envers nous-mêmes. ....

Parfois, nous recommençons nos « scénarios » où nous souhaitons être le personnage que nous pensons devoir être. Il se peut alors que l’apitoiement et l’orgueil nous submergent mais en renouvelant notre foi en une puissance supérieure, nous recevons l’espoir, le courage et la force de grandir.
....
"
Une amie, récemment abstinente, me disait qu'elle avait eu envie de recommencer un jour de contrariété.

Il m'est alors venu à en mémoire que pour moi aussi, la consommation de produits "psycho-actives"(quelle quelles soient) avait tellement anesthésié mes sens, mes émotions et mes humeurs à un point tel que je ne savais plus que faire de moi-même quand l'abstinence est arrivé. Car avec l'abstinence j'ai du me confronter à moi-même , nu, sans béquille
. Parfois divin, parfois affreux sale et méchant. Bref l'inconnu qui m' habite et qui change d'un instant à l'autre. Imprévu surtout quand j'ai perdu la camisole pour le contrôler.

Parfois insondable.

Hier je me suis retrouvé en rentrant le soir à la maison, affalé sur le canapé, fatigué, lourd d'un ressentiment qui ne voulait pas partir. et pourtant j'ai fait déjà plusieurs Dixième étapes sur ce sujet. J'en ai déjà parlé à quelqu'un d'autre, je me suis déjà occupé d'autre chose ou de quelqu'un d'autre que moi-même. J'ai l'impression que je ne veux pas voir quelque chose et que mon entourage ne peut/veut le voir aussi.

J'ai aussi essayé ce qui marche le plus souvent pour moi et que j'indique ici.

Ah que ce déni mine !

Attendre et améliorer mon contact conscient pour aujourd'hui.

Méditer, penser, méditer

un Passant anonyME

P.S. L'extrait ci-dessus est tiré d'un texte très juste et lucide Narcotiques Anonymes édité dans leur excellent mensuel.

11/23/2009

Changer ses actions change ses pensées

« Nous examinons nos actions, nos réactions et nos motifs. Nous nous apercevons souvent que ce que nous avons fait a été mieux que ce que nous avons ressenti. »

Texte de base, p. 54 - Narcotiques Anonymes

*

Souvent, notre façon d'agir avec les autres révèle notre propre état d'âme.


Lorsque nous sommes en paix,
il est plus probable que nous traiterons les autres avec respect et compassion.
Par contre, lorsque nous ne sommes pas dans notre assiette,
il est possible que nous fassions preuve d'intolérance et d'impatience envers les autres.

En faisant notre inventaire régulier, nous remarquerons probablement une habitude : nous agissons mal envers les autres lorsque nous nous sentons mal.

Ce qu'un inventaire ne révélera pas, cependant, c'est l'envers de la médaille :

lorsque nous agissons bien envers les autres,
nous sommes satisfaits de nous-mêmes.
Lorsque nous ajoutons cet élément positif aux actes négatifs que nous a révélés notre inventaire, nous commençons à nous comporter différemment.

Quand nous nous sentons mal, nous pouvons nous arrêter pour prier Dieu afin qu'Il nous guide et nous donne de la force.

Puis, nous prenons la décision de traiter les gens qui nous entourent avec gentillesse, douceur et le même intérêt que nous voudrions qu'ils aient pour nous.

Cette décision d'être bons nourrira et soutiendra probablement le bonheur ainsi que la paix de l'esprit que nous désirons tous. Et la joie que nous inspirons égaiera peut être ceux qui nous entourent, favorisant en retour notre propre bien être spirituel.
"

Voici une belle recette pour vivre le bonheur, la liberté et la joie dont le programme en 12 étapes parle.

C'est simple.

J'en parle avec mon Autre tous les matins. Je lui dis que ce n'est pas facile. Il me répond que cela marche.

Je démarre ma journée avec ça !

u n p a s s a n t a n o n y m e

9/27/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? Fin

Fin du feuilleton commencé ici puis dans les posts suivants : ici ici et enfin ici .


Voici donc un extrait des derniers conseils :
"
Ce qu'il ne faut surtout pas faire

Ne pas aller en réunion [AA...]. Et si vous vous retrouvez dans une réunion fermée, surtout ne pas prendre la parole. N'essayez pas de résoudre vos problèmes. Ne riez pas de vous-même. Ne faites pas confiance à vos AAmis. Et surtout, ne vivez jamais au présent.

Supposons que j'ai amené votre dilemme : chat-ou-verrou à une réunion AA... Ces gens auraient ri de moi. Bientôt j'aurai ri de moi aussi. J'aurai peut-^tre même pu résoudre mon problème/ Souvenez-vous, rester accorché au problème est une caractéristiqué ede la pensée négative; résoudre les problèmes ne l'est pas.

Une des armes les plus efficaces que les AAs utilisent contre la pensée négative c'est l'humour. La pensée négative demande à ce que nous nous prenons au sérieux à chaque instant; elle ne laisse aucune place à la legereté.
...
...

Encore une arme utilisée par les AAs : faire face à la réalité, la seule réalité qui soit : l'ici et maintenant. Une personne négative ne peut pas vivre dans cet espace-temps - il doit en permanence conjurer le passé et se projeter dans le futur...
"

C'est dit mieux que je ne pourrai le dire. L'importance de l'ici et miantenant m'a été révélé dans la pratique des 12 étapes . Avant je n'avais pas le temps d'y être : j'étais occupé à ruminer un passé auquel je ne pouvais plus rien ou à avoir peu d'un futur inexistant.

Vivez dans l'ici et maintenant (voir aussi ce post en relation avec cela)

un Passant AnonYme

9/24/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 4ème Partie

Suite et presque fin du feuilleton ... Ce post suit la 3ème option postée ici - et c'est toujours extrait du même article dans le Grapevine.

"
L'immobilisme

Pour être totalement assuré de sa réussite, la pensée négative doit nous rendre immobile; elle doit tout à fait empêcher toute action.

Lorsque je buvais, il m'est arrivé de me laisser immobilisé par une situation particulière pendant 18 mois. J'avais emménagé dans un nouvel appartementdont la porte n'avait pas de verrou. J'ai pensé demandé au propriètaire d'en installer un. Mais avant d'appeler j'ai commencé à faire des plans sur la comète "Et si , lorsqu'ils arrivent pour yaller le verrou, ils laissent la porte ouverte de telle sorte que mon chat s'échappe ?"

L'alcool aidant, cette possibilité devint une certutude. Je me suis retrouvé devant un dilemme de taille : ma sécurité personnelle ou celle de mon chat. Pendant les 18 mois qui suivirent, j'ai passé de longs moments à spéculer sur le temps qu'il faudrait pour qu'un cambrioleur rentre dans l'appartement. J'étais incapable d'agir parce que cela entrainerait certainement la disparition de mon chat.

Je n'ai pas trouvé de solution. Je pense que j'en étais incapable. Un jour, en rentrant chez moi je me suis rendu compte que des verrous avaient été posés... Le chat ne s'était pas enfui.
"

Cela est dit sur le ton de l'humour mais recouvre bien des réalités douloureuses. Pour ma part, c'etait des étts de paralysie pendant que tourne dans ma tête les scénarios les plus catastrophiques. Moi par exemple, je me suis revéillé régulièrement la nuit pensant que la maison était rongé par les termites. dans le pire des scénarios je decouvrai un jour que la maison s'éffondrait d'un côté.

Ai-je demandé un bilan de santé de la maison ? Non, je savais que cela existait mais tout ceci se passait dans un univers parallèle où ces décisions n'ont pas lieu d'être. J'netreteni l'univers parallèle car cela calmait mon angoisse je pense.

Maintenant j'apprends à agir : poser des actes, disent-ils.

un paSSant anonYmE

9/18/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 3ème Partie


Pour ceux qui suivent le feuilleton, voici la Troisième proposition. C'est bien sur la suite du dernier post ici :

"

Planifier des alternatives (faire des plans sur la comète)

Il faut être prudent ici, car planifier des alternatives cela peut être positif. Pour être sur de rester dans la pensée négative, il faut savoir se préparer en même temps pour toutes les possibilités catastrophiques concevables.

Prenons par exemple l’argent. Mettre de l’argent de côté pour des urgences ou pour un but précis est de l’ordre de la pensée positive. La pensée négative, elle, améliore considérablement ce concept. Lorsqu’à la fin d’une réunion AA, les gens décident de prendre un sandwich ensemble, un adepte de la pensée négative doit s’abstenir de se joindre à eux en raison de sa situation financière. « Je serai certainement viré de mon emploi la semaine prochaine. Comment me sentirai-je à ce moment là sachant que j’ai dépensé aujourd’hui 2.25$ sur un BigMac et un café ? »

Cependant pour être tout à fait efficace dans le domaine de la négativité, il faut anticiper absolument tout ce qui peut se révéler une calamité. « Ai-je une bonne couverture de santé au cas où je tomberai malade ? « Ai-je un stock d’alimentation suffisant à la maison en cas de catastrophe naturelle (inondations…) qui m’empêcherait de faire mes courses pendant une semaine ? »

"

Moi qui suis un inquiét je reconnais là les manoeuvres mentales que je me déclenche quand je reprends ma Vie et ma Volonté entre mes mains. Parfois cela va au delà de l'inquiétude - brin de paranoia ?

OK j'en ai déjà un peu parlé dans ce post ici

Alors ? Renoncer à toutes ces alternatives et en choisir une , celle de ma PS.

Suite au prochain post.

Profitez du moment,

Un passAnt anonymE

PS : le beau dessin vient de ce site ici

9/15/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 2ème Partie


Voici la suite de
mon dernier post - traduction de cet article anonyme si juste du Grapevine :


"
Planifier les résultats

Cette capacité est vitale pour la pensée négative et cela peut se faire quelque soit le délai.

Récemment, par exemple, mes collègues de travail et moi voulions faire les soldes dans un magasin à côté. Nous avons décidé d’envoyer une personne faire les achats pour nous. Il est revenu avec les affaires qu’il avait achetées. Il nous les a distribués et nous l’avons payé. Quand je suis arrivé à la maison et que j’ai ouvert mes paquets je me suis rendu compte que certaines de mes affaires avaient un défaut.

La première pensée qui m’a effleuré a été de ramener la marchandise le lendemain , d’expliquer la situation et demander à ce que mon argent soit rendu…. J’avais Presque oublié de planifier les résultats. En m’appliquant bien, j’ai imaginé l’histoire suivante :

Je ramène ma merchandise et mon collègue refuse de me rendre mon argent. Il me soutient qu’il m’avait dit que les affaires étaient défectueuses avant que je ne les paie. Je lui demande mon argent. Nous nous disputons, je pars en clquant la porte (moi ou lui – ce n’était pas bien clair). Mon collègue et moi ne nous adressons plus la parole. Les autres empoyés choisissent leur camp. Le niveau de tension s’élève à un point tel que l’un d’entre nous doit démissionner. Mais lequel ?

En réalité, j’ai ramené les affaires au travail et j’ai demandé mon remboursement et mon collègue m’a immédiatement rendu l’argent sans aucun souci.

Tout planning ne doit pas forcément être aussi élaboré. Par exemple, il est deux heures du matin. Je rentre dans la cuisine et je vois un objet assez large sur le plancher. C’est un cafard géant. Probablement l’un des plus grands de l’histoire. Combien de membres de sa famille a t’il amené avec lui?

J’attrape l’insecticide et j’allume la lumière. L’objet n’est qu’un emballage de paquet de cigarettes. Malheureusement, la réalité ruine bien souvent la planification la plus ingénieuse.

"

La scène qui se passe la nuit m'est arrivé souvent à l'époque où je dormais mal quasiment toutes les nuits. Parfois, sans me lever, imaginer ce qui pouvait se trainer sur le plancher de la cuisine suffisait.. :>

Aujourd'hui je m'efforce de vivre dans l'instant et dans lma réalité. Si je n'y arrive pas un coup de fil à un ami suffit souvent à me ramener les pieds sur terre.

Faites les efforts sans planifier les résultats...

... suite au prochain post

Un paSsAnt AnonYme

PS l'illustation a été trouvée ici

9/13/2009

Comment transformer n’importe quelle pensée ou action en catastrophe ? 1ére Partie


Extrait d'un article publié dans le Grapevine (le journal des Alcoolique Anonymes américains) en May 1976 d'un merveilleux anonyme qui signe K.N. Ohio.

"

Quand je buvais le monde m’apparaissait toujours légèrement dans le brouillard. Toute situation nouvelle me semblait encore plus effrayante, tout nouveau défi plus formidable qu’il ne l’était réellement. Bref, j’avais perfectionné l’art de la pensée négative et cette tendance quoiqu’amoindrie n’a pas disparu immédiatement dans la sobriété.


La pensée négative, (au cas où vous n’auriez pas maitrisé complètement cette compétence) comporte 4 éléments vitaux :

  • l’inquiétude,
  • la capacité à prévoir les résultats,
  • dresser des plannings alternatifs
  • l’immobilité.

Ce qui suit est une description détaillée de chaque compétence et un guide pour l’acquérir.

L’inquiétude

Comme tout ce qui vaut le coup d’être bien fait, l’inquiétude demande du temps, de l’aptitude, de l’effort et par-dessus tout, de l’organisation.

Je trouve que la pensée négative est plus facile lorsque je décompose l’inquiétude en 3 catégories mutuellement exclusives : l’inquiétude pour aujourd’hui, à court terme et à long-terme

L’inquiétude immédiate(d'aujourd’hui jusque dans une semaine) peut couvrir les situations de la vie courante comme : « Et si la voiture ne démarrait pas demain ? ». Elle inclut aussi des éventualités financières : « La facture de téléphone arrive dans 2 jours. A combien se montera t’elle ? Pourrai-je la payer? »

Les motifs d’inquiétude les plus efficaces sont cependant les situations de travail : “Et si, demain, mon patron me demandait de … ?” . Le revers de cette médaille est : « Et si le patron ne me fait pas confiance et demande plutôt à quelqu’un d’autre de le faire ? »

Les sujets d’inquiétude à court-terme (8 jours à 1 an) peuvent être assez larges pour couvrir tous les évènements terribles qui peuvent arriver en l’espace d’un an. Puisque l’horizon de temps est si proche du présent, les motifs de soucis doivent être liés à des évènements d’aujourd’hui ; cela doit être plausible.

Par exemple, si le patron a l’air bourru ce matin alors que je sais bien que je fais du bon boulot, je ne serai probablement pas viré aujourd’hui. Mais dans six mois, si ma boîte rencontre des problèmes financiers… .

Pour les relations sociales, ceci est certainement le meilleur choix parce que nous pouvons prévoir l’éventualité d’un rejet en anticipant sur certaines situations. Voici un scénario : Mon ami X et moi allons à une fête Vendredi prochain ; je ne connais pas la plupart des gens qui y seront ; je serai donc maladroit et je ferai pas mal de gaffes ; mon ami X sera embarrassé ; fin de notre amitié.

L’inquiétude pour le long terme(un an jusqu’à l’éternité) est facile lorsque l’on se sent dans une impasse. « Où serai-je dans 5 ans si je reste dans cet emploi ? » « Dans 20 ans je serai vieux et laid et donc Machin ne m’aimera plus. »

L’état du pays peut aussi facilement faire partie de cette classe. Le système de retraite se révèle particulièrement utile. « Avec les prévisions de retraite, quand je prendrai la mienne(dans trente six ans) je n’aurai pas de quoi vivre décemment. Alors je devrai vivre dans une chambre de service …, sans électricité et sans eau courante. Mon régime alimentaire consistera bien sur totalement de miettes de pain ».

Avec un peu d’imagination, il est aussi possible d’ouvrir un department à l’international. “ Et s’il y a avait une autre guerre dans vingt ans et que les armes nucléaires soient alors encore plus sophistiquées?”

L’avantage d’une approche systématique aux soucis c’est que cela permet d’éviter l’ennui. Si je restais concentré uniquement sur les soucis immédiats, je perdrais rapidement de l’intérêt. Mais la diversité garde mon esprit en éveil et exclut un des antidotes les plus formidables à la pensée négative – le sommeil profond.

Je peux par exemple choisir chaque nuit une combinaison différente. Deux soucis immédiats, un court-terme et un long terme ce soir. Un immédiat, un court-terme et un long terme pour demain . Les possibilités sont infinies.

"

La pensée négative accompagne toujours si bien la dépendance. En fait, elle lui donne ses lettres de noblesse , sa raison d'être en quelque sorte aussi. Ici c'est un alcoolique qui parle mais je pense que les autres se reconnaitront aussi.

Je me suis tellement reconnu dans cet article que j'ai décidé de le traduire en entier. Par ailleurs, il a cet humour dont je vois que vous l'appréciez (merci pour les commentaires sur mon dernier post) autant que moi...

... donc...

La suite au prochain post.

Enjoy,

Un PaSSant anonYme

3/15/2009

Prêt à tout

Extrait du livre des Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 5 mai, p.133

"
...

« Prêt à tout ? Qu'entendez-vous par prêt à tout ? » demandent les nouveaux. Un regard sur notre dépendance active et sur les extrémités auxquelles nous étions prêts pour rester défoncés peuvent nous aider à expliquer. Étions-nous prêts à faire plusieurs kilomètres en voiture pour obtenir de la drogue ? Oui, nous l'étions. Logiquement, si nous avons autant envie de demeurer abstinents que nous avions alors envie de consommer, nous ferons tout pour trouver un moyen de nous rendre à une réunion.N'avons-nous pas fait des choses folles ou carrément démentes dans notre dépendance active et, à la suggestion des autres, n'avons-nous pas consommé toutes sortes de substances ? Alors, pourquoi, en rétablissement, trouvons-nous souvent si difficile d'accepter une suggestion, surtout lorsque cette suggestion est destinée à nous faire progresser ? Et, lorsque nous consommions, ne nous sommes-nous pas souvent tournés vers notre Puissance supérieure en désespoir de cause pour Lui demander : « Tire-moi de ce pétrin, je T'en prie ! » Alors pourquoi trouvons-nous si difficile de demander l'aide de Dieu dans notre rétablissement ?Quand nous consommions, s'il s'agissait de trouver un moyen de se procurer de la drogue, nous avions ordinairement l'esprit assez ouvert. .... Si nous sommes prêts à tout faire, à suivre les suggestions et à garder un esprit ouvert, nous pouvons demeurer abstinents.
"

J'ai souvent cette conversation avec mes amis recalcitrants au programme parfois mefiants et surtout oublieux de tout ce qu'ils ont ete prets a faire dans la dependance active.

D'ailleurs moi aussi j'oublie parfois et heureusement j'ai au moins un ami qui me rappelle cette pensee du jour.

En esperant avoir ete cet ami pour vous aujourd'hui

un passant anonyme

11/29/2008

Vues de l'extérieur...

"
Les Douze Etapes des EA(ou d'un autre groupe semblable) offrent une autre manière de se débarrasser de la honte. La honte est ce sentiment envahissant d'être mauvais, inadéquat; on dirait qu'il n'existe aucune porte de sortie. La culpabilité, une autre émotion apprise, nous offre un moyen de nous en sortir, puisqu'elle concerne la manière spécifique par laquelle une valeur ou une croyance est violée. Le moyen le plus souvent utilisé pour éliminir la culpabilité est de demander pardon et de prendre ses responsabilités. De la Quatrième à la Onzième Etape, le programme nous apprend comment transformer la honte en culpabilité puis comment utiliser les amendes honorables pour nous en sortir.
"
Extrait de l'opinion professionnelle d'une travailleuse sociale dans le Gros Livre des Emotifs Anonymes - p23

Ce témoignage me semble très vrai. Le travail des étapes aide à desserrer l'emprise de la honte dans ma vie. Mais les réunions et les partages entre amis sont essentiels aussi.

J'ai ressenti cette honte "à distance" cette semaine. Je dinais avec des amis qui se sont mis à discuter de leurs opinions sur les groupes en 12 étapes en général, eux qui sont plus de visiteurs que des gens qui se sentent concernés par ces sujets. L'un s'est mis à évoquer le contenu de certains partages dans une réunion à laquelle il assistait. Et d'expliquer comment certaines personnes ont des pensées/problèmes "disproportionnés" par rapport à la réalité. L'autre s'ébahit. Ils ressemblaient à des chercheurs parlant d'un sujet d'étude psycho-social. Je me sentai rougir et re- sentai encore une fois le genre de honte que je ressentai quand je me racontai aux autres avant de rencontrer les fraternités anonymes. Là où je cherchais aide, je ne recevais souvent que jugement voire mépris. Je suis resté silencieux ne voulant ni justifier, ni défendre. Et puis légèrement honteux de ma honte aussi.

De savoir que l'espace-temps de ces réunions est un lieu de sécurité pour moi est capital dans ma vie. Peu importe ce que des étrangers pensent de ces réunions - l'erreur est la leur pas la nôtre.

A tous mes amis qui ont le courage d'affronter leur honte,

un PasSant Anonyme

10/20/2008

Un cadeau magnifique

Extrait du JUSTE POUR AUJOURD'HUI des Narcotiques Anonymes - Pensée du 20 octobre
"
.... La liberté de choisir est un cadeau magnifique, mais c'est aussi une grande responsabilité. Le choix nous permet de découvrir quel genre de personnes nous sommes et quelles sont nos convictions. En exerçant ce droit, nous devons cependant évaluer nos décisions et en accepter les conséquences. C'est pourquoi, à l'occasion, nous cherchons quelqu'un qui prendra les décisions pour nous ‹ notre parrain (marraine), notre groupe d'appartenance ou nos amis N.A. ‹ tout comme notre maladie prenait les décisions pour nous, du temps où nous consommions. Ce n'est pas ça, le rétablissement.
..
Juste pour aujourd'hui, je suis reconnaissant d'avoir la liberté de vivre comme je le choisis. Aujourd'hui, j'accepterai la responsabilité de mon rétablissement, je ferai mes propres choix et en accepterai les conséquences.
"
Le rétablissement est liberté autant que sérénité. Liberté d'accèder à une vie vécue pleinement avec mes choix. J'ai aimé ce slogan tout de suite : "J'ai le choix". Puis j'ai eu peur d'avoir à assumer mes échecs et mes peines. Enfin, j'ai compris qu'il n'y a jamais (JAMAIS) d'échec, il n'y a que des conséquences. Car je ne peux prévoir ce que demain sera. Etre libre, c'est donc assumer mes choix et leurs conséquences.

J'ai donc essayé timidement d'abord et puis comme un exercice que l'on pratique de mieux en mieux alors qu'on continue à le pratiquer. J'ai ouvert mon esprit à d'autres possibilités. J'ai pu les examiner comme on examine des objets extérieurs comme parfois j'examine une peur qui m'aveuglait auparavant : je m'arrache de mon corps , je la prends dans le creux de la main et je la regarde sous toutes les coutures et sous toutes les couleurs. (ma peur est bleue-violet et la vôtre ? ). Et j'ai commencé à vivre des aspects de moi-même plus créatifs, plus fantasques que je ne le pensai.

Est-ce que je me decouvre moi-même tel que je l'ai toujours été sous la couche de poussière des habitudes, devoirs, peurs qui encrassaient ma vie ou bien est-ce que j'ai changé ? Mystère.

Je me découvre libre à hauteur des responsabilités que j'endosse vis à vis de moi-même et des autres.

Et vous, où en êtes vous par rapport à votre liberté ?

un PAssant anonYme

8/19/2008

Assez

Extrait de la Pensée du Jour du 12 aout du Juste pour Aujourd'hui des Narcotiques Anonymes
"
En avons-nous vraiment assez ? Voilà la question cruciale que nous devons nous poser lorsque nous nous préparons à travailler la Première Étape dans Narcotiques Anonymes. Il importe peu si oui ou non nous sommes arrivés à N.A. avec notre famille intacte notre carrière en plein essor et toutes les apparences extérieures de l'intégrité. Ce qu'il faut, c'est que nous ayons atteint un bas-fond émotionnel et spirituel qui nous empêche de retourner à la dépendance active. Nous serons alors vraiment prêts à tout faire pour cesser de consommer.
Lorsque nous examinons notre impuissance, nous nous posons quelques questions élémentaires. Suis-je capable de contrôler ma consommation de drogue sous quelque forme que ce soit ? Quels sont les incidents que je n'aurais pas voulu voir se produire et qui sont survenus à cause de ma consommation de drogue ? Dans quel sens ai-je perdu la maîtrise de ma vie ? Suis-je convaincu au plus profond de mon coeur que je suis un dépendant ?
Si les réponses à ces questions nous conduisent aux portes de Narcotiques Anonymes, alors nous sommes prêts à passer à la prochaine étape, menant à une vie libérée de la dépendance active. Si nous en avons vraiment assez, nous serons prêts à tout faire pour trouver le rétablissement
"


On dit du Programme que c'est souvent la dernière option que nous tentons en désespoir de cause. Après avoir essayé plein d'autres options en vain.

Et donc, comme moi, frapper à cette porte en se disant : pourquoi pas ? Que cela me côute t'il ? Quel risque cours-je ? Quel risque cours-je à ne rien faire ? Dans un petit bilan coûts-bénéfices, je décidai que le jeu en valait la chandelle. Et j'ai été payé de retour plus que prévu.

Alors la pensée du jour parle bien du moteur principal de cette démarche : En Avez-vous Assez ? En avez-vous vous marre ? Marre d'en avoir marre ?

Les succès exterieurs n'y sont pas forcément pour grand'chose : moi aussi, j'avais une vie sociale bien intégrée et extérieurement sans grand echec... La perte de la maîtrise de ma vie a été en plus de la dépendance surtout une perte de la maîtrise de ma vie intérieure : un gel intérieur emotionnel et spirituel, parfois un désordre , en tout cas une misère intérieure toujours.

Si cela n'est pas a minima votre cas, est-il utile de se lancer dans un Programme en 12 étapes ? Cela demande honnêteté, ouverture d'espirt et courage. Mon expérience montre qu'il est bien facile au mental de trouver les 10 000 excuses pour éviter de faire le chemin parfois ardu que demande ce simple Programme. Si le désespoir antérieur ne tenaille pas, pourquoi s'y lancer ?

Quand cela devient difficile, suivre les tentations pour adapter le programme a sa sauce perso deveint un piège quotidien:je peux peut-être me passer de la 5é étape ou m'arrêter à la 3é étape .. ou encore aller en réunion de temps en temps car cela m'suffit et puis j'ai bien le temps. Dommage...car il y a beaucoup plus que cela.

Pourquoi grignoter au buffet lorsque le banquet est servi ?

A plus,

Un paSsant anonYme

7/28/2008

Nos secrets nous hantent

Les secrets et l'intimité« Nous avions peur qu'en nous montrant tels que nous étions, nous serions rejetés.»
Texte de base, p.40
Extrait de la pensée du jour du livre Juste pour Aujourd'hui des Narcotiques Anonymes
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... l'éventualité d'une telle intimité nous procure plus de peur que presque toute autre situation dans la vie.Si nous examinons ce qui nous fait peur, nous nous apercevrons ordinairement que nous essayons de dissimuler un aspect de notre personnalité, qui nous fait honte ou que nous sommes incapables de nous admettre à nous-mêmes. Nous ne voulons pas que les autres soient au courant de nos insécurités, de notre souffrance ou de nos carences ; c'est pourquoi nous refusons tout simplement de les laisser voir. Nous nous imaginons peut-être qu'elles cesseront d'exister si personne ne les connaît.C'est là que nos relations s'arrêtent.... Pour préserver l'intimité dans une relation, il est essentiel de reconnaître nos imperfections et de les accepter. La forteresse du déni, érigée pour que ces imperfections restent cachées, s'effondrera alors et nous permettra de construire des relations avec les autres....
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La honte reste pour moi l'une de ces émotions(?) qui ressurgissent certainement la plus tenace, difficile, désagréable. Je l'ai ressentie dernièrement au réveil d'un rêve très imagé et que je ne peux raconter ici. Par contre, un rêve du même calibre est celui que j'appelle celui du Roi Nu : moi, nu au milieu d'une rue; la foule autour de moi , sans d'ailleurs qu'elle me prête attention. Le réveil est comme toujours un peu torve. J'aimerai retourner dans l'univers du rêve y extirper cette honte, les raisons de cette honte, la racine de cette honte. De guerre lasse, je me réveille.

Alors, le lien avec nos 12 étapes me direz-vous ? La pensée du jour des Narcotiques Anonymes en parle : Nous sommes aussi malades que nos secrets. Tout ce qui est caché par honte renforce la dépendance. La honte de soi et le besoin que nous avons de la combattre est peut-être à la racine de toute dépendance.

Comment s'y attaquer avec les outils du programme ? Longtemps j'en ai entendu parler à partir de la 4é / 5é étape . Et puis j'ai réalisé que cette honte n'est pas vraiment une émotion, comme la colère, la peur, la tristesse... C'est un parasite qui ronge l'âme. Qui remet en cuase mon fondement même, mon existence. Qui suis-je pour avoir honte de moi ? Je suis un dépendant... en marche depuis que j'ai reconnu ma dépendance en 1ére étape.

C'est dès la 1ére étape qu'il faut s'y atteler. Mais Dieu que c'est long d'en venir à bout....

Un pasSant anoNYme

6/12/2008

Commérages commérages

Extrait du JUSTE POUR AUJOURD'HUI des Narcotiques Anonymes du 4 juin
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Répandre des commérages nourrit notre maladie. Quelquefois nous pensons que la seule façon de nous sentir bien avec nous-mêmes est de se comparer à quelqu'un d'autre et de le démolir
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Que faire, alors, avec notre perception négative de nous-mêmes ? C'est simple. Nous la remplaçons par un intérêt positif pour les autres. Plutôt que de nous attarder à notre faible estime de nous-mêmes, nous nous tournons vers ceux qui nous entourent et nous cherchons à leur rendre service.Cela peut sembler une façon de contourner le problème, mais ce n'est pas le cas. Nous ne pouvons rien accomplir en nous attardant à notre piètre perception de nous-mêmes, sauf nous apitoyer sur notre propre sort.

Mais si, au lieu de nous apitoyer sur nous-mêmes, nous nous intéressons aux autres, en y mettant énergie et amour, nous deviendrons le genre de personne que nous pouvons respecter.La façon de construire notre estime de nous-mêmes ne se fait pas en démolissant les autres, mais plutôt en cherchant à les soutenir par notre amour et notre prévenance.

Pour y arriver, nous pouvons nous demander si nous contribuons au problème ou à la solution.
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Les commérages sont un symptôme d'une mauvaise estime de soi, une image de soi brisée. Nourrir des commérages c'est non seulement les produire et les colporter. Mais aussi les écouter , y prêter attention, les susciter mine de rien.

Je connais ... car moi aussi j'ai eu cette maladie là : celle de participer à la démolition de l'autre en éspérant inconsciemment m'élever ainsi. Cela comprend aussi les :"Jamais je n'aurai pensé faire cela !" ... indignés.

Le rémède ? s'intéresser sincèrement aux autres et chercher à rendre service - pas de codépendance.

La pensée nous incite aussi à faire partie de la solution et pas du problème. Ce changement d'attitude a contribué à changer ma vie.

Bonnes 24 heures,

Un PaSant AnonYme

5/22/2008

La vue d'ensemble

Extrait du livre des Narcotiques Anonymes, JUSTE POUR AUJOURD'HUI, 12 avril, p.108
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« Le réveil spirituel présente chez chacun de nous des aspects similaires. Parmi ces points communs se trouvent la fin de la solitude et le sentiment de savoir où nous allons. » (Texte de base, p.61)

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Notre vision du monde prend une telle expansion que nous n'avons plus ce sentiment exagéré de notre propre importance.Grâce à notre nouvelle ouverture, nous ne nous sentons plus isolés du reste de l'humanité. Nous ne comprenons peut-être pas pourquoi le monde est ce qu'il est ni pourquoi les gens sont parfois si cruels les uns envers les autres. Mais, nous savons ce qu'est la souffrance et, en rétablissement, nous pouvons faire de notre mieux pour l'alléger. En combinant notre contribution individuelle à celle des autres, nous devenons une partie essentielle d'un plan d'ensemble. Nous sommes connectés, enfin.

Juste pour aujourd'hui, je ne suis qu'une personne dans l'ordre de la nature. J'accepte humblement ma place dans cet ensemble.

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Aujourd'hui je sais que je ne suis ni pas assez , ni trop et puis je ne me compare plus. J'ai trouvé le remède à la honte d'une part et aux illusions grandiloquents de l'autre depuis que je m'identifie à mes amis mais aussi à mes ennemis - chez tous je retrouve une part de moi aussi petite soit-elle.

"Je ne suis pas seul" est le slogan qui m'a fait ouvrir les portes d'une nouvelle perception du monde et de ma place. Elle m'a aussi permis de m'ouvrir à ce qui est bon et ce qui est beau - souvent dans l'inattendu des situations.

Toujours reconnaissant de participer à cet Ensemble, moi qui me suis cru exclu de tout pendant si longtemps,

Bonnes 24 heures,

Un pasSant anonYme

5/08/2008

Quatriéme Etape

La quatrième étape nous demande d'entreprendre courageusement un inventaire moral minutieux de nous-mêmes.

L'inventaire de base celui qui est décrit précisèment par les AA, puis a été repris ensuite par d'autres fraternités se décline en 3 ou 4 parties bien distinctes ou 3 ou 4 inventaires distincts qui reprennent :

  • l'inventaire des ressentiments
  • l'inventaire des peurs
  • l'inventaire des relations sexuels
  • l'inventaire des torts faits à autrui

J'avoue que quand je me suis lancé la première fois dans cette entreprise je n'avais pas bien saisi en quoi ces inventaires suffisaient et pourquoi comme cela. J'ai fait confiance et j'ai executé - aprés tout j'avais bien décidé que j'étais prêt à tout pour voir un changement s'installer dans ma vie.

J'avoue aussi que dès le début j'ai compris le courage nécessaire à s'introspecter soi-même honnêtement, c'est à dire sans concession et sans regarder en quoi l'autre, les circonstances, les institutions étaient responsables - car l'inventaire est à faire sur soi uniquement- c'est sans excuses que je prends la responsabilité entière des conséquences de mes comportements. Une conséquence qui n'est ni echec ni succès , ni bien ni mal.

Et moral me direz-vous ? Si je reprends l'acception du mot à l'époque et dans le milieu de Bill W et Dr Bob, je pense que cela signiifie un inventaire spirituel, un inventaire de ma vie intèrieure, un inventaire de mon âme. J'ai donc évité la trop longue autobiographie. D'autant que le risque de l'autobiographie est de continuer à alimenter mon ego nombriliste.

Et puis la minutie si nécessaire pour éviter de garder les squelettes dans le placard, n'est ce pas ?

[Un exemple d'inventaire chez les Narcotiques Anonymes ici : http://www.na.org/ips/fr/FR3110.pdf]

Comme un retour sur soi parfois douloureux, toujours salutaire et libérateur,

Un PassaNt aNonYme

3/08/2008

Notre résistance au changement

Extrait du dépliant "Rétablissement et rechute" des Narcotiques Anonymes
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Notre objectif n’est pas la simple abstinence physique, mais bien le rétablissement vécu au travers de nos douze étapes. On ne s’améliore pas sans efforts, et comme il n’existe aucune façon au monde de greffer une idée nouvelle sur un esprit fermé, celui-ci devra s’ouvrir d’une manière ou d’une autre. Puisque nous sommes les seuls à pouvoir y arriver, il nous faut reconnaître deux des ennemis qui semblent inhérents aux dépendants : l’apathie et la tendance à tout remettre au lendemain. Il semble que notre résistance au changement soit innée et que seul l’équivalent d’une explosion nucléaire puisse modifier notre façon d’agir.
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Comme le rappelle ce dépliant, notre but ultime est au delà de l'abstinence le rétablissement trouvé dans une sobriètè qui s'exprime dans des comportements sains et heureux dans notre vie. J'ai moi aussi connu des personnes abstinentes (alcool, drogues, bouffe, cigarette...) qui vivent avec leur malheur, leur désespoir et leur pessimisme intacte. La vie dans ces conditions est une lutte perpetuelle et la rechute n'est pas loin.

Le moyen d'atteindre ce but ? D'abord changer - et pour cela affronter notre apathie et notre procrastination, entre autres. Mais aussi pour moi la peur et aussi les illusions.

Bonnes 24 heures,

Un PasSant AnonYme

3/02/2008

Prends garde à ce jour

Prends garde à ce jour.
Car il est la Vie.
Le fondement de la Vie.
Dans sa brièveté
Repose toute Vérité
Et toute réalité de ton existence :
Le bonheur suprême de voir grandir les choses,
La renommée d’une action,
La magnificence d’une tâche accomplie.
Car hier n’est que rêve
Et demain que vision.
Mais vivre bien la journée d’aujourd’hui
Fait de chaque hier un bonheur
Et de chaque demain une espérance.
Voilà pourquoi tu dois prêter attention à ce jour.

C’est ainsi que tu dois saluer chaque lever de soleil !



Kalidasa
Poète indien V siècle
Ce poème fut une inspiration pour les Alcooliques Anonymes et peut-être même à l'origine du vivre 24 heures à la fois repris par toutes les fraternités anonymes.
Car nous n'avons que cet instant. Tout le reste n'existe pas.

2/11/2008

Rendre Service

"Aider les autres est seulement le début du travail de service." Narcotiques Anonymes Texte de base, p.73
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Nous sommes en rétablissement aujourd'hui. En vivant selon le programme, nous avons atteint une certaine stabilité dans notre vie. Notre foi en une Puissance supérieure a grandi. Notre réveil spirituel individuel progresse à un bon rythme.

Alors quoi maintenant ? Nous contenterons-nous de rester tranquillement assis et d'en profiter ? Bien sûr que non. Nous chercherons une façon de rendre service.

Nous avons parfois tendance à penser que le service se limite à être actifs au sein d'un comité ou à occuper un poste à un certain échelon. Le service va beaucoup plus loin que cette signification. En fait, nous pouvons trouver des occasions de rendre service dans presque tous les domaines de notre vie. Notre emploi est une forme de service à notre communauté, quel que soit notre métier. Le travail que nous faisons à la maison sert notre famille. Peut-être faisons-nous aussi du bénévolat dans notre communauté.Nos efforts de service font toute la différence ! Si nous en doutons, nous n'avons qu'à imaginer ce que serait le monde si personne ne se donnait la peine de rendre service aux autres. Notre travail sert l'humanité. Le message que nous transmettons va au-delà des salles de réunions et influence tout ce que nous faisons.
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Rendre service c'est juste le début de l'amour. C'est de cette influence que ce texte parle me semble t'il.
Rendre service c'est à faire dans tous les domaines de ma vie comme le rappelle la 12é étape.

La réunion d'aujourd'hui portait sur la 12é étape justement. De beaux témoignages : un ancien expliqua que son parrain lui avait dit de 'porter le message' et non 'porter le malade'. Cela m'a révéillé d'entendre cela : juste j'ai à transmettre le message et les principes des 12 étapes ... le malade n'est pas à moi de porter - cela ne m'appartient pas.

Une belle fin de journée ,

Un PasSant ANonyme